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Prothèses auditives
Sommaire
Le
contrôle de volume : Manuel ou automatique
Quoi choisir ?
Une prothèse auditive avec contrôle de
volume manuel
ou une prothèse auditive avec contrôle
automatique ?
Une prothèse auditive avec contrôle de
volume : l'utilisateur augmente manuellement le volume de la prothèse jusqu'à ce qu'il
puisse entendre les sons d'une manière confortable et satisfaisante. C'est ce que donne
la prothèse auditive conventionnelle ou traditionnelle.
Une prothèse avec contrôle automatique
: la prothèse s'ajuste toute seule en fonction de l'environnement sonore où se trouve la
personne. À titre d'exemple, la prothèse numérique offre le contrôle automatique. En
quelque sorte, c'est l'aide numérique elle-même qui réduit le gain pour les sons
indésirables et par conséquent préserve le gain pour les sons de la parole.
Le réglage de volume des prothèses
programmables peut être automatique ou manuel. Le choix d'un des programmes par
l'utilisateur constitue en quelque sorte un contrôle de volume. Ainsi lorsque la personne
malentendante choisit le programme 2, programme qui a été prévu pour les situations
bruyantes comme au restaurant, au milieu de la foule, elle percevra une atténuation des
bruits environnants (généralement de basse fréquence).
Le contrôle automatique peut être un
avantage mais pour ceux, habitués à régler eux-mêmes le volume, ce mode peut les
rendre insécures. Ces personnes préfèrent elles-mêmes contrôler le volume. Cependant
pour d'autres, toujours régler le volume selon les différentes situations peut être
dérangeant. Ces personnes choisiront alors la prothèse avec contrôle automatique qui
atténuera ou amplifiera selon l'ambiance sonore.
Une personne qui sait utiliser
adéquatement sa(ses) prothèse(s) avec contrôle de volume manuel, doit régler le volume
selon les différentes situations ou milieux ambiants sonores ; exemple: pour bien
entendre l'interlocuteur dans un endroit calme, l'utilisateur augmentera le volume à un
niveau satisfaisant donc avec un certain gain. Mais ce niveau d'un gain satisfaisant ne
peut être maintenu dans les situations bruyantes comme dans le métro ; s'il est
maintenu, l'utilisateur vivra un inconfort considérable parce que trop fort ; il lui
faudra alors diminuer le volume mais non le fermer.
Dans les endroits bruyants, nous
constatons que plusieurs ferment leur prothèse, créant ainsi la sensation d'oreille
bouchée ; ce qui n'est guère mieux. Pour plus de sécurité, il est suggéré
d'enlever l'appareil. D'ailleurs, la plupart, même sans prothèse, entendent les niveaux
élevés des bruits environnants. Dans ces situations bruyantes, nous suggérons de garder
l'appareil et de diminuer le volume de la prothèse. De plus il est important de s'adapter
graduellement à ces bruits environnants afin d'en faire abstraction avec le temps.
Que vous ayez une prothèse avec un
contrôle de volume, une prothèse programmable ou une prothèse numérique avec contrôle
automatique, il est primordial de bien la connaître avec ses avantages et ses limites
afin d'en tirer tous les bénéfices que peut vous procurer votre prothèse auditive. Il
est important de savoir ajuster le contrôle de volume et pour les utilisateurs de
prothèse numérique, de se fier sur le circuit (automatique) responsable d'atténuer les
bruits environnants. Une fois bien ajusté, faites-y pleinement confiance.
Pour en savoir davantage sur le
contrôle de volume de votre prothèse, n'hésitez pas à consulter votre audiologiste et
votre audioprothésiste. Ils vous conseilleront sur le choix d'une prothèse en fonction
de vos problèmes auditifs et de vos besoins. |
Sourdine # 116 [mars/avril 1999] |
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L'aide
auditive numérique
est-ce devenu la seule option ?
En collaboration avec
Donald Lafrenière M.o.A. Audiologiste
La prothèse
conventionnelle, la prothèse programmable ou la prothèse numérique ? Mon collègue, Donald
Lafrenière, audiologiste, vous donne dans le présent article de très nombreux
éléments de réflexion qui sauront vous aider dans votre choix. Quant à moi, je vous
souhaite de très heureuses Fêtes.
L'évolution technologique des aides
auditives est en pleine effervescence et depuis quelques années déjà plusieurs
compagnies offrent au consommateur un produit entièrement numérique (ou
"digital"). Il existait déjà des aides auditives dites "programmables"
mais l'aide auditive à traitement entièrement numérique constitue une autre avancée
technologique. La publicité entourant l'aide numérique mise sur les difficultés
traditionnellement associées à l'utilisation de l'aide auditive conventionnelle dite "analogique"
pour faire ressortir les avantages du nouveau produit. Ces difficultés touchent
principalement la compréhension de la parole dans le bruit, la nécessité de changer la
position du volume selon l'environnement et de manière générale le confort et la
qualité du son. Est-ce que la montée de la technologie numérique signifie pour autant
que les aides conventionnelles sont reléguées dans la catégorie "bas de
gamme" comme certains n'hésitent plus à prétendre ? Pas si sûr...
Tout d'abord, à ce stade-ci
aucune étude n'a pu démontrer que l'aide numérique offre une meilleure compréhension
de la parole dans le bruit. On parle tout au plus d'une satisfaction dans certains cas
plus élevée chez l'utilisateur de l'aide numérique dans les situations bruyantes. Par
ailleurs, on souligne dans la littérature spécialisée que la satisfaction du client
peut être grandement influencée du fait qu'on lui présente le produit comme une
"technologie de pointe." Cela peut ressembler au principe du "c'est
supérieur, donc c'est meilleur" ou "c'est plus cher, donc c'est
meilleur"...
On attribue à l'aide numérique
une meilleure fidélité du signal sonore en raison d'une plus grande flexibilité au
niveau des ajustements. Par contre, on reconnaît aussi qu'une aide conventionnelle bien
ajustée peut également offrir une bonne qualité sonore. Il est important de spécifier
que même à l'intérieur de la technologie analogique conventionnelle, il y a eu au cours
des dernières années des progrès significatifs au niveau des possibilités
d'ajustement.
L'aide numérique offre un
contrôle automatique du volume. Ceci élimine la nécessité pour l'utilisateur de
manipuler un contrôle de volume, l'appareil s'ajustant tout seul en fonction du son qui
atteint l'oreille. Cet aspect peut être un avantage pour certaines personnes mais pour
d'autres, déjà habituées à régler eux-mêmes le volume de leur appareil sans
difficulté, cela peut représenter un inconvénient.
Qu'il s'agisse d'une aide
conventionnelle ou numérique, l'important c'est que vous vous sentiez en confiance avec
votre appareil et que vous soyez satisfait des bénéfices que vous en retirez. La
précision des ajustements effectués par votre audioprothésiste demeure dans les deux
types d'appareils une condition essentielle à un rendement optimal. L'adaptation au port
d'un appareil et à l'amplification auditive nécessite également du temps et des efforts
indépendamment du type d'appareil. De plus, la technologie numérique peut ne pas
convenir à tout le monde. Il faut tenir compte de son style de vie et de ses besoins
d'écoute. L'aide numérique étant somme toute assez chère, il convient de se
questionner sur le rapport coûts/bénéfices et ce ne peut être que sur une base
individuelle. Votre audiologiste peut vous guider dans vos choix.
Certes, la technologie numérique
renferme un potentiel prometteur et il est encourageant de constater que le marché de
l'amplification auditive recherche des solutions aux difficultés vécues par les
personnes malentendantes ou sourdes. Par ailleurs, l'aide conventionnelle demeure pour
l'instant plus abordable et peut offrir un très bon rendement lorsque bien choisie et
ajustée adéquatement. Les professionnels de la santé auditive peuvent anticiper des
avantages reliés à la technologie numérique mais les seuls juges en fin de compte, ce
seront les personnes directement concernées c'est-à-dire les personnes malentendantes ou
sourdes. Si l'aide numérique vous intéresse, faites-en l'essai et surtout, fiez-vous à
votre propre jugement. |
Sourdine # 114 [ novembre/décembre 1998] |
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Être un
consommateur averti !
En collaboration avec Stéphane McDuff M.o.A. Audiologiste
Certaines émissions de
télévision et de radio rapportent les mésaventures de certains consommateurs avec
différents produits de consommation. Vous êtes-vous déjà demandé si ce type de
mésaventure pouvait survenir dans le domaine de la surdité et plus particulièrement
dans celui des prothèses auditives? On ne sait jamais!
La prothèse auditive est un
appareil qu'on se procure chez un audioprothésiste, membre d'un ordre professionnel
chargé de voir à la protection du public.
Il n'en demeure pas moins qu'il
n'existe aucune règle écrite concernant le prix des prothèses; c'est la loi de la libre
concurrence. La personne qui se procure une prothèse veut " en avoir pour son argent
", surtout lorsque c'est elle qui paie la facture. Évidemment, ceci ne concerne pas
les prothèses obtenues par le biais du programme de la RAMQ car les prix sont fixes mais
là encore, on tient à obtenir satisfaction.
En tant que consommateur, nous
devons nous assurer de la qualité des produits et des services qui nous sont offerts et
ceci s'applique tout autant lorsque nous nous procurons une prothèse auditive. Selon
nous, c'est en posant des questions précises à l'audioprothésiste que nous obtiendrons
des réponses satisfaisantes et honnêtes.
Quelques suggestions de
questions à poser à votre audioprothésiste :
Pourquoi me proposez-vous ce
modèle précis plutôt qu'un autre?
-
Selon vous, dans quelle mesure
les difficultés que j'éprouve seront-elles résolues par l'utilisation de cette prothèse (ex : en
groupe, dans le bruit)?
-
Qu'arrive-t-il si je ne suis pas
satisfait(e) de la prothèse?
-
Puis-je bénéficier d'une période
d'essai? Et si oui, y a-t-il des frais?
-
Quelle est la date limite où je peux
vous retourner la prothèse?
-
Demandez-lui la date précise.
-
Quelle est la garantie? Y a-t-il des
frais pour les visites ultérieures?
Autres conseils :
Consultez votre audiologiste
avant de vous procurer une nouvelle prothèse; il pourra vous aider à identifier vos
besoins et vous guider dans le choix d'une prothèse. De même, n'hésitez pas à le
consulter pendant le premier mois d'utilisation; il peut vous aider à prendre une
décision éclairée.
Magasinez! Informez-vous du coût
des prothèses en demandant le prix du modèle qu'on vous suggère chez d'autres
audioprothésistes; il existe parfois des écarts importants pour exactement la même
prothèse!
Demandez à votre
audioprothésiste de travailler conjointement avec votre audiologiste et de lui envoyer
une copie du rapport d'appareillage (au fond, nous travaillons tous dans le même but,
soit d'améliorer votre situation).
N'hésitez pas à aviser votre audioprothésiste si quelque chose
ne va pas ; il ne pourra rien faire si vous gardez cela pour vous! Et faites-le à
l'intérieur d'un mois car si vous attendez plus longtemps, il (elle) sera en
droit de vous charger un montant pour les corrections (ex. moule, réajustement)
En bout de ligne, c'est vous qui
avez la responsabilité de voir à obtenir satisfaction! Il s'agit simplement de poser les
bonnes questions
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Sourdine # 113 [septembre/octobre 1998] |
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Lentement mais
sûrement . . .
| Voici le résumé du dépliant : "Lentement mais sûrement
. . .". Liliane Girard, Stéphane McDuff et moi, mandatés par le Regroupement des
Audiologistes de l'I.R.D. avons élaboré ce document pour aider les personnes qui
rencontrent des difficultés d'adaptation à la prothèse auditive. |
Le secret, c'est d'utiliser
l'appareil tous les jours
et de procéder progressivement.
- 1. Commencez par porter votre prothèse dans des endroits
calmes
- (ex.: maison, travail, etc.)
-
- 2. Quand vous l'enlevez, gardez-la à portée de la main
avec une pile.
-
- 3. Respectez votre rythme d'adaptation en augmentant
graduellement le temps d'utilisation. Surtout, ne vous donnez pas de mal à la tête...
-
- 4. Variez les situations où vous l'utilisez : vous
finirez par faire abstraction des
- bruits environnants qui, au début, vous dérangeront.
-
- Il viendra sûrement ce jour où vous constaterez que
- les bénéfices surpasseront les inconvénients.
-
- Si vous éprouvez des difficultés dans votre
processus d'adaptation,
- n'hésitez pas à communiquer avec votre
audiologiste.
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Sourdine # 112 [
juillet/août 1998] |
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Vous songez à acheter
une
prothèse auditive ?
| Voici le résumé du contenu d'un deuxième dépliant que
Lilianne Girard, audiologiste et moi, mandatées par le Regroupement des audiologistes,
I.R.D., avons élaboré pour les personnes qui songent à acheter une prothèse auditive.
Ce dépliant, intitulé " Vous songez à acheter une prothèse auditive?"
s'adresse aux utilisateurs d'appareil auditif qui envisagent d'acheter un deuxième
appareil ou de se procurer une prothèse auditive avec nouvelle technologie. |
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TRADITIONNELLE |
PROGRAMMABLE |
NUMÉRIQUE |
Amplification |
conventionnelle |
conventionnelle |
numérique |
Ajustement |
manuel |
par ordinateur |
par ordinateur |
Réglage du volume |
manuel |
automatique ou manuel |
automatique |
Coût approximatif |
650$ à 1500$ |
1200$ à 1800$ |
2000$
à
2300$ |
Durant la période d'essai, nous vous conseillons
fortement d'utiliser, en tout temps, la nouvelle prothèse pour que vous puissiez prendre
la meilleure décision.
N'oubliez pas de vous informer sur...
- Coût de l'essai
- Durée de l'essai
- Possibilité d'essayer plus d'une prothèse
- Garantie
- Coût des réparations
- Assurance
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Sourdine #
111 [mai/juin 1998] |
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APPAREILS AUDITIFS :
Lequel
choisir ?
| Nous, audiologistes à l'I.R.D. avons élaboré des petits
dépliants qui répondent aux principales questions qui nous sont adressées par nos
clients dans des contextes de démarches d'appareillage. Lilianne Girard, audiologiste au
programme adultes et moi, avons pensé que ces informations pourraient intéresser les
lecteurs de Sourdine. Voici le résumé du contenu d'un
premier dépliant intitulé : Appareil auditifs : lequel choisir ? Ce prospectus veut
aider la personne à choisir quel type d'appareil lui conviendra le mieux et à s'adapter
à l'amplification. Si la lecture de ces informations suscite des questions chez vous,
n'hésitez pas à communiquer avec votre audiologiste.
Peu importe le modèle que vous choisirez, vous ne retrouverez
jamais une audition normale. Vous apprécierez votre appareil ... si vous l'utilisez...
graduellement et quotidiennement,
sans vous donner de maux de tête. Apprivoisez les bruits non
entendus depuis longtemps et utilisez l'appareil dans les situations où vous avez le
moins de difficulté. Vous arriverez ainsi à vous adapter à votre appareil auditif.
Le secret, c'est de persévérer ... |
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| Nous, audiologistes à l'I.R.D. avons élaboré des petits
dépliants qui répondent aux principales questions qui nous sont adressées par nos
clients dans des contextes de démarches d'appareillage. Lilianne Girard, audiologiste au
programme adultes et moi, avons pensé que ces informations pourraient intéresser les
lecteurs de Sourdine. Voici le résumé du contenu d'un
premier dépliant intitulé : Appareil auditifs : lequel choisir ? Ce prospectus veut
aider la personne à choisir quel type d'appareil lui conviendra le mieux et à s'adapter
à l'amplification. Si la lecture de ces informations suscite des questions chez vous,
n'hésitez pas à communiquer avec votre audiologiste.
Peu importe le modèle que vous choisirez, vous ne retrouverez
jamais une audition normale. Vous apprécierez votre appareil ... si vous l'utilisez...
graduellement et quotidiennement,
sans vous donner de maux de tête. Apprivoisez les bruits non
entendus depuis longtemps et utilisez l'appareil dans les situations où vous avez le
moins de difficulté. Vous arriverez ainsi à vous adapter à votre appareil auditif.
Le secret, c'est de persévérer ... |
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Péritympanique |
RAMQ : non
Clientèle cible : surdité de degré léger
et modéré
Apparence : invisible
Manipulation : * facile à insérer *
difficile pour les piles
Option "T" : non
- Réparations :
fréquence : ++ Coût :
$$
- Dépannage : L'audioprothésiste peut
vous prêter un contour d'oreilles avec moule universel.
Frais d'utilisation : La coquille soit être
remplacée lorsque l'appareil sille au volume porté. Le coût d'une nouvelle coquille est
d'environ 100$. Peuvent s'ajouter des frais d'entretien variant entre 15$ et 25$.
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Demi-conque |
RAMQ : oui
Clientèle cible : surdité de
degré léger et modérément sévère
Apparence : Discrète
Manipulation : * facile à
insérer * difficile pour les contrôles
Option "T" : possible
- Réparations :
fréquence : + Coût
: $$
- Dépannage : L'audioprothésiste peut vous prêter un
contour d'oreilles avec moule universel.
Frais d'utilisation : La coquille
soit être remplacée lorsque l'appareil sille au volume porté. Le coût d'une nouvelle
coquille est d'environ 100$. Peuvent s'ajouter des frais d'entretien variant entre
15$ et 25$.
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Intra-auriculaire |
RAMQ : oui
Clientèle cible : surdité de
degré léger à sévère
Apparence : Plus visible
Manipulation : * plus difficile
à insérer *moins difficile pour les contrôles
Option "T" : possible
- Réparations :
fréquence :
- Coût = $$
- Dépannage : L'audioprothésiste peut vous prêter un
contour d'oreilles avec moule universel.
Frais d'utilisation : La coquille soit être
remplacée lorsque l'appareil sille au volume porté. Le coût d'une nouvelle coquille est
d'environ 100$. Peuvent s'ajouter des frais d'entretien variant entre 15$ et 25$.
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Contour d'oreilles |
RAMQ : oui
Clientèle cible : Pour tous les degrés de
surdité
Apparence : Variable
Manipulation : *difficile à
insérer * très facile pour les contrôles
Option "T" : possible
- Réparations :
fréquence :
- - - -
- Coût = $$
- Dépannage : L'audioprothésiste peut vous prêter un
autre appareil.
Frais d'utilisation : L'embout doit être
remplacé lorsque l'appareil sille au volume porté. Le coût d'un nouvel embout est
d'environ 60$. Peuvent s'ajouter des frais d'entretien (tube, nettoyage, etc.) variant
entre 25$ et 35$.
NOTES :
On évalue à 5 ou 6 ans la
durée de vie d'un appareil auditif, sauf pour le péritympanique où on parle de
3-4 ans. |
Sourdine #
110 mars/avril 1998 |
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La position T
(bobine d'induction magnétique)
Octobre 1995 : un article dans le Sourdine sur les
petites merveilles que peut procurer une prothèse auditive avec la position T (bobine
d'induction magnétique). Et cinq ans plus tard, soit en octobre 2000, je suis toujours
surprise de constater qu'un grand nombre de mes bénéficiaires et membres de
l'A.D.S.M.Q.
ne sont toujours pas au courant des multiples services que peut rendre une prothèse
auditive avec la position T. Et encore plus surprise (sentiment partagé par plusieurs de
mes collègues) de constater que plusieurs prothèses du type intra-auriculaire et
demi-conque n'ont pas la position T.
Une prothèse avec l'option T permet à la personne qui utilise adéquatement la bobine
d'induction magnétique :
- d'avoir l'avantage d'être " coupée " du bruit environnant et par conséquent
de mieux saisir la voix de son interlocuteur durant les conversations téléphoniques;
- de comprendre les conversations au téléphone même avec le téléphone sans fil (note
: il est important de vérifier la compatibilité avec les prothèses auditives et il y a
des téléphones sans fil qui ont 3 niveaux d'amplification : niveau bas, niveau moyen et
niveau fort);
- de se servir aisément des téléphones publics (hôpital, magasin, métro
) tout
en ajoutant, au besoin, l'amplification intégrée;
- d'entendre les émissions télévisées avec l'aide du système d'amplification
infrarouge jumelé avec la silhouette, collier magnétique ou écouteurs compatibles avec
la bobine d'induction magnétique de la prothèse auditive;
- grâce à l'utilisation du TA 80 (amplificateur téléphonique portatif offert avec fil
de rallonge et silhouette) de pouvoir participer aux conversations de groupe à condition
que la règle d'un interlocuteur à la fois soit respectée. Le TA
80 joue en quelque sorte le rôle de micro auxiliaire vous permettant de capter la parole
de la personne en autant que vous mettez la prothèse auditive à T;
- de mieux entendre dans certaines églises équipées d'une boucle magnétique.
Un petit rappel pour les personnes qui ont déjà la position T (bobine d'induction
magnétique) mais qui ne parviennent pas à saisir les conversations au téléphone : il
faut placer le récepteur du téléphone sur le boîtier de la prothèse auditive
contour-oreille.
L'utilisation du TA 80 fait le bonheur de plusieurs personnes ; ainsi, elles peuvent
l'utiliser :
- durant le trajet en voiture : la prothèse étant sur la position T et par conséquent
les bruits environnants étant grandement atténués, la personne malentendante peut ainsi
capter les paroles du chauffeur ou du passager;
- lors des repas en famille ou avec des amis : la personne met le TA 80 (micro auxiliaire)
sur la table, lui permettant de suivre les conversations de quelques personnes autour
d'elle, en autant qu'on respecte la bienséance, soit qu'une personne à la fois prenne la
parole;
- au restaurant où la personne malentendante vise le TA 80 vers la personne qu'elle veut
entendre en autant que cette personne soit à une distance raisonnable ou place
discrètement le TA 80 sur la table, toujours à proximité de la personne qu'elle veut
entendre.
Si vous songez à vous procurer une nouvelle prothèse auditive, demandez à votre
audioprothésiste si l'appareil a la bobine d'induction magnétique et si c'est le cas,
assurez-vous que l'amplification de la bobine d'induction magnétique soit amplement
suffisante pour vous. Sinon, demandez-lui d'y remédier ou si votre audioprothésiste vous
informe qu'il est impossible d'ajouter l'amplification, il y a possibilité d'essayer une
autre marque de prothèse auditive avec amplification importante au niveau de la bobine
d'induction magnétique. Votre audioprothésiste vous aidera ainsi à trouver une
prothèse (analogique, programmable ou numérique) qui vous permettra de capter les
conversations téléphoniques. Règle générale (sauf exception) : la prothèse
contour-oreille offre une amplification suffisante, mais pour la prothèse modèle
intra-auriculaire ou demi-conque, il faut vraiment l'essayer.
Pour beaucoup de mes clients, l'amplification satisfaisante de la bobine d'induction
magnétique les a aidés à choisir leur prothèse auditive. Donc, durant le mois d'essai,
profitez-en pour téléphoner à vos amis et vos proches et surtout écoutez. Pour les
personnes qui ont déjà leur prothèse auditive mais sans l'option T, demandez à votre
audioprothésiste de vous l'installer. Il arrive parfois que votre audioprothésiste vous
informe que l'ajout de la position T est impossible, faute de " place " dans le
circuit de l'appareil. Si tel est le cas, consolez-vous en vous disant que votre prochaine
prothèse aura ce grand dépanneur, la position T.
La position T sur une prothèse auditive est un atout de plus, vous assurant ainsi plus de
liberté (où que vous soyez, du moins au Canada, vous pouvez utiliser les téléphones
publics), plus d'autonomie et enfin plus d'indépendance, si chère à la personne
malentendante. |
| Sourdine # 125
[septembre / octobre 2000] |
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| Apprenez
à utiliser votre nouvelle prothèse auditive |
Le temps d'adaptation à une nouvelle prothèse
auditive diffère d'une personne à l'autre. Certains facteurs tels que l'âge, la
sévérité du problème auditif et surtout la motivation à porter une aide auditive
peuvent influencer les résultats obtenus.
Il n'y a malheureusement pas de solution magique pour s'adapter à l'amplification. Il
faut pratiquer beaucoup et ne pas s'attendre à la perfection dès le premier essai. Nous
vous suggérons ici 13 étapes à suivre pour bien profiter de votre nouvelle prothèse
auditive.
COMMENCEZ D'ABORD À PORTER VOTRE PROTHÈSE À LA MAISON
Votre aide auditive amplifie autant les bruits ambiants que la musique et la parole. Au
début, vous pouvez être dérangé par les bruits de l'environnement. Nous vous
conseillons de vous concentrer sur tous les bruits normaux de votre domicile puis, essayez
d'identifier chaque son que vous percevez. Une fois que vous aurez reconnu les bruits
ambiants comme le réfrigérateur, le moteur d'un ventilateur, les bruits de la vaisselle
et de l'eau qui coule, les portes qui se ferment, ces bruits vous paraîtront moins
dérangeants ou distrayants.
NE VOUS FORCEZ PAS À PORTER VOTRE PROTHÈSE TROP LONGTEMPS AU DÉBUT
N'essayez pas d'établir un record d'endurance avec votre prothèse. Si vous vous sentez
fatigué après avoir porté votre prothèse pendant une ou deux heures, enlevez-la.
Suivez votre intuition.
PRATIQUEZ-VOUS A PORTER VOTRE PROTHESE POUR CONVERSER AVEC UNE SEULE PERSONNE
Cette personne peut être soit votre conjoint, un voisin ou un ami. Parlez de sujets
familiers. Utilisez des expressions usuelles, des noms ou une série de chiffres pour vous
habituer. Après quelques jours à converser avec une personne dans un milieu calme,
essayez un exercice différent. Ouvrez par exemple la radio ou la télévision et essayez
de comprendre votre interlocuteur en présence de ce bruit de fond.
N'INSISTEZ PAS POUR COMPRENDRE
CHAQUE MOT
Il est important d'écouter attentivement et de vous concentrer sur les paroles mais ne
vous inquiétez pas si vous manquez un mot à l'occasion. Les personnes avec une audition
normale manquent aussi des mots ou des parties de phrases et elles arrivent à suivre la
conversation en s'aidant du contexte. Faites attention au visage de votre interlocuteur.
La lecture labiale est un support important à la prothèse auditive.
NE VOUS LAISSEZ PAS DISTRAIRE PAR
LES BRUITS AMBIANTS
Rappelez-vous que vous êtes en train d'acquérir de nouvelles habitudes ou bien de
retrouver d'anciennes habitudes. Même les personnes entendantes sont affectées par le
bruit ambiant mais elles ont appris à en faire abstraction. En vous habituant à séparer
les bruits de la parole et à identifier les différents bruits de fond, vous apprendrez
progressivement à ignorer ces bruits tout comme le font les personnes entendantes.
ESSAYEZ DE LOCALISER LA SOURCE SONORE
EN VOUS FIANT A VOTRE AUDITION SEULEMENT
Déterminer d'où provient un son est souvent une tâche difficile à accomplir pour les
personnes qui portent une prothèse auditive. Pour vous aider à développer votre sens de
localisation, détendez-vous dans votre fauteuil, fermez les yeux et demandez à quelqu'un
de vous parler à différents endroits de la pièce. Chaque fois que votre interlocuteur
se déplacera, essayez de le localiser par le son de sa voix seulement.
AUGMENTEZ VOTRE TOLÉRANCE
AUX BRUITS FORTS
Lorsqu'on commence à utiliser une prothèse auditive, on est porté à placer le volume
trop bas pour une écoute efficace. En vue d'augmenter votre tolérance aux bruits forts,
essayez cet exercice. Pendant que vous écoutez votre interlocuteur ou la radio (télé),
augmentez graduellement le contrôle de volume de votre prothèse iusqu'à ce que le son
devienne très fort. Lorsque, le son devient inconfortable, diminuez lentement le volume
à un niveau plus confortable. En pratiquant régulièrement cet exercice, vous finirez
par augmenter considérablement votre tolérance.
APPRENEZ À DISTINGUER
LES DIFFÉRENTS SONS DE LA PAROLE
Faites une liste de mots qui diffèrent par un son seulement (ex. beau/faux, fil/cil,
pain/bain, pas/rat...). Demandez à votre interlocuteur de dire ces mots lentement et
clairement. Surveillez ses lèvres en même temps que vous écoutez attentivement les
différences entre les paires de mots. Puis recommencez l'exercice en fermant les yeux, et
cette fois écoutez seulement les mots.
ECOUTEZ UN TEXTE LU À VOIX HAUTE
Un bon exercice à faire avec votre prothèse auditive consiste à écouter quelqu'un lire
à voix haute un texte d'une revue ou d'un journal pendant que vous suivez le même texte
écrit sur votre propre copie.
AUGMENTEZ PROGRESSIVEMENT LE NOMBRE DE PERSONNES AVEC QUI VOUS PARLEZ
Continuez de vous pratiquer à votre domicile. Vous constaterez que
c'est plus difficile de faire la conversation à trois ou quatre personnes au lieu d'une
seule. Essayez de vous concentrer sur la personne qui parle le plus.
ESSAYEZ GRADUELLEMENT DE PORTER VOTRE PROTHÈSE DANS PLUSIEURS SITUATIONS DIFFÉRENTES
Lorsque vous serez bien adapté à votre prothèse dans votre environnement quotidien,
soit en situation de groupe ou en présence de bruits de fond, vous pourrez commencer à
porter votre prothèse au supermarché, à l'église, au théâtre et dans d'autres
endroits publics. Diminuez alors le volume de la prothèse pour atténuer l'impact des
nouveaux bruits de fond; ne vous assoyez pas sous les balcons; essayez
plusieurs endroits dans la salle jusqu'à ce que vous trouviez un siège où vous pourrez
bien entendre.
INSCRIVEZ-VOUS À UN
COURS DE LECTURE LABIALE
La lecture labiale pourra faciliter vos échanges avec les autres. C'est un support
important à l'utilisation de votre prothèse auditive. Mais n'oubliez pas que la lecture
labiale comporte plusieurs limites, certains mots ne peuvent être lus sur les lèvres,
d'autres mots ne peuvent pas être différenciés entre eux. C'est pourquoi nous vous
suggérons de pratiquer la lecture labiale avec votre prothèse auditive, ce sera plus
encourageant.
LE TÉLÉPHONE ET VOTRE
PROTHÈSE AUDITIVE
Si votre surdité n'est pas très marquée, vous serez probablement capable, après
quelques essais, de vous servir du téléphone avec votre prothèse. Placez le récepteur
du téléphone près du microphone de votre prothèse (ou sur la position " T "
tel que démontré par votre audiologiste). Comme cela exige beaucoup de pratique,
demandez à un de vos amis de vous téléphoner chaque jour au début.
Texte traduit et adapté d'un article de la revue Hearinq Instruments (vol. 44 no 10,
1993, p. 52), par Bernard Giraldeau, audiologiste, janvier 1994.
| Exemples de mots qui
diffèrent par un son seulement |
tache / cache
belle / sel
malle / sale
lame / rame
somme / gomme
pile / ville
mort / dort
coule / moule
mousse / tousse
mère / verre
douche / bouche
|
six / dix
jour / tour
bol / vol
jappe / pape
guette / sept
choc / coq
quête / bête
rire / cire
page / mage
riche / fiche |
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| Sourdine # 126
[novembre / décembre 2000] |
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Consommateurs
de prothèses auditives
Vous n'êtes pas sortis de la jungle
Par France Désilets M.O.A. Audiologiste
Programme adultes - Institut Raymond-Dewar
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Comme le dit le vieil adage " on ne peut arrêter le progrès "
et c'est tant mieux. Effectivement, nous avons assisté aux cours de ces dernières
années à un essor technologique considérable dans le domaine des appareils auditifs.
Les appareils analogiques à programmation numérique et les aides entièrement
numériques sont là pour rester et se développer. Tout ceci génère beaucoup
d'enthousiasme chez les personnes malentendantes, les audioprothésistes et les
audiologistes. Toutefois, nous nous voyons littéralement noyés sous du nouveau
vocabulaire avec lequel il est parfois difficile de jongler. Certains professionnels s'y
perdent alors imaginez un peu les consommateurs qui tentent désespérément de faire
l'achat le plus éclairé possible.
Ce court article n'a pas la prétention d'être exhaustif. Il vise
simplement à vous informer des principales distinctions à avoir en tête lors de votre
magasinage.
Parlons tout d'abord du contenu de l'aide auditive qui réfère au type
de circuit à l'intérieur de la prothèse auditive. Nous parlerons des trois types
disponibles :
Les aides auditives analogiques ou conventionnelles sont les plus
connues. Le son est transformé en voltage continu qui est amplifié et retransmis à
l'oreille de l'usager via l'écouteur. Les caractéristiques du circuit d'amplification
sont choisies par l'audioprothésiste. L'ajustement se fait en tout ou en partie par des
potentiomètres (petites vis). Ces aides sont celles majoritairement couvertes par le
programme de la RAMQ.
Pour les aides auditives analogiques à contrôle numérique ou à
programmation numérique, l'ajustement se fait via une puce électronique. Lors de
l'ajustement, l'aide auditive est branchée à un ordinateur ou un module de
programmation. La puce prend peu de place et peut emmagasiner de nombreuses informations.
Ainsi, toutes les caractéristiques du circuit peuvent être programmées. Les aides
analogiques à contrôle numérique permettent aussi des ajustements différents selon les
bandes fréquentielles (canaux) ou encore la possibilité d'avoir accès à des courbes
d'amplification différentes (mémoires) adaptées à
différentes situations d'écoute. Ces aides sont donc très flexibles. Malgré certaines
composantes à saveur numérique, ce type d'aide auditive demeure analogique au niveau du
circuit d'amplification.
Les aides auditives numériques se distinguent par le fait que les sons
sont convertis en données numériques qui sont traitées par un microprocesseur hautement
miniaturisé. La numérisation du signal d'entrée donne la possibilité d'un traitement
rapide, complexe et sans bavure. Le signal d'entrée est moins contaminé par le bruit de
fond inhérent à l'appareil et par des produits de distorsion. Le principal défi visé
par les manufacturiers est d'améliorer la perception de la parole dans le bruit, le
"cauchemar" des personnes malentendantes atteintes de surdité
neurosensorielle.
Les fabricants travaillent donc à développer des algorithmes de reconnaissance de la
parole par rapport au bruit afin d'optimiser uniquement l'amplification du spectre vocal.
De plus, ils améliorent la directionnalité des microphones des aides auditives afin que
la parole émerge davantage du bruit. Mentionnons enfin que tout comme pour l'aide
auditive analogique à contrôle numérique, l'aide numérique est très flexible : le
traitement multicanaux et multimémoires est disponible.
Parlons ensuite du contenant de l'aide auditive qui réfère simplement
à l'apparence extérieure de l'aide auditive.
Ce vocabulaire est sûrement plus familier pour vous, on parle des
aides contour d'oreille, intra-auriculaire pleine conque qui remplit tout le creux de
l'oreille, la demi-conque qui remplit la partie inférieure du creux de l'oreille, le
canal et enfin la péri-tympanique appelée assez souvent la CIC pour l'expression "
completely in the canal ". Le modèle choisi devra tenir compte du degré de votre
surdité et de vos préférences au plan esthétique. L'appareil le plus discret n'est pas
nécessairement celui qui est le mieux adapté au degré, au type et à la configuration
de votre surdité. Il y a aussi toutes les autres subtilités propres aux appareils
auditifs
Plusieurs consommateurs veulent l'aide auditive qui "s'ajuste
toute seule". Cette expression courante fait référence aux circuits à compression
dynamique qui s'ajustent automatiquement à l'intensité du son qui pénètre dans
l'appareil auditif. Les consommateurs attribuent souvent cette caractéristique aux
appareils numériques car on retrouve cette propriété dans la publicité. Toutefois, il
importe de savoir que la compression dynamique n'est pas réservée aux aides numériques
et qu'elle est également disponible dans les aides analogiques conventionnelles et les
aides analogiques à contrôle numérique. Ce type de compression ne convient pas à tous.
Vous entendrez aussi parler des microphones. On pourra vous proposer
des appareils auditifs avec doubles micros ce qui permet de passer d'une écoute
omnidirectionnelle (entendre tout autour de soi) à une écoute plus directionnelle
(entendre surtout vers l'avant). Cette option peut être avantageuse pour l'écoute en
milieu bruyant. Les appareils à doubles microphones sont principalement disponibles sur
les aides analogiques à contrôle numérique et les aides entièrement numériques.
Que vous réserve l'avenir ? Les manufacturiers vont tenter de prendre
leur part du marché en essayant de se distinguer les uns des autres. Ceci implique une
pluie de nouveau vocabulaire qui, bien souvent, se traduit par des appellations
brevetées. Dans le domaine des aides auditives, un chat ne s'appelle plus toujours un
chat
Besoin d'y voir plus clair ?
Parlez-en à votre audioprothésiste ou
votre audiologiste.
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Prothèse auditive et cerveau humain
par Stéphane McDuff
M.O.A.
Audiologiste au programme aînés de l'Institut Raymond-Dewar
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Il m'arrive fréquemment d'expliquer, à des personnes qui viennent
d'obtenir leur première prothèse auditive ou qui songent à le faire, le processus
d'adaptation qui s'opère dans le cerveau lorsqu'on commence à utiliser l'amplification.
En comprenant mieux ce processus, celles-ci peuvent y trouver une motivation
supplémentaire pour surmonter les difficultés qui caractérisent les premiers temps qui
suivent l'obtention de la prothèse, principalement en ce qui a trait à la tolérance aux
bruits environnants. Cela leur permet également de comprendre pourquoi les audiologistes
et les audioprothésistes insistent tant sur l'importance de porter la prothèse
quotidiennement et plusieurs heures par jour pour s'adapter à celle-ci.
Le processus dont il est question s'appuie sur des hypothèses sérieuses avancées par
des chercheurs reconnus dans le domaine de l'audiologie et de la psycho-acoustique (Stuart
Gatehouse, un chercheur écossais, en est un qui a écrit plusieurs articles sur ce
phénomène qu'il appelle "l'acclimatation" 1 ). Ce processus est assez simple.
Il s'agit en fait d'une autre preuve, parmi tant d'autres, de l'étonnante capacité
d'adaptation du cerveau humain.
Partons du déroulement typique de l'acquisition d'une perte auditive. Comme on le sait,
une majorité de personnes malentendantes voient leur surdité s'installer de façon très
insidieuse, sur une période s'échelonnant sur de nombreuses années (c'est ce qu'on
désigne comme étant la presbyacousie ou la surdité due au vieillissement). Durant cette
période, les sons qu'elles avaient l'habitude d'entendre s'atténuent et certains d'entre
eux finissent par "disparaître" complètement. Pensons entre autres aux bruits
de la nature tels le bruissement des feuilles, le murmure du vent ou le gazouillis des
oiseaux. Pensons aussi à des bruits familiers de la maison comme celui du
réfrigérateur, de la ventilation ou du craquement des planchers. Il y aurait ainsi une
foule d'autres exemples à donner de sons et de bruits, agréables ou non à entendre,
présents tout au long d'une journée. Donc, au fil des ans, presque imperceptiblement,
ces sons disparaissent de notre réalité et peut-être même de notre mémoire. Certains
ont la nostalgie de ces bruits disparus auxquels sont parfois rattachés des souvenirs
intimes. Quant aux bruits " désagréables ", rares sont ceux qui s'en
ennuient
Qu'arrive-t-il de tous ces sons et ces bruits lorsqu'on commence à porter une prothèse
auditive ? Ils reviennent tous en même temps ! Quel choc ! Imaginez la perturbation que
cela provoque chez une personne qui s'était habituée à une relative quiétude face à
ces sons évanouis. Alors que la personne malentendante voulait essentiellement améliorer
sa capacité de compréhension de la parole, elle constate qu'elle le fait peut-être,
mais au prix d'une véritable inondation de bruits de toutes sortes qui accaparent son
attention au détriment des bénéfices parfois bien timides apportés par la prothèse au
plan de la perception de la parole.
Comment réagit le cerveau dans tout cela ? Lui aussi, pourrait-on dire, est tout
perturbé. Envahi lui aussi par des bruits qu'il ne recevait plus, il envoie un message
non équivoque à la personne : " Attention ! Bruits anormaux détectés, baissez le
volume ! ". Et il y a aussi les émotions qui entrent en jeu. Les réactions sont
variables d'une personne à l'autre mais bien souvent, on en arrive à porter une
attention démesurée à certains bruits qui dérangent et à y réagir de façon
impatiente, voire agressive. C'est là que le goût de démissionner et de remettre la
prothèse dans sa boîte apparaît.
Ce qu'il faut se dire, c'est que le temps (comme bien d'autres choses dans la vie,
n'est-ce pas ?) peut arranger les choses. Il faut laisser le temps au cerveau de se
réhabituer au " nouveau " monde sonore qu'on lui impose du jour au lendemain.
Avec le temps, il apprendra à reconnaître et à distinguer les sons et les bruits, à
considérer comme " normaux" des bruits de l'environnement qui lui
apparaissaient complètement anormaux au début. De la même façon qu'une personne qui a
toujours entendu normalement ne se préoccupe pas à chaque instant des bruits "
anodins " qu'elle entend à cur de journée, la personne malentendante
apprendra graduellement à ne plus se préoccuper des mêmes bruits après un certain
temps. Le cerveau, si on lui en donne la chance, fera le travail d'adaptation. Comment lui
donner cette chance ? Et bien simplement en l'alimentant, de jour en jour, de tous ces
bruits. Donc en persistant à porter sa prothèse.
Bien des personnes malentendantes me disent qu'elles ne voient pas l'utilité de porter
leur prothèse lorsqu'elles sont seules à la maison ou lorsqu'elles sont dans une
situation où elles arrivent à communiquer sans trop de difficulté. À celles-là, si
elles sont de nouvelles utilisatrices de prothèses, je rappelle que le fait de porter
leur prothèse dans toutes les situations de leur vie fait faire à leur cerveau un genre
de " gymnastique " d'adaptation et que c'est seulement au prix d'un
entraînement de la sorte que celui-ci pourra s'habituer à tolérer les bruits plus
dérangeants qu'on rencontre dans les situations d'écoute plus difficiles.
L'explication qui précède touchant l'adaptation aux bruits est également vraie pour
l'adaptation à la parole amplifiée. Certains sons de la parole (je pense spécialement
aux sons aigus qui sont tellement importants pour la compréhension des mots), devenus
inaudibles au fil des ans, atteignent de nouveau l'aire auditive du cerveau. Dans les
premières semaines, le cerveau reçoit ces sons mais est malhabile pour les analyser et
les traduire en sons significatifs. Mais avec l'entraînement et la persévérance du
porteur de prothèse, il finit par réapprendre à analyser adéquatement les sons aigus.
Encore une fois, cela ne se fait qu'au prix de nombreuses heures d'utilisation quotidienne
avec la prothèse. Gatehouse avance que l'adaptation du cerveau peut prendre plusieurs
mois.
J'insiste depuis le début de cet article sur l'importance de persévérer dans
l'utilisation d'une prothèse auditive pour permettre de s'adapter au nouveau monde sonore
qu'elle procure. Il va sans dire qu'on ne doit persévérer que si la prothèse est bien
ajustée à sa perte auditive. Il peut arriver que la prothèse soit mal ajustée et
qu'elle produise une amplification beaucoup trop forte pour certains sons. Il est donc
important de s'en assurer auprès de son audioprothésiste ou de son
audiologiste.
1. Gatehouse S : The time-course and magnitude of
perceptual acclimatization to frequency responses : Evidence from monaural fitting of
hearing aids. J. Acoust. Soc. Amer. 1992 ; 1258-1268.
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| Sourdine # 129 [mai
/ juin / juillet / août 2001] |
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Petit survol des
prothèses auditives actuelles
par Stéphane McDuff M.O.A. Audiologiste au programme aînés de l'Institut Raymond-Dewar
Les prothèses auditives ont beaucoup évolué au cours de la dernière décennie. On dénombre aujourd'hui une dizaine de manufacturiers importants qui produisent chacun une gamme de produits très élaborée. Comment se retrouver devant tout ce qui est disponible?
Bien sûr, votre audiologiste et votre audioprothésiste sont là pour vous conseiller en la matière mais le présent article a pour objectif de vous renseigner sur les principales caractéristiques et ainsi vous permettre d'en discuter de façon plus éclairée avec eux.
On distingue actuellement trois catégories de prothèses selon le type de circuit électronique qu'elles possèdent :
les prothèses analogiques conventionnelles,
les prothèses analogiques à contrôle numérique 1
(souvent appelées " programmables ")
les prothèses numériques.
Pour chacune de ces catégories, on compte plusieurs modèles différents selon 1) le format de l'appareil (contour, intra-auriculaire pleine-conque ou demi-conque, péritympanique). 2) la puissance et 3) les options.
Sachez que la Régie de l'assurance-maladie (RAMQ) fournit une prothèse de type analogique conventionnelle et, dans certains cas (ex : auditions fluctuantes), une prothèse analogique à contrôle numérique. Pour le moment, la RAMQ ne paie pas pour les prothèses numériques mais offre toutefois des options intéressantes avec certains modèles (voir la dernière section).
1 N.B. On peut s'attendre à ce que cette catégorie disparaisse sous peu au profit des prothèses numériques de classe " économique ".
Les prothèses numériques :
L'attrait des prothèses numériques ne réside pas dans le fait qu'elles sont numériques. En soi, le numérique ne garantit pas de meilleurs résultats. Ce qui fait leur force, c'est la souplesse offerte dans l'ajustement et les possibilités de traitement sonore qu'elles procurent. En bout de ligne cependant, ce qui compte, c'est le son qu'on obtient dans l'oreille. De même, lorsqu'on mange un gâteau, on ne se soucie pas de savoir si le cuisinier a utilisé un four à contrôle numérique ou un four à bois ; l'important est que le gâteau soit bon ! Ne peut-on pas rater un gâteau dans le four le plus moderne au monde ? Il reste que de nos jours, les gâteaux sont de plus en plus cuisinés avec des fours modernes… Aussi, dans un avenir plus ou moins rapproché, toutes les prothèses seront numériques et ce qui les distinguera, ce sont les caractéristiques qu'elles offriront. Voici justement quelques-unes des principales caractéristiques offertes avec les prothèses numériques :
Canaux multiples (on peut ajuster de façon plus précise l'amplification requise pour chaque zone fréquentielle)
Système de réduction du bruit
Ajustement " automatique " du volume (attention : cette caractéristique et la précédente procurent généralement plus de confort dans les situations bruyantes mais pas nécessairement une meilleure compréhension de la parole).
Compression sur une gamme dynamique étendue (WDRC) (voir section suivante)
Multi-microphones
Système de réduction du sifflement (" feed-back ")
Avertissement de pile faible
Toutes ces caractéristiques peuvent sembler bien attrayantes sur papier et certaines apportent effectivement une amélioration par rapport aux prothèses conventionnelles. Par contre, il ne faut pas se créer des attentes irréalistes car aucune prothèse, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut corriger à 100 % un problème d'audition. Le mieux est de demander une période d'essai d'au moins un mois à son audioprothésiste et de se faire sa propre opinion.
Malheureusement, les prothèses numériques ne sont pas accessibles à tous à cause de leur coût qui peut dépasser les 2000 $ (heureusement qu'il n'y a pas de taxes !).
Si vos moyens ne vous permettent pas d'envisager une telle dépense, sachez qu'on peut trouver une prothèse qui répond adéquatement à vos besoins par le biais du programme de la RAMQ.
Des options intéressantes disponibles avec des prothèses " RAMQ "
Depuis quelques temps, on retrouve sur la liste de la RAMQ quelques modèles qui offrent des caractéristiques très intéressantes, comme des prothèses à deux micros et des prothèses comportant des circuits de compression dynamique.
Prothèses à deux micros :
Cette option, disponible sur plusieurs modèles numériques, se retrouve également sur quelques modèles intra-auriculaires dits " conventionnels ". Il s'agit d'une option intéressante si vous fréquentez souvent des endroits bruyants car on peut alors sélectionner un mode " directionnel " qui réduit légèrement le bruit provenant de l'arrière et des côtés et qui permet de comprendre un peu mieux la personne placée en face de vous. Notons cependant que cette option n'est disponible que pour les personnes ayant une surdité légère à modérée.
Prothèses avec circuit de compression sur une gamme dynamique étendue : (communément appelé " WDRC " pour " wide dynamic range compression ") ;
Encore ici, il s'agit d'un type de circuit qu'on retrouve généralement sur les prothèses numériques mais également sur quelques modèles conventionnels. Avec ce type de circuit, l'amplification varie automatiquement en fonction du niveau sonore ambiant. Dans une ambiance calme, la prothèse fournira une amplification plus importante que dans une situation bruyante. Ce type de circuit réduit la nécessité de jouer avec le contrôle de volume et procure un meilleur confort pour les personnes sensibles au bruit.
Voici enfin une dernière liste d'options qui ne sont pas nouvelles mais qui demeurent utiles pour plusieurs (disponibles autant pour les numériques que pour les conventionnelles) :
Bobine d'induction magnétique (option " téléphone ") :
Il ne s'agit pas d'une nouveauté mais d'une option qui demeure intéressante, voire nécessaire pour certaines personnes. Elle est disponible pour les prothèses contours
et intra-auriculaires et permet d'utiliser efficacement la prothèse au téléphone sans provoquer de sifflement. Elle permet également d'utiliser les boucles magnétiques installées dans certaines salles (dans certaines églises notamment) et autres coupleurs (collier magnétique, silhouette).
Entrée audio directe et sabot :
Disponible uniquement pour les prothèses contours, l'entrée audio directe est une option qui permet de brancher dans une prothèse, via un sabot, un fil que l'on peut relier à un autre appareil (microphone auxiliaire, baladeur, système infrarouge, système FM). Le couplage avec l'entrée audio procure généralement un son de meilleure qualité que celui obtenu avec d'autres coupleurs tels que la silhouette, le collier magnétique ou le casque d'écoute.
Potentiomètres d'ajustement :
Il s'agit de petites vis qui permettent à l'audiologiste ou à l'audioprothésiste d'ajuster certains paramètres tels que la tonalité, le niveau de sortie maximale ou la compression. (N.B. : pour les prothèses numériques et les prothèses analogiques à contrôle numérique, l'ajustement se fait par ordinateur et non pas avec un tournevis).
Poignées d'extraction ou " tirettes " :
Utiles pour les personnes qui ont du mal à retirer leur prothèse intra-auriculaire de leur oreille.
J'espère que je ne vous ai pas trop mêlé en énumérant toutes ces options disponibles. Mon objectif était de vous renseigner afin que vous soyiez plus en mesure d'en discuter avec votre audiologiste et votre audioprothésiste et pour que vous obteniez les prothèses offrant les caractéristiques qui vous conviennent le mieux.
Stéphane McDuff
Sourdine # 148 septembre / octobre 2004
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Du cornet acoustique à
la prothèse jetable
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Un bref retour sur l'évolution de la
technologie en amplification auditive
Mireille Tardif MOA
Audiologiste
Depuis que je travaille auprès de la clientèle adulte à
l'Institut Raymond-Dewar, il m'arrive fréquemment de
discuter avec les clients des différents types d'appareils
auditifs qu'ils ont utilisés. Les utilisateurs de longue
date me parlent souvent des années où le port de l'appareil
auditif de type boîtier (ou appareil au corps) était la
seule possibilité qui s'offrait à eux compte tenu de
l'importance de leurs difficultés auditives. J'ai été entre
autres surprise d'apprendre que certains modèles d'appareils
au corps se présentaient en deux parties. En effet, à cause
de la grosseur des composantes, le microphone et
l'amplificateur se portaient au corps, tandis que le
bloc-pile devait être placé soit à la taille pour monsieur,
ou à la cuisse pour madame. On peut facilement comprendre
que les souvenirs évoqués par l'utilisation de ce type
d'appareil ne soient pas toujours très agréables.
De ces discussions avec les personnes malentendantes que je
rencontre s'est développé mon intérêt pour l'histoire des
appareils auditifs. Ce bref article se veut donc un aperçu
de mes trouvailles dans le domaine. Il est par contre loin
de tracer un historique complet et précis de l'évolution de
la technologie en amplification auditive.
La plupart des articles sur le sujet vont dire qu'à
l'époque, le premier " appareil " auditif disponible pour
les personnes malentendantes était la main que l'on plaçait
en forme de coupe derrière l'oreille pour amplifier le son.
Avant le 19e siècle, les données historiques sur
l'amplification auditive se font assez rares. On s'entend
généralement pour dire que les cornes d'animaux et les
coquilles de mer ont été parmi les premiers appareils
permettant une amplification du son.
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Cliquez sur l'image pour
l'agrandir
Extrait d'une revue médicale,
1904.
Source : www.entnet.org/museum
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C'est au début du 19e siècle
que l'on voit apparaître le premier appareil
auditif fabriqué par l'homme.
Il s'agit d'un appareil de
type mécanique, le cornet acoustique, dont
l'invention est attribuée à F.C. Rein, une
compagnie de Londres vers 1800.
La société fabrique une
variété d'appareils différents : cornets, tubes,
trompettes.
- Certains de ces appareils ont été
disponibles jusqu'au début du
- 20e siècle.
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C'est en 1892 que le principe
d'amplification électrique est adapté à la fabrication d'une
prothèse auditive au carbone (un écouteur relié à un
microphone en carbone et alimenté par batterie). Un brevet
est déposé cette année-là par A.E. Mitimore aux États-Unis.
Les premiers appareils auditifs ne sont souvent produits
qu'en un seul exemplaire. Il faudra en effet attendre que
les recherches de M.R. Hutchison aux États-Unis permettent,
en 1899, la production de ce type d'appareil auditif, en
modèle de table, à des fins commerciales. L'appareil coûte
400 $ la première année, ce qui est très dispendieux pour
l'époque. Les prix baisseront dès l'année suivante.
Par la suite, plusieurs chercheurs ont tenté d'améliorer le
rendement des appareils au carbone. On veut augmenter la
fiabilité et le gain offert par les appareils, entre autres
en améliorant la qualité des microphones. On remplacera la
poussière de carbone utilisée jusqu'à maintenant par une
bille de carbone.
C'est en 1921 qu'est breveté le premier appareil auditif à
tube à vide. Le crédit de cette invention est attribué à
E.C. Hanson. À cause de ses caractéristiques, elle ne
concurrencera la prothèse au carbone qu'à partir des années
1940 environ. Les premiers appareils à tube à vide, de
table, avaient une grosseur semblable à celle des premiers
appareils photo. Les modèles qui ont suivi se voulaient
portatifs (apparus d'abord en Angleterre en 1936) et se
présentaient en deux parties : le microphone et
l'amplificateur d'une part et le bloc-pile d'autre part. La
plupart des appareils auditifs à tube à vide étaient plus
gros que les appareils au carbone, mais offraient un gain
plus intéressant et une meilleure qualité en général.
Finalement en 1945, on voit apparaître sur le marché le
premier appareil à tube à vide en un seul élément comprenant
le microphone, l'écouteur, l'amplificateur et les piles.
Jusqu'à maintenant, les appareils auditifs disponibles
peuvent être uniquement portés au corps, ils sont lourds et
dispendieux à utiliser compte tenu de leur grande
consommation de piles. L'invention du transistor en 1947
dans les laboratoires de Bell Téléphone allait permettre à
la technologie de l'amplification auditive, mais aussi à
beaucoup d'autres technologies, de faire un immense pas en
avant. Le transistor est en fait une petite composante
électronique permettant de moduler et d'amplifier un signal
électrique. Le transistor, beaucoup plus petit qu'un tube à
vide et moins énergivore, permettra donc de produire une
prothèse auditive pouvant être portée directement à
l'oreille. Le premier appareil auditif de type contour
d'oreille est donc arrivé sur le marché en 1952. Qualitone,
Acousticon, Zenith, Beltone et plusieurs autres compagnies
s'engageront dans la fabrication de ce type d'appareil.
L'appareil à tube à vide a rapidement disparu du marché par
la suite.
L'avènement du transistor permet de produire des appareils
auditifs dans différents modèles. L'appareil auditif au
corps est toujours disponible, mais dans un format beaucoup
plus petit. Il est très répandu vers le milieu des années
soixante. Par contre, son utilisation a considérablement
diminué quelques années plus tard, dès que les appareils
contour d'oreille ont pu offrir un gain assez puissant. Les
lunettes auditives font leur apparition aux États-Unis en
1955 et sont aussi très populaires. L'amplificateur et les
autres composantes de l'appareil sont directement intégrés à
la monture de la lunette.
Cliquez
sur l'image pour l'agrandir |
A) lunette auditive en
conduction osseuse;
B) appareil intra-auriculaire;
C) appareil au corps;
D) lunette auditive;
E) appareil contour d'oreille
Source : Berger, K.W. (1980), page 22.
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Les premiers appareils intra-auriculaires sont apparus dans
les années cinquante grâce à la mise au point d'une pile
d'alimentation miniature. La prothèse auditive
intra-auriculaire n'est par contre disponible au Québec que
dans les années soixante-dix. Les années qui ont suivi ont
permis de mettre au point des microphones plus performants
et d'améliorer la fiabilité des appareils. La
miniaturisation des circuits électroniques progresse
rapidement et permet de produire des prothèses qui prennent
de moins en moins de place dans l'oreille.
Au cours des dernières années, le domaine de l'amplification
auditive a encore une fois fait un saut considérable avec
l'arrivée des appareils auditifs programmables et des
appareils à traitement entièrement numérique. Ces appareils
offriraient entre autres une plus grande flexibilité
d'ajustements afin de mieux répondre aux besoins spécifiques
de la personne malentendante. Plus récemment encore est
arrivée sur le marché la prothèse auditive jetable. Elle se
présente dans un modèle intra-auriculaire, mais ne nécessite
aucune prise d'empreinte de l'oreille.
Lorsque la pile est épuisée (après une
quarantaine de jours), on met tout simplement la prothèse à
la poubelle! De ce bref retour en arrière dans le domaine
de l'amplification auditive, il apparaît que la recherche et
le développement de la technologie s'est toujours fait dans
un but d'obtenir plus de puissance et de précision dans un
appareil auditif de plus en plus petit. Nul doute que
l'avenir nous réserve encore des avancées importantes et des
surprises dans ce domaine.
Références
Berger, K.W., 1980, History and Developpement of Hearing
Aids, in POLLACK, M.C. and coll. (eds.) Amplification for
the Hearing-Impaired, 2nd edition, New York, Grune &
Stratton Inc, 1-17.
Les sites WEB suivants :
www.lhh.org/archives
www.ordreaudio.qc.ca
www.oticonus.com
www.sundial.net
www.entnet.org/museum
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| Sourdine #
131 [novembre/décembre 2001] |
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Vous entendez votre nom. Quelqu'un vous appelle. Mais d'où
cela peut-il provenir ? Vous cherchez du regard si une
personne dans le groupe semble s'adresser à vous. Vous
repérez deux personnes qui vous regardent… ouf ! Une d'entre
elles commence enfin à vous parler. Vous êtes soulagé
d'avoir enfin trouvé votre interlocuteur.
Cette situation fait-elle partie de votre quotidien ? La
capacité à repérer la provenance des différents sons qui
vous entourent, tel que la sirène d'une ambulance, le
freinage brusque d'une voiture ou la voix de quelqu'un qui
vous appelle, est la localisation auditive. Cette capacité
importante est souvent compromise lorsque l'on a une perte
auditive.
Saviez-vous que de porter deux prothèses auditives peut
aider à mieux localiser ? Eh oui, l'information provenant
des deux oreilles est importante pour savoir d'où viennent
les sons.
Imaginez ce que peuvent vivre les personnes qui, en plus
d'une perte auditive, ont une perte visuelle. Ces personnes
ne peuvent se servir aussi efficacement de leur regard pour
repérer la personne qui leur parle. Et qu'en est-il de la
localisation des sons de la circulation routière (voitures,
autobus, ambulance et autres) qui, pour elles, est
importante pour leur sécurité lorsqu'elles se déplacent ? En
effet, ces personnes doivent parfois s'aider des sons pour
ne pas être frappées par une voiture ou pour savoir quand
traverser une rue. La localisation auditive devient alors
d'autant plus importante !
Des chercheurs et des cliniciens se sont préoccupés de cette
situation qui est vécue par plusieurs personnes qui ont une
perte auditive et une perte visuelle. Une recherche est
présentement en cours afin de savoir l'effet que peuvent
avoir différents ajustements dans les prothèses auditives
sur les capacités à localiser les sons.
Julie Dufour
Audiologiste, Programme Surdicécité
Institut Raymond-Dewar
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| Sourdine # 143 novembre / décembre 2003 |
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