Ce groupe de discussion vise à favoriser les échanges
entre les personnes aux prises avec une maladie causant la surdité,
telles que la neuropathie, la maladie de Ménière, le cholestéatome,
l’ossification, le neurinome, l’otospongiose, etc.
Faites part de vos expériences avec les divers
appareils auditifs disponibles, allant de lasimple prothèse analogique au plus sophistiqué implant
cochléaire.
Entrevue avec Maman Dion
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Photo Monic Richard
Par Michel Nadeau
Vous avez eu une vie bien remplie, pouvez-vous nous faire
une rétrospective depuis votre tendre enfance?
Quand j’étais enfant, je voulais tout faire et tout savoir!Dans ma Gaspésie natale j’ai eu une enfance très
heureuse, bien entourée par tous les membres de ma famille.Mes parents ��taient stricts, mais nous avons eu une
belle éducation.Ils ont, entre autres, fondé une colonie où la maison
familiale servait en quelque sorte d’église. Les villageois
y venaient rencontrer le curé qui confessait, disait sa
messe en latin puis distribuait la communion.
Il y avait toujours beaucoup de musique qui enjolivait les
fêtes dans ma famille.Je jouais du violon en tapant du pied.« Ma mère m’appelait son gars manqué ! »
Vers l’âge de 16 ans, j’ai débuté sur le marché du travail
comme soignante auprès des malades de l’hôpital et, pendant
un an, les bonnes sœurs m’ont enseignéles rudiments pour devenir infirmière.J’adorais mon travail et mes supérieures voulaient
m’envoyer poursuivre des études d’infirmière à l’hôpital
Notre-Dame à Montréal.Malheureusement, mes parents ont refusé car, à
l’époque, ça ne se faisait pas d’envoyer une jeune fille
seule dans la grande ville.
Pas longtemps
après,j’ai
rencontré Adhémar, celui qui est devenu par la suite mon
époux.Alors
que j’accouchais de mes premiers enfants, Adhémar
travaillait dans les chantiers et par conséquent ne les
voyait pas grandir.Cela m’attristait beaucoup et j’ai réussi à
convaincre mon mari de se chercher un travail à Montréal.En peu de temps il se trouve quelque chose et nous
venonsle
rejoindre.
Madame Thérèse Tanguay Dion est présidente d’honneur du Salon
2010.
Une exposition de courtepointes et d’arttextile du Québec
présentée par Courtepointe Québec qui se tiendra au
Collège André-Grasset, 1001, boul. Crémazie Est
à Montréal du 27 au 30 mai 2010.
Photo Richard Gauthier
Vous avez eu 14 enfants; tout le monde connaît le parcours
unique de Céline, mais on ne connaît pasvos autres enfants;
pouvez-vous nous dire un petit mot sur ce qui caractérise
chacun d’eux?
Tous mes enfants ont des talents de musiciens même s’ils
n’ont jamais suivi de cours comme tel.On donnait des spectacles dans les salles
paroissiales et on était de tous les mariages et soirées
familiales avec Adhémar à l’accordéon et moi au violon.
Denise, ma dame de compagnie, mon chauffeur privé et
grand-mère; Clément, superviseur responsable des
bâtiments de la famille et grand-père;Claudette,
mère, grand-mère et chanteuse; Liette travaille
depuis douze ans à la Fondation maman Dion, chanteuse et
grand-mère;Michel travaille avec Céline depuis
douze ans;Louise, grand-mère à plein temps,
garde ses cinq petits-enfants;Jacques, musicien
compositeur et directeur de la Fondation André-Delambre;Daniel,
musicien, chanteur et grand-père;Ghislaine,
grand-mère et chanteuse;Linda travaille pour
Céline;Manon travaille pour Céline;
Pauline, mère à plein temps de six enfants; Paul,
directeur général de la Fondation maman Dion.
Maman Dion et Michel Nadeau,
président de l’ADSMQ,
lors du passage de la tournée
Santé et Prévention
à Joliette le 5 octobre 2009.
Quel a été votre rôle dans la carrière de Céline?
J’ai commencé à m’occuper de sa carrière alors qu’elle avait
12 ans.Alors
qu’elle était toute jeune, les plus vieux la faisaient
chanter debout sur la table de la cuisine et déjà on voyait
qu’elle avait du talent à revendre mais je ne pensais pas à
ce moment là qu’elle atteindrait les grands sommets.Elle était très disciplinée; elle observait ses
grands frères et sœurs et s’efforçait de faire les choses
comme il faut.
Je la suivais partout dans ses déplacements.Nous avions engagé un gérant mais les résultats
n’étant pas concluants, j’ai composé sa première chanson que
nous lui avons fait enregistrer.C’estàce moment là quenous avons fait connaissance avec René Angélil qui, à
la suite de mon autorisation, décida de s’occuper à 100% de
la carrière de Céline.
À l’été de 1982, à l’âge de 55 ans, je prenais l’avion pour
la première fois de ma vie et m’envolais vers Paris avec
Céline.En
octobre de la même année, nous étions au Festival Yamaha de
Tokyo où Céline remporta le grand prix mondial de la chanson
populaire.Je me
disais : qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un voyage au
Japon avec ma petite fille? C’est le plus beau cadeau
de ma vie!Quand
j’étais jeune, pour avoir un cadeau fallait le mériter;mon père nous posait toujours la question : qu’est-ce
que tu as fait pour le mériter?On récolte toujours ce que l’on sème etc’est à partir de là que la carrière de Céline a
commencéà
s’envoler.
Vous avez combien de petits-enfants et ils ont de quel âge à
quel âge?
J’ai 30 petits-enfants et 25 arrière-petits-enfants.L’aînée, Cathy, a 40 ans et le plus jeune,
René-Charles,a
8 ans.
Les réunions familiales, ça se passe où et comment chez les
Dion?
Le dernier grand rassemblement de ma famille s’est fait à la
maison.Avec
l’aide de ma sœur Jacqueline de Trois-Rivières, j’ai préparé
la bouffe et les enfants se sont occupés de la musique,
chacun arrivant avec son instrument.Ce fut toute une fête avec plus de cent personnes où
tout le monde chantait et où il y avait de l’amour.Il y en avait eu un autre auparavant, plus triste
celui-là, à la suite du décès de mon mari.
À quand remonte la création de la Fondation maman Dion et
quelle est sa mission?
Ma fondation fut créée en 1998 sous le nom de Fondation
Achille-Tanguay. En 2006 nous avons apporté une modification
au nom de la fondation qui porte désormais le nom de
Fondation maman Dion. Sa mission est de venir en aide aux
enfants
issus de milieux défavorisés en leur procurant le matériel
scolaire et les vêtements nécessaires à leur entrée en
classe.Cette année, nous avons équipé plus de 2000 jeunes
pour l’école. Nous recevons des demandes de partout à
travers le Québec et c’est maintenant mon fils Paul quigère ma fondation.À chaque année, nous organisons un tournoi de golf
majeur au club de golf Le Mirage afin de récolter des fonds
pour nous permettre de continuer à aider des enfants dont
les familles sont dans le besoin.
Vous organisez des tournées Santé et prévention depuis quand
et pourquoi?
J’ai commencé cela il y a cinq ans. Au préalable, j’animaisune émission à TVAque j’avais laissée pour m’occuper de mon mari
malade.Après
son départ, je voulais faire quelque chose pour faire
prendre conscience aux gens de l’importance d’être en santéet de le rester.C’est alors que m’est venue l’idée d’organiser des
conférences sur le sujet.
Comment cela se déroule-t-il?
Dans les 35 villes que nous visiterons cet automne, nous
nous adressons aux membres des Clubs d’âge d’or.Ilssont
invités à entendre des conférences sur des sujets aussi
variés que la santé auditive, la santé, l’arthrite,
l’arthrose, la fatigue, etc.Il y en a deux en avant-midi et une en après-midi.En fin d’avant midi, je viens leur parler de ma
passion.
Un repas est ensuite servi dans la salle.À 14h il y a un spectacle de chants avec ma fille
Claudette et mon fils Daniel.
Vous avez une passion, pouvez-vous nous en parler?
Ma passion, c’est la couture!J’ai toujours aimé cela.Jeune mariée je cousais pour les enfants et
aujourd’hui je le fais pour mes petits-enfants et pour faire
des cadeaux à mon entourage.C’est ma façon de faire le vide etde me ressourcer.J’aime créer et la couture me permet de le faire.Ce n’est pas toujours nécessaire de se lancer dans
des grands patrons de mode pour réussir de belles choses.À titre d’exemple, durant ma présentation, je montre
comment faire des napperons en forme de courte pointe.
Quels sont vos projets d’avenir?
Après ma tournée, j’irai passer l’hiver dansle Sud. Certains de mes enfants y ont une maison et
j’y suis toujours la bienvenue.Je ferai de la couture pour le clan Dion!
Ça me reposera d’être loin du bruit car, à mon âge, mes
oreilles ne sont plus ce qu’elles étaient et ça ne me gêne
pas de vous dire que je porte deux appareils auditifs.J’ai fait cinq ans de télévision et, en tant que
femme publique, je suis souvent appelée à rencontrer des
gens et je puis vous dire que cela m’aide beaucoup à bien
comprendre.
Avant,je ne
portais pas mes prothèses.Céline, entre autres, m’a fait remarquer que je ne
répondais pas toujours ce qu’il fallait aux questions que
l’on me posait…
Avec la technologie avancée d’aujourd’hui, on peut
porter des
appareils très discrets etentendre très bien.
Sourdine désire féliciter maman Dion pour avoir élevé une
belle famille tricotée serré qu’elle adore et la remercier
pour sa grande générosité envers les enfants qu’elle aide
par le biais de sa fondation.
Vous êtes une grande dame, maman Dion!
Pour en savoir plus sur la Fondation maman Dion ou pour
faire un don, visitez
le www.fondationmamandion.org.