Historique
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HistoriquePar Léon Bossé Président honoraire de l'ADSMQ |
Trente ans déjà !
L'Association des devenus sourds et
des malentendants du Québec (ADSMQ) travaille, depuis
trente ans, à rendre visible la surdité, handicap
invisible.
Le 12 juin 1982 s'inscrit comme un
événement marquant dans l'histoire des personnes
devenues sourdes etmalentendantes du Québec. C'est le
jour « UN » de l'ADSMQ : jour de l'assemblée générale de
fondation à laquelle participèrent 33
membres en règle.
Rappelons
que, sept mois plus tôt, soit le 3 novembre 1981, cinq
personnes ayant des limitations auditives, épaulées par
des personnes-ressources, ont osé un premier pas et ont
fait jaillir l'idée de créer une association dans un
désir unanime de défendre les droits et de promouvoir
les intérêts des personnes déficientes auditives afin de
leur assurer une participation pleine et entière à la
société québécoise. Ce trentième anniversaire témoigne
avec éloquence de l'ardeur et de la vision qui animaient
ces pionnières face à l'immense défi à relever.
Nous tenons à leur exprimer notre profonde
gratitude.
Toujours plus haut, toujours plus
loin ! Tel est le slogan qui a marqué l'action au sein
de l'association et soutenu l'ardeur de ses membres tout
au long des trente dernières années.
Force nous est de reconnaître que
l'évolution positive de l'ADSMQ durant les années
passées est le fruit de la présence et de la valeur
inestimable des nombreux bénévoles qui ont œuvré, année
après année, à bâtir, développer et entretenir
l'association telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Leur implication assidue, leur détermination, la qualité
de leur engagement, soit au conseil d'administration ou
au secrétariat, soit aux divers comités ou aux multiples
activités, font que l'ADSMQ est véritablement le leader
dans la promotion des intérêts et la défense des droits
de toutes les personnes devenues sourdes et
malentendantes du Québec.
L'ADSMQ est le porte-flambeau des
personnes malentendantes et devenues sourdes qui, quel
que soit leur degré de surdité — de légère à totale —,
utilisent le langage oral comme principal moyen de
communication avec leurs interlocuteurs (entendants,
sourds, malentendants) et sont partisans de leur
réinsertion dans la société par toute action permettant
de maintenir ou de rétablir la communication avec le
monde des entendants.
Plus de mille personnes devenues
sourdes et malentendantes sont maintenant regroupées
dans neuf organismes ou secteurs issus plus ou moins
directement de la fondation montréalaise. La croissance
continuera dans la mesure où le mouvement gardera
l'esprit de sa mission d’entraide et de soutien tout en
répondant aux besoins et attentes de ses membres
présents et futurs.
Les réalisations passées peuvent et
doivent être garantes d'un lendemain rempli de
promesses. Au-delà des actions menées, au-delà de notre
engagement soutenu, profitons de ce trentième
anniversaire pour apprécier les liens tissés au fil des
ans, les richesses individuelles partagées, les
précieuses amitiés nouées. Membres, administrateurs,
bénévoles, collaborateurs, sympathisants, anniversaire
oblige :
Laissez-vous parler d'amour !
PREMIERS PAS :
« Puisqu'il n'existe
pas d'organisme d'entraide et de soutien répondant à vos
besoins et à vos attentes, fondez-en un ! » (Madame
Murielle Frigon, M.O.A.) La proposition
circule de bouche à oreille et se traduit en invitations
pressantes. Le 3 novembre 1981, cinq personnes
malentendantes osent - avec crainte et tremblements -
franchir la barrière de ce que beaucoup nomment « le
rêve impossible » !
Nous saluons ces braves qui
deviennent par le fait même les cinq co-fondatrices. Ce
sont mesdames :
Michelle Boudreau-Quevillon,
Mireille Caissy, Simone Charbonneau, Lucette de Tilly,
Madeleine Savard.
Elles peuvent compter sur le
support de personnes-ressources qui soutiendront, de
leurs talents, de leurs énergies et de leurs
disponibilités, les premiers pas de l'organisme à créer
tout en indiquant clairement leur volonté de s'abstenir
de l'action proprement dite et de la prise de décision.
Nous remercions chaleureusement :
Madame Murielle Dubois-Frigon,
M.O.A., Hôpital Notre-Dame de Montréal. Mme Frigon
travaillait également à l’IRD.
Monsieur Bernard Giraldeau, M.O.A.,
Institut Raymond-Dewar
Madame Ginette Fortin, Service de
l'éducation des adultes (C.É.C.M.)
Monsieur Charles Côté, conseiller
pédagogique (C.É.C.M.)
Monsieur Roger Raymond, directeur
du Centre Champagnat (C.É.C.M.)
Madame Lily Bernstein,
présidente-fondatrice de CHIP, organisme fondé quelques
mois plus tôt par et pour les personnes malentendantes
anglophones.
• 8 novembre 1981 : Le Centre
Champagnat (CÉCM) prête un local.
• 9 février 1982 : La dénomination
officielle est reconnue et acceptée : ASSOCIATION DES
DEVENUS SOURDS DU QUÉBEC (ADSQ).
• 17 mars 1982 : Réception de la
Charte émise par l'Inspecteur général des institutions
financières du Québec.
• 12 juin 1982 : Assemblée générale
de fondation et approbation des Statuts et règlements
avec la participation de trente-trois (33) membres en
règle.
Disons tout de suite que, devant la
réticence de plusieurs personnes à rejoindre
l'association : « Nous ne sommes pas devenus sourds,
nous sommes malentendants », l'assemblée générale de mai
1990 vote une modification à la dénomination officielle.
• 4 juin 1990 : Réception de la
Charte modifiant la dénomination officielle qui devient:
ASSOCIATION DES DEVENUS SOURDS ET
DES MALENTENDANTS DU QUÉBEC
ESSAIMAGE :
Peu à peu, des personnes de tous
les horizons du Québec adhèrent à l'association.
L'éloignement rend difficile, sinon impossible, une
participation concrète aux causeries-échanges, aux
ateliers de pratique de lecture labiale, aux rencontres
d'intégration, etc. Très tôt, surgit le besoin d'un
bulletin de liaison qui assurerait un contact plus
régulier avec les membres, leur apporterait
informations, références, soutien, et leur permettrait
d'exprimer leur vécu, leurs idées, leurs suggestions.
C'est ainsi que la revue SOURDINE parut pour la première
fois en avril 1984. À cadence variable, elle a maintenu
le contact. Au moment de célébrer le trentième
anniversaire, elle en est à sa 193e parution.
Il n'en demeure pas moins que les
rassemblements-contacts-échanges restent l'outil
privilégié pour désamorcer les inconvénients inhérents à
la déficience auditive et pour développer des stratégies
de communication efficaces. C'est pourquoi
l'ADSMQ-Montréal encourage, soutient et fournit les
moyens pour la mise en place de points de rassemblement
(secteurs ou organismes autonomes).
Directement ou indirectement, des
secteurs ADSMQ ou des regroupements de personnes
devenues sourdes et malentendantes ont vu le jour, issus
soit de la fondation ADSMQ de Montréal, soit de
l'exemple ou du modèle de celle-ci.
• Décembre 1984 - Regroupement des
malentendants québécois (AMQ) - Québec
• Association, Malentendants,
Malentendantes, Centre du Québec Inc.
• Association des personnes en perte
auditive des Bois-Francs
• Février 1987 -
Association de l'ouïe de l'Outaouais (A.D.O.O.) - Hull
• Avril 1987 - ADSMQ Secteur
Sorel-Tracy
• Août 1987 - ADSMQ Secteur
Sud-Ouest-Valleyfield
• Octobre 1989 - ADSMQ Secteur
Rive-Sud-Longueuil
• Août 1996 - A.S.E.M. Secteur
Abitibi-Témiscamingue
• Juin 2000 - ADSMQ Secteur des MRC
de l'Assomption et des Moulins-Lachenaie
LE SECRÉTARIAT VOYAGE !
Au gré des prêts de locaux, en
raison de réaffectations de bâtisses où nous avions
trouvé refuge, ou dans le but de mieux répondre aux
besoins grandissants d'espace pour le secrétariat et les
activités, l’association a dû déménager plusieurs fois :
Novembre 1981 au 15 avril 1983
Centre Champagnat : 5017 rue
Saint-Hubert, Montréal
15 avril 1983 au 14 septembre 1987
Institut
Raymond-Dewar : 3600 rue Berri, Montréal
14 septembre 1987 au 15 mai 1990
Maison de la Surdité : 10 055 rue
Papineau, Montréal
15 mai 1990 au 24 juin 1992
Institut Dominique-Savio : 9335 rue
Saint-Hubert, Montréal
24 juin 1992 au 1er juillet 1997
Centre 7400 : 7400 boulevard
Saint-Laurent, bureau 529, Montréal
1er juillet 1997 au 15 juin 2011
Centre 7400 : 7400 boulevard
Saint-Laurent, bureaux 35 et 36, Montréal
15 juin 2011 à aujourd'hui
1951, boul. de Maisonneuve Est,
bureau 001, Montréal
LES PRÉSIDENTS :
L'association est administrée par
un conseil de sept personnes qui élisent chaque année,
parmi elles, celui ou celle qui assume la présidence de
ce conseil. Par ordre chronologique, voici le nom des
personnes qui ont, tour à tour, et pour des périodes de
durée variable, présidé à la bonne marche de l'ADSMQ :
Robert Bélisle
Michelle Boudreau-Quevillon
Christophe Plante
Léon Bossé
Thérèse Mailhiot
André Larivière
Françoise
Leclerc
Solange Ouellette
André Lachance
Estelle Montambeault
Mariette Lauzon
Yves Dion
Albert English
Maurice Arsenault
Michel Nadeau
















