Louise Caron-Gareau
 

 
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PRÉSIDENTE DE LA FONDATION SURDITÉ ET COMMUNICATION


 

  Par Michel Nadeau
 
Sourdine a rencontré pour vous madame Louise Caron-Gareau, la présidente de la Fondation surdité et communication.
 
La création de cette fondation est une suite logique de la fondation des sourds de Montréal qui existait au tout début du siècle alors que les Clercs de St-Viateur et les sœurs de la Providence s'occupaient des personnes sourdes. Sa dénomination fut changée en 1980 pour Fondation de l'Institut Raymond-Dewar, en 1984 pour Fondation de la surdité de Montréal et en 2004 pour Fondation surdité et communication.
 
La Fondation a pour mission de générer des fonds visant le mieux-être des enfants et adultes sourds, malentendants et sourds-aveugles, ainsi que des personnes ayant des troubles fonctionnels de communication. Comme c'est une fondation d'établissement, la clientèle visée est exclusivement celle de l'Institut Raymond-Dewar.
 
Madame Caron-Gareau est à la barre de la Fondation depuis une dizaine d'années. Elle a d'abord si������g������ ����� son conseil d'administration avant de se faire offrir le poste de présidente. Ayant oeuvré pendant plusieurs années dans le secteur de la santé, madame Caron-Gareau était consciente des besoins des personnes aux handicaps divers. De plus, dans sa famille il y a une personne sourde. Elle est donc très sensible aux difficultés de communication qu'engendre cette déficience.
 
« On peut faire beaucoup pour aider les personnes sourdes, devenues sourdes et malentendantes. Il ne faut pas perdre de vue leurs besoins individuels; le défi est de les conjuguer en fonction des programmes offerts par l'IRD et toujours dans un objectif d'intégration à la société », souligne madame Caron-Gareau.
 
Au C.A. de la Fondation, on retrouve exclusivement des personnes qui y siègent bénévolement et qui y apportent un élément différent dans leur approche, n'étant pas liées au réseau de la santé et des services sociaux. La Fondation ne reçoit aucune subvention et doit donc s'autofinancer.
 
Les principales activités de la Fondation consistent en la campagne de financement corporative où, à chaque année, des chefs de file approchent des chefs d'entreprise afin de les convaincre à souscrire à la cause. Des dons sont également reçus des usagers des services et de toute personne sensible à la cause. Deux autres activités de financement sont également organisées à chaque année. Il s'agit du tournoi de golf au printemps et du souper aux huîtres à l'automne.
 
« En tant que Fondation d'établissement, nous nous distinguons de la Fondation des Sourds du Québec qui, elle, s'adresse à la personne sourde, à l'usager des services offerts par l'ensemble du réseau, en réponse à ses besoins individuels. C'est une association d'individus », nous fait remarquer madame Caron-Gareau.
 
Au fil des ans, la Fondation a financé plusieurs projets pour l'IRD dont :
 
 Un fond de recherche sous la direction de monsieur Tony Leroux, Ph.D., responsable de la recherche à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.
 
 La mise en place d'un système de vidéo-conférence à haute définition permettant la retransmission des activités cliniques de l'IRD vers les autres centres de réadaptation.
 L'aménagement de places en garderie pour y permettre l'intégration des enfants sourds.
 
 La production vidéo de contes pour enfants, en langage des signes du Québec (LSQ).
 La location d'un local permettant aux adolescents et jeunes adultes sourds de se retrouver entre eux et de s'initier aux rudiments de l'ordinateur.
 
 La sensibilisation à la surdité industrielle causée par le bruit.
 
Dans le cadre de la révision administrative et de l'arrivée pour 2005 d'un directeur général bénévole, madame Caron-Gareau nous parle de sa vision personnelle de la Fondation. « Pour l'avenir, j'aimerais que la Fondation devienne plus visible. Je souhaiterais également la création d'une assemblée qui comprendrait les amis de la Fondation et notre créneau de bénévoles. Il serait également intéressant de voir au C.A. des représentants des milieux professionnels et communautaires qui nous apporteraient une vision complémentaire à celle de l'établissement. Il faudrait bien sûr modifier nos règlements actuels. C'est une tâche à venir », de dire madame Caron-Gareau.
« La Fondation a besoin d'aide pour assurer son essor. Il nous faut des bénévoles qui ont de la créativité, de l'initiative, des contacts et du temps à consacrer à la cause. Les gens qui siègent à notre conseil travaillent fort, ils ne sont pas là pour un titre honorifique », de poursuivre madame Caron-Gareau.
 
En terminant, la présidente de la Fondation tient à souligner le travail fait par l'ADSMQ. « C'est fantastique de lire dans Sourdine toutes les activités de sensibilisation et de communication que vous faites! » Madame Caron-Gareau veut développer un mécanisme de communication avec les organismes comme le nôtre qui se préoccupent des individus et de sa famille. Elle dit connaître plusieurs de nos dynamiques bénévoles et tient à les remercier pour leur grande implication. Nous remercions madame Caron-Gareau pour ses bons mots à notre endroit et lui souhaitons santé, bonheur et réponse à ses attentes!
 
 
Sourdine # 149 novembre / décembre  2004
 
 
 

 

 


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