| À la suite de la publication dans notre dernière
édition (Sourdine numéro 171) de l’article paru dans La Presse du 20 juin à
propos des audioprothésistes, Sourdine a rencontré le président de leur
Ordre. |
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| Parlez-nous de l’ordre des audioprothésistes du Québec
(OAQ). |
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| L����Ordre existe depuis 1973 et est sanctionné par
l’Office des professions du Québec. Son rôle consiste à défendre et assurer
la protection du public contrairement à celui d’une association qui est de
défendre ses membres. Le bureau de l’OAQ est composé de huit administrateurs
parmi lesquels un président est élu. Six administrateurs sont élus parmi les
membres de l’Ordre et deux sont nommés par l’Office des professions du
Québec à titre de représentants du public. Le bureau est chargé de
l���administration générale des affaires de l’Ordre. Il veille à l’application
des dispositions du Code des professions, de la Loi sur les
audioprothésistes et de ses règlements. Le bureau est secondé dans sa tâche
par un secr��taire g��n����������ral qui assure la permanence de l’Ordre. De plus, un
avocat agit comme conseiller juridique auprès du président et du bureau. |
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- COORDONNÉES
- Les bureaux de l’OAQ sont situés au:
- 11370 Notre-Dame est, à Montréal.
- Site internet : www.ordreaudio.qc.ca
- Courriel : oaq@ordreaudio.qc.ca
- Télécopieur : (514) 640-5291
- Téléphone : (514) 640-5117 Sans frais : 1-866-676-5117
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| Combien de plaintes avez-vous reçues en 2008 à ce jour? |
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| Il y a eu 2 plaintes de déposées depuis le début de
l’exercice 2008-2009. |
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| Dans un article paru dans La Presse du 20 juin dernier,
il est mentionné que sept plaintes furent portées à l’Ordre en 2007
concernant la vente abusive ou mensongère, et vous avez reconnu que ces
plaintes ne reflètent probablement pas l’ampleur de l’escroquerie. Quelle
est, selon vous, la dimension réelle du problème? |
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| Le syndic de l'OAQ ( la personne qui enquête à la suite
d’une plainte) a en effet confirmé qu’il y a eu sept plaintes. Parmi ces
sept plaintes, trois étaient reliées à la vente abusive ou mensongère.
Considérant qu’il y a eu plus de 60 000 appareillages en 2007, monsieur
Savard considère que l'on peut parler de cas isolés. Mais pour l’Ordre,
chaque plainte est une plainte de trop. « C’est trois plaintes de trop et ça
ne reflète pas la profession en général », souligne le président. |
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| Qu’est-ce que l’Ordre fait pour corriger ces lacunes?
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| La première chose faite par l’OAQ fut d’envoyer un
communiqué à tous ses membres pour les informer que l’Ordre ne tolèrera pas
de telles inconduites. |
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| « Il est bien évident que si le plaignant ne nous
rapporte pas les faits, on ne peut rien faire », souligne le président. |
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| Monsieur Savard a rappelé la journaliste pour obtenir
les coordonnées du plaignant et cette dernière n'ayant pas voulu les lui
transmettre, il lui a demandé que le plaignant entre en contact avec lui, ce
qu’il n’a jamais fait. Il est donc important, selon le président, que les
personnes ne se gênent pas pour appeler. « On est là pour protéger le public
», insiste monsieur Savard. |
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| Est-ce qu’il est possible, comme c’est le cas dans
d’autres ordres professionnels, de savoir si une plainte a déjà été déposée
contre l’audioprothésiste que l’on consulte ou désire consulter? |
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| Oui, il est possible de le savoir. Toutefois, si une
plainte est en cours, elle ne sera communiquée que lorsque le comité de
discipline aura rendu sa décision, ce qui peut prendre plusieurs mois, voire
des années si on en juge par l’exemple donné par le président à propos d’un
dentiste dont le patient était décédé sur sa chaise; cela a pris 12 ans à
l’Ordre des dentistes pour le radier. Une fois qu’une plainte est acheminée
au comité de discipline, c’est le système judiciaire qui prend la relève. À
partir de ce moment, l’Ordre n’a plus de contrôle sur les délais. |
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| Que se passe-t-il une fois qu’une plainte est déposée
et quelles sont les sanctions possibles pour l’audioprothésiste qui a fait
l’objet d’une plainte jugée fondée par l’OAQ? |
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| Dans un premier temps, le syndic doit faire enquête
pour déterminer quelles accusations doivent être portées contre la personne
fautive. Par la suite, le comité de discipline chapeauté par un avocat
indépendant doit établir la sanction. Cela peut aller d’une amende à
l’expulsion. Les amendes peuvent aller jusqu’à plusieurs milliers de
dollars. Un cas de fraude peut justifier une radiation de l’Ordre. Depuis le
début de l’Ordre, cinq professionnels ont été radiés. |
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| Compte tenu que les personnes âgées, qui forment la
majorité de la clientèle des audioprothésistes, sont souvent réticentes à
porter plaintes, que suggérez-vous? |
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| « Les personnes qui ne sont pas satisfaites des
services obtenus ne doivent pas hésiter à nous appeler, car
l’audioprothésiste est tenu de fournir l’information la plus complète au
patient », nous dit monsieur Savard. Ce dernier suggère également de
demander une deuxième opinion à un autre audioprothésiste en cas de doute ou
de contacter directement le secrétariat de l’Ordre pour obtenir des
informations. Il rappelle également que l’OAQ est un organisme neutre et que
l’information reçue du plaignant reste confidentielle. Il n’a donc pas à
craindre que son nom soit dévoilé à l’audioprothésiste. |
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| Sourdine y va d’une suggestion : Pourquoi ne pas se
faire accompagner par une personne entendante bénévole, amie ou parent.
Souvent, une fois rendue à la maison, la personne malentendante ne se
souvient plus de tout ce qui lui a été dit parce qu’elle était trop nerveuse
ou fatiguée. L’idée de l’accompagnateur est jugée excellente par le
président. |
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| Sur ce, nous
remercions monsieur Savard de nous
avoir accordé cette entrevue et
encourageons nos membres à suivre
ses recommandations. |