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Patientez
quelques minutes
encore et vous
saurez tout sur
le monde
fascinant de
l'enseignement
aux sourds.
Les
gens
Ignace Bourget
Un personnage
fort important
de l'histoire
est sans nul
doute Mgr Ignace
Bourget qui, en
1831 alors qu'il
n'était qu'abbé,
a réussi à
obtenir de
l'argent du
gouvernement
afin que s'ouvre
à Québec la
première école
pour
sourds-muets,
dirigée par
l'avocat Ronald
MacDonald. Elle
était située au
31 rue d'Auteuil
et a dû fermer
ses portes en
1834 faute
d'argent.
En 1836, l'abbé
Prince,
directeur du
collège de
Saint-Hyacinthe
ouvre grandes
les portes de
l'annexe de son
collège aux
enfants sourds.
M. Caron, un
ancien élève
sourd de l'école
de Québec, en
devient le
directeur.
L'école manque
aussi d'argent
et doit
malheureusement
fermer ses
portes.
Entre-temps, Mgr
Bourget ne perd
pas courage et
poursuit son
travail afin de
dénicher de
l'argent pour
ouvrir une
institution à
Montréal.
Le
père Charles-Irénée Lagorce
Pas très loin
de
Saint-Hyacinthe,
à
Saint-Charles-sur-Richelieu,
vivait en 1847
un prêtre du nom
de l'abbé
Charles-Irénée
Lagorce, clerc
de
Saint-Viateur,
qui avait deux
sourds dans sa
paroisse qu'il
voulait faire
communier.
Connaissant
l'expérience de
l'école de
Saint-Hyacinthe,
il invita M.
Caron à venir
instruire les
jeunes sourds
directement dans
son presbytère
afin de les
préparer pour
leur communion.
Pendant ce
temps, Mgr
Bourget
poursuivait
toujours sa
sensibilisation
du gouvernement
afin que ce
dernier accepte
d'offrir une
bonne éducation
aux jeunes
sourds, mais le
gouvernement
refusait de s'en
occuper. Fatigué
d'attendre, Mgr
Bourget décida
de fonder
lui-même cette
école et demanda
à l'abbé Lagorce
d'en être le
directeur. La
première école
ouvrit
officiellement
ses portes le 27
novembre 1848
dans un hospice
pour orphelins
qui était situé
là où est
maintenant la
brasserie
Molson, rue
Notre-Dame.
Chaque dimanche,
l'abbé Lagorce y
recevait filles
et garçons
sourds afin de
leur apprendre
les signes et la
religion
chrétienne. Deux
ans plus tard,
l'école déménage
dans une bâtisse
érigée sur la
rue
Saint-Dominique.
Le père Lagorce
en sera le
directeur
jusqu'en 1856.
L'école
demeurera sur la
rue
Saint-Dominique
jusqu'en 1921 et
portera le nom
d'Institution
catholique des
sourds-muets
pour la province
de Québec. Puis
l'Institution
déménagera au
7400 boulevard
Saint-Laurent où
l'enseignement
aux sourds se
poursuivra
jusqu'en 1978.
L'Institution
catholique
changera de nom
en 1968 pour
l'Institution
des sourds de
Montréal.
Les
sœurs Gadbois
L'histoire des
jeunes filles
sourdes est
intimement liée
à celle des cinq
sœurs Gadbois.
Toutes des sœurs
de la
Providence, les
sœurs Gadbois
ont non
seulement mis
sur pied
l'éducation aux
jeunes filles
sourdes-muettes
mais aussi
«bâti»
l'Institution
des
sourdes-muettes
de la rue Berri,
bâtiment dans
lequel on se
trouve
aujourd'hui et
qui a connu
plusieurs phases
de construction.
Non content
d'avoir ouvert
un collège pour
garçons
sourds-muets,
Mgr Bourget
poursuivit son
entreprise
d'éducation des
sourds-muets en
contactant sœur
Émilie
Tavernier-Gamelin,
supérieure des
Soeurs de la
Providence.
Veuve et mère de
trois enfants
morts en bas
âge, sœur
Gamelin a décidé
de prendre le
voile et de
fonder la
congrégation des
Sœurs de la
Providence, une
œuvre vouée aux
plus démunis de
la société.
Sœur Gamelin
confia à sœur
Albine Gadbois
(Marie de
Bonsecours)
l'éducation des
jeunes filles
sourdes-muettes.
C'est donc à
l'âge de 18 ans
qu'elle assista
pour la première
fois à une leçon
du père Lagorce.
Ce fut une
révélation pour
elle et elle
décida de dédier
sa vie à aider
les jeunes
sourdes-muettes.
Vers 1850, elle
s'occupa plus
particulièrement
de l'éducation
d'une jeune
fille
sourde-muette de
huit ans,
Margaret
Hantley, qui
devint plus tard
religieuse. Son
succès avec
Margaret, que
personne ne
croyait pouvoir
instruire,
éveilla
l'attention de
Mgr Bourget et
de Mère Gamelin.
On lui confia
ensuite une
autre fillette,
Georgianna
Lavallée. Puis
en 1853, c'est
dix jeunes
filles qu'elle a
à éduquer. Afin
de parfaire ses
méthodes
d'enseignement,
on l'envoie avec
sa sœur Azilda
(sœur Ildefonse)
un an à New
York. Ramenant
quelques
sourdes-muettes
américaines afin
de leur
enseigner la
religion
catholique, le
nombre de jeunes
filles du
pensionnat situé
à Longue-Pointe
passe désormais
à vingt. Sœur
Albine Gadbois,
en compagnie de
sa sœur
Philomène (sœur
Philippe-de-Jésus),
ira aussi trois
mois en Europe,
apprendre la
méthode
enseignée en
Belgique, en
France, en
Grande-Bretagne
et en Irlande
afin
d'introduire la
parole chez les
sourds-muets,
méthode qu'elle
appliquera dès
1970.Soeur
Albine Gadbois
deviendra
ensuite
supérieure de
l'Institution
des
sourdes-muettes
de Montréal. En
plus
d'intéresser ses
propres sœurs à
l'éducation des
sourdes-muettes,
sœur Albine,
ardente
défenderesse de
ces jeunes
filles, convainc
même ses parents
de devenir
famille
d'accueil. Après
le décès de la
mère, survenue
en avril 1864,
le père Gadbois
transforma sa
maison en
succursale de
l'Institution
des
sourdes-muettes
et y recevait
des
pensionnaires et
c'est cette même
année que
s'ouvrent les
portes de
l'Institut de la
rue Saint-Denis.
En 1874, sœur
Albine Gadbois
meurt à l'âge de
44 ans des
suites d'une
maladie qui la
rendit aveugle
pendant environ
six mois. C'est
sa sœur Azilda
(sœur Ildefonse)
qui prit la
relève de
l'Institution
pendant trois
ans, soit
jusqu'à son
décès en 1877 à
l'âge de 43 ans.
La sœur jumelle
d'Azilda,
Malvina (sœur
Marie-Victor),
prit en charge
l'Institution.
Sœur
Marie-Victor
mourut à 44 ans
et sœur
Philomène prit
la relève de
l'institut,
direction
qu'elle assuma
de 1879 à 1886
et de 1894 à
1906. Sœur
Philomène est
décédée à
l'Institution en
1907. Une
cinquième sœur
Gadbois,
Césarie,
travaillera
aussi une bonne
partie de sa vie
à l'Institution
des
sourdes-muettes
de Montréal ou à
son "annexe" de
Beloeil. Devenue
sourde à 71 ans
et presque
aveugle, elle
mourut à Beloeil
à l'âge de 76
ans.
Nous pouvons
donc dire que la
famille Gadbois,
père, mère et
cinq des sept
filles, ont
travaillé de
sorte que les
sourdes-muettes
reçoivent une
éducation à la
mesure de leur
intelligence.
Ludivine
Lachance
L'Institution ne
se contentera
pas d'éduquer
les jeunes
filles
sourdes-muettes,
elle
accueillera, en
1924, une
première jeune
fille
sourde-muette-aveugle,
Ludivine
Lachance, qui a
vécu par la
suite à
l'Institution et
y est décédée.
En 1930, un
département fut
ouvert pour
répondre
spécifiquement
aux besoins des
jeunes femmes
sourdes, muettes
et
aveugles.
Gaston
Robitaille
Les clercs de
Saint-Viateur
n'étaient pas en
reste puisqu'ils
accueillaient,
eux aussi, des
garçons sourds,
muets et
aveugles. Gaston
Robitaille a été
le premier
d'entre eux.
Éduqué avec
patience par le
frère Alfred
Graveline,
Gaston a vécu à
l'Institution où
il est décédé
accidentellement.
Lucien Pagé
Lucien Pagé est
un clerc de
Saint-Viateur.
Ordonné prêtre
en 1925, on lui
confie
l'enseignement
aux sourds à
l'Institution
des sourds de
Montréal dont il
sera le
directeur de
1936 à 1947. Ne
connaissant
absolument rien
à la surdité, il
lit, observe et
s'informe afin
d'être à la
hauteur de la
tâche. Ses
études sur la
surdité
l'amènent à
développer un
programme
pédagogique, à
écrire des
articles et à
donner des
conférences sur
le sujet dans
les sociétés
pédagogiques,
les écoles et
même à la radio.
Il collaborera à
la mise sur pied
de l'école de
phonétique de
l'hôpital
Sainte-Justine.
Sa renommée fut
telle qu'il fut
invité à faire
une
démonstration de
ses méthodes à
Chicago et à
Saint-Louis aux
États-Unis, à
l'été 1933,
devant des
professeurs du
Canada, du
Mexique, de la
Suisse, et
l'Italie et du
Japon. En 1936,
il devint
supérieur de
l'Institut,
poste qu'il
occupera
jusqu'en 1947
alors qu'il
deviendra
supérieur des
clercs de
Saint-Viateur.
Sa méthode
active
d'enseignement
fut même
appliquée aux
entendants,
étendant donc
son influence
pédagogique
au-delà de
l'Institution et
de
l'enseignement
aux sourds.
Homme déterminé,
il a insisté
auprès des
autorités
gouvernementales
pour faire
progresser
l'Institution.
Voici un exemple
pour expliquer
un peu le type
d'homme qu'il
était : un des
fonctionnaires
du gouvernement
avait un jour
avoué à un autre
clerc qu'il
était prêt à
recevoir tous
les clercs
ensemble, mais
suppliait de ne
pas avoir à
recevoir le père
Pagé tout seul !
C'est à cause de
son intervention
auprès des
autorités
compétentes
qu'il stoppa le
projet d'une
autre communauté
religieuse de
créer une
institution à
Québec,
réservant aux
clercs le droit
unique de le
faire. Et c'est
ce qu'il fit,
présidant la
construction de
ce qui a été
connu comme
l'Institut de
Charlesbourg, sa
fierté, dont il
devint le
supérieur en
1960, soit un an
avant son
ouverture
officielle en
1961. Il mourut
le 20 novembre
1964, à l'âge de
65 ans, assis
derrière son
bureau de
directeur de
l'Institut de
Charlesbourg.
Joseph
Paquin
Le père Joseph
Paquin, clerc de
Saint-Viateur, a
passé toute sa
vie active à
l’Institution
des Sourds de
Montréal et à
l’Institution
des Sourds de
Charlesbourg,
comme
professeur, père
spirituel,
directeur des
études ou
assistant-supérieur.
Il a enseigné un
an dans le vieil
immeuble de la
rue
Saint-Dominique,
treize ans à
l’Institut, rue
Saint-Laurent et
quatre ans à
l’Institut de
Charlesbourg. Il
adapta des
manuels à
l’enseignement
aux sourds et
forma des
maîtres à
Montréal et à
Québec. Il
voyagea même aux
États-Unis afin
d’accroître ses
connaissances
sur les méthodes
d’enseignements
aux sourds. Il
fut, sans
contredit, le
spécialiste le
mieux renseigné
et le plus
compétent de
l’Institution
des Sourds-Muets
de
Montréal.
Raymond
Dewar
Raymond Dewar
est un Ontarien
devenu sourd à
l'âge de huit
ans des suites
d'une méningite.
Jeune homme
brillant, il
étudie à
l'Institution
des sourds de
Montréal puis à
l'Université du
Québec où il
obtient un
baccalauréat en
éducation
adaptée.
Dès septembre
1975, il
enseigne à
l'Institut des
Sourds de
Montréal puis,
en 1980, il
devient
professeur de
français au
secteur sourd de
la polyvalente
Lucien-Pagé de
Montréal. Il
enseigne aussi
la langue des
signes
québécoise à
l'Institut et le
français à
l'éducation des
adultes sourds
du Centre
Champagnat. Il
s'est impliqué
avec énergie
dans tous les
mouvements de
défense des
droits des
personnes
sourdes et
malentendantes,
laissant une
marque
indélébile dans
le monde
associatif sourd
en tant que
directeur de
l'Association
des Sourds du
Montréal-Métropolitain
et président du
Centre québécois
de la déficience
auditive. Il
intervient au
nom de la
communauté
sourde auprès du
gouvernement
québécois afin
de promouvoir
l'intégration
des personnes
handicapées.
En plus de son
travail et de
son bénévolat,
Raymond a adapté
en signes la
pièce de théâtre
Les enfants du
silence, pièce
dans laquelle il
jouait lui-même
lors de son
décès accidentel
survenu le 27
octobre
1983.
Les
édifices
Polyvalente
Lucien-Pagé
En 1975,
l'intégration
des personnes
handicapées dans
le réseau
scolaire
s'amorçait.
C'est cette même
année que
s'ouvrait la
polyvalente
Lucien-Pagé,
nommée en
l'honneur du
clerc de
Saint-Viateur
dont on connaît
désormais
l'ardent
travail. La
polyvalente,
comme vous le
savez sûrement,
accueille de
jeunes
adolescents
sourds de niveau
secondaire.
L'Institut
de Charlesbourg
En 1979,
l'Institut ferme
ses portes et
l'édifice
devient le
centre de
réadaptation
Dominique-Tremblay. École
Joseph-Paquin
Au moment de la
fermeture de
l'Institut des
sourds de
Charlesbourg,
les jeunes
sourds sont
transférés à
l'école
Joseph-Paquin
qui poursuit
encore ses
activités
aujourd'hui.
L'école offre
des services aux
jeunes sourds,
ainsi qu'aux
sourds
multihandicapés
École
Gadbois
Deux ans plus
tard, soit en
1981, l'école
Gadbois ouvre
ses portes à
Montréal afin
d'offrir les
mêmes services
que l'école
Joseph-Paquin de
Québec. Elle est
toujours active
aujourd'hui.
Institut des
sourdes-muettes
L'Institution
des
sourdes-muettes
ferme
définitivement
ses portes en
1975 et les
sœurs de la
Providence se
joignent aux
clercs de
Saint-Viateur
afin de
poursuivre leur
œuvre
d'enseignement
encore quelques
années. Mais
deux ans plus
tard, soit en
1977, le service
de
l'enseignement
de l'Institution
des sourds de
Montréal est
transféré au
ministère de
l'Éducation,
régi par la
Commission des
écoles
catholiques de
Montréal. Le
projet
d'intégration
des personnes
handicapées est
déjà en cours
depuis 1971.
Institut des
Sourds de
Montréal
C'est en 1983
que l'Institut
des sourds de
Montréal ferme
ses portes et
devient un
centre de
réadaptation. Le
Centre déménage
ensuite dans le
bâtiment de
l'ancienne
Institution des
sourdes-muettes
(pavillon
Saint-Joseph) et
devient
officiellement,
le 22 novembre
1983, l'Institut
Raymond-Dewar.
L'édifice qui
abritait
l'Institut des
sourds devient
un lieu de
réunion,
désormais connu
sous
l'appellation de
Centre 7400.
Collège des
Sourds du Québec
Gaston Forgues
est un père
d'enfant sourd
gestuel.
Sensibilisé très
tôt à la
surdité, il a
été famille
d'accueil pour
plusieurs jeunes
sourds de l'est
du Québec.
Fondateur de la
Fondation des
Sourds du
Québec, M.
Forgues a été
l'instigateur de
plusieurs
entreprises de
valorisation des
Sourds. En 1998,
il ouvrait le
Collège des
Sourds à
Saint-Augustin-de-Desmaures,
en banlieue de
Québec, afin
d'offrir aux
jeunes sourds du
primaire un
enseignement
adapté en langue
des signes.
Cette initiative
avait pour
objectif de
démontrer aux
décideurs que
l'enseignement
en LSQ donne des
résultats plus
probants que les
autres types
d'enseignement.
L'expérience fut
concluante
puisque le
gouvernement
ouvrait, en
septembre
dernier, une
école à Montréal
où
l'enseignement
est dispensé en
langue des
signes
québécoise.
Conclusion
Vous savez, on
lit bien souvent
le nom de
personnes
disparues sur
les édifices que
l'on a nommés en
leur honneur. On
ne sait que
rarement
l'histoire qui
se cache
derrière un
simple nom.
J'espère
qu'aujourd'hui
je vous ai
éclairé un peu
plus sur la
famille et les
sœurs Gadbois,
sur Lucien Pagé,
sur Joseph
Paquin, sur
Raymond Dewar,
des pionniers du
monde des sourds
que l'on ne
souhaiterait pas
oublier tant
leur
contribution fut
grande et dont
on a immortalisé
la mémoire en
nommant des
lieux importants
pour nos jeunes
de leur nom, en
guise de
remerciement
posthume pour
leur travail
acharné à
défendre les
droits des
personnes vivant
avec une
surdité. Il y a
de ces personnes
qui passent dans
nos vies et qui
nous marquent à
tout jamais. En
plus de Raymond
Dewar que j'ai
connu
personnellement,
laissez-moi vous
parler d'un
homme qui a
laissé sa trace
dans le monde de
la surdité et
qui nous a
quittés tout
récemment.
Jean-Guy
Beaulieu
Homme d'honneur
et
pince-sans-rire,
Jean-Guy
Beaulieu était
aimé de ses
collaborateurs
et amis. Son
départ, le 20
août 2001,
laissera un
grand vide...
D'abord
enseignant, M.
Beaulieu est
ensuite devenu
sourd, ce qui ne
l'a toutefois
pas empêché
d'enseigner à la
clientèle sourde
de la
polyvalente
Lucien-Pagé
d'une main
ferme, mais
juste. Puis,
ayant pris sa
retraite de
l'enseignement,
il a entrepris
de défendre ses
confrères et
consœurs sourds
et malentendants
en devenant, en
1986, directeur
général du
Centre québécois
de la déficience
auditive, poste
qu'il occupera
jusqu'en 1995.
Au cours de son
passage au CQDA,
il a
principalement
travaillé à la
sensibilisation
de la population
à la surdité, ce
qui a mené à la
production de la
vidéo Accès 2000
et à des
formations-terrains.
Outre la
sensibilisation,
il a investi
beaucoup
d'énergie au
développement du
CQDA ainsi qu'à
l'ouverture de
services devenus
maintenant des
acquis tels que
le Service
relais Bell et
le sous-titrage
à la télévision.
Son travail, il
l'a effectué
avec peu de
ressources
financières à un
moment où tout
était à faire en
matière de
services aux
personnes vivant
avec une
surdité. Homme
de cœur, il
s'est impliqué
dans plusieurs
comités et
associations de
personnes
sourdes ou
malentendantes à
titre de
directeur
général du CQDA
et/ou de
bénévole. Et,
bien qu'il ait
pris sa retraite
de la vie active
en 1995, il n'en
demeurait pas
moins très
impliqué
bénévolement
dans la
communauté
sourde,
continuant à
partager sa
grande expertise
et sa grande
sagesse en tant
que secrétaire
du Club Lions
Montréal-Villeray
(Sourd), du Club
abbé de l'Épée,
membre du
conseil
d'administration
du Centre
Notre-Dame-de-Fatima
et du comité
organisateur de
son 50e
anniversaire,
bénévole à
L'Étape,
directeur de la
Fondation de la
surdité de
Montréal,
bénévole à
l'Institut
Raymond-Dewar,
membre du comité
organisateur du
25e du CQDA et
rédacteur de la
partie surdité
de l'album
commémoratif et
de
sensibilisation,
membre du Comité
du suivi de
l'après-sommet
du CQDA, etc.
Au moment de son
décès, il était
président du
Centre de
communication
adaptée. Nous
nous
rappellerons
tous d'un homme
d'une très
grande dignité,
doté d'un humour
charmant. Un
homme
respectueux qui
était respecté
de tous. Un
homme de cœur
qui restera
longtemps gravé
dans le nôtre.
Je pourrais
vous nommer
quelques autres
personnes qui
ont laissé leur
trace dans ma
vie et dans la
communauté, tant
à la fin du XXe
siècle qu'en ce
début de XXIe,
mais plutôt que
de le faire, je
cède ma place à
d'autres
personnes qui
sauront encore
mieux que moi
rendre hommage à
l'un d'entre eux
qui, j'en suis
sûr, sera le
héros de la
génération de
demain.
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