| Élue sous la
bannière du Bloc
qu��bécois, madame
Caroline St-Hilaire
est députée de
Longueuil depuis le
2 juin 1997. Elle
est la plus jeune
femme à siéger ���������� la
36e législature du
Parlement canadien.
Caroline St-Hilaire
est leader
parlementaire
adjointe du Bloc
québécois et
porte-parole en
matière de Sport
amateur. |
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Son engagement
social et son goût
pour la politique
remontent au moment
de son adolescence
où elle suit de près
la carrière
politique de son
père qui fut
conseiller municipal
à Longueuil pendant
huit ans. |
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Diplômée du
collège
Charles-Lemoyne,
elle complète un DEC
au Cégep du
Vieux-Montréal et
poursuit ses études
à l'UQAM où elle
obtient un
baccalauréat en
administration.
Pendant ses études,
Caroline St-Hilaire
occupe
principalement ses
loisirs à la
pratique de son
sport favori : le
patinage artistique
de compétition. Elle
accumule également
diverses expériences
de travail dans les
domaines du loisir,
de l'administration
et de la gestion du
personnel. |
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Professionnellement,
un travail au sein
de la SODRAC
(Société du droit de
reproduction des
auteurs,
compositeurs et
éditeurs du Canada)
lui fait découvrir
son admiration pour
les artistes et
l'importance de
l'identité
culturelle
québécoise. Cette
expérience l'amène à
fonder sa propre
entreprise en
gestion de droits
d'auteur et
consultation pour
les auteurs,
compositeurs,
éditeurs et
producteurs de
disques. Après deux
années consacrées à
la défense des
artistes, elle
décide de fonder la
SOPREF (Société de
promotion pour la
relève musicale de
l'espace
francophone) et de
siéger à titre de
trésorière au
conseil
d'administration. |
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Conjointe de
Stéphan Tobin,
Caroline St-Hilaire
est l'heureuse maman
d'Étienne, né le 17
septembre 1998. Au
moment où vous lirez
ces lignes, elle
sera de nouveau la
maman d'un autre
garçon. Elle
maîtrise les langues
française et
anglaise ainsi que
le langage des
signes (LSQ). À cet
effet, elle a
particulièrement à
cœur tous les
dossiers qui
touchent la
population
malentendante. |
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Nous
reproduisons,
ci-après, l'entrevue
qu'elle a
accordée à
votre président,
monsieur Michel
Nadeau. |
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Mme St-Hilaire a
perdu l'audition à
l'oreille gauche à
l'âge de 16 ans
suite à une
perforation du
tympan. Elle entend
toutefois très bien
de l'oreille droite.
Même si elle n'a pas
passé d'audiogramme
récemment, elle dit
entendre à 95% avec
sa bonne oreille. |
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Mme St-Hilaire a
toujours eu des
problèmes d'oreilles
depuis qu'elle est
au monde. Pour elle,
c'est naturel et
elle n'est pas mal à
l'aise d'en parler.
Elle compare cela à
une personne qui
porte des lunettes.
Elle demande tout
simplement aux gens
de parler plus fort,
lentement et
d'articuler. C'est
sûr qu'il lui faut
se concentrer
davantage, mais
comme elle dit : «
On en vient à
développer des
aptitudes ». Elle
voit même des
avantages à être
malentendante comme
par exemple ne pas
entendre les
niaiseries! Mme
St-Hilaire ne voit
pas sa déficience
auditive comme un
problème ou un
handicap. Elle
s'affirme et au fil
des ans elle a
développé des
stratégies comme
savoir où s'asseoir
au resto ou à une
réunion pour ne rien
manquer de la
conversation. |
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Au travail, elle
dit ne pas avoir de
problèmes. Les gens
coopèrent car ils
sont surpris de voir
qu'elle entend moins
bien malgré son
jeune âge. À la
maison, elle fait
attention par
exemple de ne pas
dormir sur son
oreille droite. Elle
dit avoir développé
des réflexes qui
font qu'elle le
ressent quand son
enfant a besoin
d'elle. Mme
St-Hilaire a appris
la LSQ (langue des
signes québécoise)
alors qu'elle était
à l'université.
Aujourd'hui, elle
l'enseigne à son
petit garçon de 4
ans. C'est une
expérience très
enrichissante,
dit-elle. |
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À Ottawa, Mme
St-Hilaire
s'implique pour que
les crédits d'impôt
ne soient pas
enlevés aux
personnes
handicapées qui en
bénéficient déjà et
pour que toutes les
émissions télévisées
en français soient
sous-titrées. Il y a
encore beaucoup de
travail d'éducation
à faire de ce côté,
nous dit-elle. À
chaque année durant
le mois de la
communication, en
mai, Mme St-Hilaire
fait une déclaration
en LSQ à la Chambre
des Communes. Elle
nous dit qu'il y a
une volonté
politique de faire
bouger les choses et
que ce n'est qu'une
question de temps
pour avoir 100 % des
émissions
sous-titrées en
français. |
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Du côté anglais,
c'est déjà fait à 95
%. Elle invite les
associations à
poursuivre leur
travail de
représentation et à
écrire directement à
madame Sheila Copps
pour faire accélérer
les choses. Il faut
faire une
mobilisation pour le
sous-titrage, selon
madame St-Hilaire. |
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Sur le plan
provincial, Mme
St-Hilaire nous
encourage à faire
des pressions auprès
du ministre de la
Santé pour faire en
sorte que les
malentendants
puissent recevoir la
prothèse qui leur
convient le mieux,
et deux quand c'est
nécessaire. Elle
considère que le
temps est très
approprié pour
interpeller tous les
partis politiques. «
Comme il y aura des
élections l'an
prochain, c'est le
temps de leur
demander des
engagements », nous
dit madame
St-Hilaire. Elle est
toutefois consciente
que ce n'est pas
toujours facile à
obtenir. |
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Voilà maintenant
cinq ans que Mme
St-Hilaire fait la
navette entre
Longueuil, son lieu
de résidence
permanente, et
Ottawa. Elle en est
à son deuxième
mandat avec le Bloc
québécois. Elle dit
avoir toujours été
une souverainiste
convaincue et s'est
donc engagée très
tôt en politique. En
regard des élections
prochaines tant au
fédéral qu'au
provincial, elle
nous dit que cela va
être très
intéressant à
surveiller mais ne
se risque pas à
faire de
prédictions. |
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Malgré ses
horaires très
chargés, madame
St-Hilaire arrive à
concilier travail et
vie familiale. «
J’ai un conjoint
extraordinaire qui
m'aide beaucoup »,
nous dit-elle. De
son côté, elle se
concentre sur ce qui
est important pour
ne pas avoir de
remords. Par
exemple, une fois
qu'elle aura terminé
son congé de
maternité, elle
entend amener son
nouveau-né avec elle
à Ottawa. Une
gardienne en prendra
soin le jour pendant
qu'elle travaillera
et, le soir venu,
elle prendra la
relève. Dans la vie,
nous dit-elle, il
faut savoir ce que
l'on veut et
apprendre à
concilier en
conséquence. Madame
St-Hilaire est une
jeune femme qui sait
assurément ce
qu'elle veut et qui
conjugue sa vie de
mère et de
politicienne avec
enthousiasme et
détermination. |