Ce groupe de discussion vise à favoriser les échanges
entre les personnes aux prises avec une maladie causant la surdité,
telles que la neuropathie, la maladie de Ménière, le cholestéatome,
l’ossification, le neurinome, l’otospongiose, etc.
Faites part de vos expériences avec les divers
appareils auditifs disponibles, allant de lasimple prothèse analogique au plus sophistiqué implant
cochléaire.
Dès que la
neige disparaît et que le soleil sort ses chauds rayons, un
projet nous hante immédiatement l’esprit : les vacances
d’été. Finie la course contre la montre! Quelques semaines à
relaxer au soleil, à manger quand bon nous semble, tout pour
se changer les idées de la petite routine quotidienne. Nous
continuons donc nos journées de travail en nous disant que
de précieux jours de congé nous attendent sous peu.Ces vacances, nous les avons tous méritées et nous en
avons inévitablement besoin afin de décrocher et refaire le
plein d’énergie.
Je me suis souvent demandé quelle en était la provenance.
Tout comme vous, je n'étais pas sans ignorer que nos
ancêtres, travailleurs acharnés, ne connaissaient pas cette
période de répit.C'est en furetant sur Internet que j'enai découvert l'origine.
Qu'elle ne fut pas ma surprise d'apprendre que…
les vacances furent longtemps suspectées d’encourager une oisiveté
condamnable… Jusqu’à ce qu’elles deviennent un temps
privilégié de la société des loisirs. « Les campeurs
s’éternisent au moment du petit-déjeuner, ils réalisent le
rêve populaire de la grasse matinée : disposer librement de
son temps à la façon de ces rentiers qui attendaient, dans
leurs draps de soie, qu’un domestique leur portât le
petit-déjeuner et le journal (1). »
Quoi que l’on fasse, les vacances ont toujours été associées
à un temps de repos donnant droit à la paresse. On se trompe
pourtant bien souvent sur le sens originel du mot vacances.
Avant que celles-ci ne connotent une dépense improductive du
temps, elles désignaient au Moyen Âge l’interruption des
audiences des tribunaux pendant la saison des moissons et
des vendanges. Un temps – de juillet à octobre – qui, loin
d’être un droit au repos, mobilisait le labeur d’une bonne
partie de la population.
C’est en fait au XIXe siècle que se construit une
véritable pratique sociale des vacances, au sens
contemporain du terme. Ce sont alors les classes aisées qui
s’en octroient. Aristocrates et grands bourgeois se mettent
à quitter régulièrement leur résidence urbaine pour de
nouveaux lieux de villégiature en bord de mer ou de
luxueuses croisières en paquebot durant lesquelles la
vacuité du temps autorise le farniente, et toute une
sociabilité érotique (2).
Dans son essai provocateur, Paul Lafargue fustige les
bourgeois « accroupis dans la paresse », et propose de
rendre au peuple les loisirs qui, avant le temps de
l’industrialisation, lui permettaient « de goûter les joies
de la terre, pour faire l’amour, pour rigoler, pour
banqueter joyeusement en l’honneur du réjouissant dieu de la
fainéantise. »Jouissance
et facilitéPour les travailleurs des mines, des
usines ou des bureaux d’un capitalisme industriel en pleine
expansion, il faudra pourtant encore attendre pour goûter
aux vacances.
En France, la journée de repos hebdomadaire n’est inscrite
dans la loi qu’en 1906 et les congés payés, à raison de deux
semaines par an, sont accordés aux travailleurs en 1936 par
le Front populaire. Une mesure qui n’ira pas sans susciter
de vives résistances. Au nom de toute une morale du labeur,
les milieux conservateurs accusent Léon Blum de faire perdre
le goût du travail aux ouvriers français et « d’encourager
l’esprit de jouissance et de facilité ».
C’est pourquoi le principal argument en faveur des vacances
est la nécessité d’accorder un temps nécessaire à la
reproduction de la force de travail.Après la
Seconde Guerre mondiale, l’augmentation des niveaux de vie
et des congés annuels (troisième semaine accordée en 1956,
quatrième en 1969) va de pair avec l’avènement de la société
des loisirs. Les associations se multiplient, offrant
colonies et camps, maisons familiales, voyages organisés
pour les travailleurs…
C’est l’heure de gloire de l’éducation populaire.Puisque
nous avons la chance de vivre à cette époque de loisirs,
réjouissons-nous et profitons-en pour savourer ces vacances
tant attendues.
Bonnes vacances à tous nos lecteurs !
Passez un bel été en souhaitant que Dame nature soit de
votre côté.
NOTES
(1) Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur, Payot, 1998.
(2) Alain Corbin, L’Avènement des loisirs, 1850-1960,
Aubier, 1995.
Lorsque vous lirez ces lignes, le
lancement officiel de la quatrième édition du Répertoire des
salles de spectacles sera déjà un événement du passé.La production d'un tel ouvrage demande patience et
diligence.Il
m'aurait été ardu de mener ce projet à terme sans l'aide
inestimable de nombreuses personnes.
Je tiens à remercier très sincèrement tous les membres
du comité pour leurs excellentes suggestions de présentation
et tout particulièrement messieurs Michel Nadeau et Gilbert
Poitras qui m'ont appuyé tout le long du montage.Il faut bien le dire, une paire d'yeux, malgré toute
la bonne volonté que l'on peut y mettre, n'est pas
suffisante pour mener à bien un tel projet.Minutie et concentration sont à l'ordre du jour
lorsque vous devez ordonner plus de 150 établissements
offrant des salles de spectacles équipées d'un système
d'aide à l'audition et ce, répartis sur quelque cinquante
pages en y
incluant le sommaire et l'index. Leur aide m'était
nécessaire afin dedénicher la moindre faille et de vous présenter un
produit frôlant la perfection.C'est du moins ce que nous avons tenté d'obtenir
mais, cette qualité ne faisant pas partie de la nature
humaine, il est fort possible que quelques erreurs s'y
soient glissées malgré tous les efforts que nous y avons
apportés.
Grâce à la contribution financière de nos partenaires,
il nous est possible de vous l'offrir gratuitement.Tous nos membres le recevront avec l'envoi de la
présente édition de Sourdine.Cependant, nous sommes dans l'obligation de demander
à tous les autres de défrayer les coûts de port et de
manutention.Une
bien mince dépense individuelle mais combien dispendieuse si
nous devions en assumer les frais.
Je vous invite donc à consulter la
procédure à suivre afin de vous
procurer le Répertoire. Un petit carnet, facile à
transporter et bien utile à toute personne malentendante qui
désire s'assurer à l'avance qu'elle pourra comprendre le
spectacle auquel elle désire assister.Nous avons même été informés qu'il est également
adopté par certaines personnes qui entendent normalement,
car certaines d'entre elles utilisent leur baladeur afin de
ne rien manquer du spectacle et de ne pas être importunées
par les bruits ambiants.
L'été est à nos portes.
Cette merveilleuse saison estivale nous
incite à sortir plus fréquemment. C’est le temps des
pique-niques entre amis, à la campagne ou au fond du jardin.
Le temps des ballades, des découvertes, des vacances ou, à
tout le moins, de la sortie du petit train-train quotidien.
Et, pour vous reposer de tout cela, rien de mieux que
d'assister à un spectacle dans une salle équipée d'un
système d'aide à l'audition que vous pouvez maintenant
repérer un peu partout au Québec.
Je crois essentiel de remercier ici tous les
propriétaires de salles de spectacles de chaque région du
Québec qui ont eu à cœur de répondre favorablement aux
besoins des personnes malentendantes. Ceux-ci connaîtront
sûrement l'abondance car il est évident qu'une salle de
spectacles bien équipée est une salle comblée !
J'écris cet article une semaine avant
la Saint-Valentin.Quoique vous ne puissiez le lire qu'avec un certain
retard, je crois bien que le sujet traité est et sera encore
d'actualité.
Qu'importe alors que Cupidon ne fasse aucunementpartie de ma présente dissertation!
L'amour se manifeste de différentes
façons et il n'est pas obligatoirement viable que dans le
couple.Dès
notre enfance, nous recherchons l'amour, nous nous en
nourrissons et nous nous développons grâce à lui.L'enfant qui en est privé dès son jeune âge risque
même d'en mourir.
Heureusement que l'amour est l'énergie qui circule
autour du monde, qu'il existe partout et en toute chose.Même si vous en doutez, vos moments les plus sombresportent en eux une étincelle d'amour soit par son
besoin, soit par son manque, soit par le désir d'en créer
plus.
Qui n'a
jamais aimé?
Rares sont ceux qui n'ont jamais
connu l'amour au cours de leur vie.Si ce fut le cas pour certains, il est fort probable
qu'ils n'ont pas encore réussi à apprendre à s'aimer
eux-mêmes ou qu'inconsciemment ou volontairement ils se sont
toujours refusés à percevoir ce cadeau du Ciel.
L'amour étant la nourriture de l'univers, l'élément le plus
vital, ilest
bien difficile de s'en détacher sans ressentir au fond de
son cœur un véritable vide.Saviez-vous que, télépathiquement,les pensées de chacun sont toujours disponibles sur
le réseau universel?Ainsi, lorsque vous êtes en quête d'amour, la
rencontre d'un être à la recherche du même but n'est
nullement surprenante et n'a rien à voir avec le hasard ou
le destin.
L'amour
entraîne l'amour!
Aimer c'est
aussi se concentrer sur l'aide que nous pouvons apporter aux
autres.En
aimant, nous participons à notre propre évolution et,
conséquemment, nous ouvronsla porte de notre propre épanouissement et de notre
vitalité. N'avons-nous jamais ressenti toute l'énergie qui
s'emparait de notre être lorsque notre cœur se gorgeait
d'amour?
Nos
nombreuses préoccupations, notre incertitude, voire même nos
proprespeurs
nous font parfois oublier tous les bienfaits que peut nous
apporter l'abandon inconditionnel à l'amour de soi et des
autres. Pendant un court moment, pensons à ce que sera
demain.Pensons
à ce que nous pouvons faire pour dégager de l'amour autour
de nous et ainsi récolter le fruit de nos pensées en
ressentant plus d'amour à notre tour.
Cet article me fut inspiré par la
lecture d'un courriel reçu ce matin d'un être qui m'est très
cher et que j'adore depuis sa naissance.Il
possède cette grandeur d'âme dont je vous ai entretenu tout
le long de ma rédaction.Je ne suis donc pas étonné que, présentement, il
ressente tellement d'amour et qu'il vive le rêve de sa vie
car, de l'amour, il en a beaucoup donné.
Chapeau bas, je le salue et lui
souhaite de nombreuses années de bonheur!
Cette expression vous dit
quelque chose?
Très peu de Québécois en connaissentla signification, mais nous avons tous entendu parler
que de s'embrasser sous le gui au jour de l'An apportait
chance et prospérité tout au long de la nouvelle année.
Cette tradition est beaucoup plus répandue en Europe.
Ici au Québec et au Canada dans son entier, cette coutume nous
est étrangère. Quelques personnes vont le faire, mais c'est
plutôt auprès des anglophones et surtout aux États-Unis et dans
les pays anglo-saxons que cette pratique est la plus populaire.Mes
recherches m'indiquent que le gui, cette plante toujours verte,
d'où vient apparemment le mot guignolée (Au gui l'an neuf!),
était pour les Gaulois une plante sacrée. On trouve cette plante
parasite notamment sur le chêne, autre plante sacrée.
Éternellement vert sur un arbre qui, l'hiver, semble mort, le
gui était pour les Gaulois un symbole de l'immortalité.N'en recherchez surtout pas ici, car cette plante
n'existe pas au Québec.
Le baiser sous le gui Chez les
druides, le gui était aussi considéré comme une plante sacrée.
Selon eux, cette plante avait des propriétés miraculeuses, dont
celles de guérir certaines maladies, d'immuniser les humains
contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les
protéger des méfaits de la sorcellerie. De plus, lorsque des
ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient
déposer leurs armes et observer une trêve jusqu'au lendemain.
C'est de là que proviendrait, paraît-il, cette ancienne coutume
de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un
baiser en signe d'amitié et de bienveillance. Une
légende dit que les druides cueillaient du gui et l'accrochaient
à l'entrée de leur maison pour se protéger des mauvais esprits.
Ils embrassaient sous le gui leurs visiteurs pour leur porter
chance et prospérité.La même légende assure que les couples qui s’embrassent
sous le gui seront mariés dans l’année.C'est donc à vous de savoir si vous souhaitez embrasser
votre amoureux (se) sous ou à côté du gui !
Quoiqu'il en soit,c'est en imaginant être placé sous une boule de gui que je
vous offre mes meilleurs vœux en ce début d'année. Que cette
nouvelle année soit pour vous pleine de sérénité, de paix, de santé,
de petits plaisirs et de grandes joies... Et que votre bonheur soit
durable.
Quel magnifique cadeau nous offre madame Cathy Renzella en
acceptant généreusement de nous accorder une entrevue
relatant, avec une sérénité certaine, les différentes étapes
de son vécu face à une maladie supposément incurable ! Un
beau message d’espoir pour toute personne confrontée à une
affection grave ou à un handicap inattendu.
Comme elle le dit si bien : « J’avais demandé un «boost» et
je reçois une bombe !!! » Mais voilà qu’elle ajoute : « J’ai
choisi de ne pas gaspiller mon épreuve. » Veut-elle nous
impressionner par son COURAGE ? Je n’en crois rien !
D’ailleurs, je déteste ce mot qui se veut vide de sens en de
telles circonstances.
Le courage est plutôt un trait de caractère qui désigne la
capacité à surmonter la peur pour faire face à un danger. Le
terme peut aussi être employé pour exprimer l’endurance,
notamment à l’égard de la douleur. Le courage est à
distinguer d’autres notions à connotations plus péjoratives,
comme l’audace ou la témérité, pour lesquelles le moteur de
l’action n’est pas la peur, mais le désir ou l’orgueil. Nous
constatons bien par cette définition que d’affronter une
épreuve n’a rien de courageux mais découle plutôt d’une
force intérieure.
Cette force intérieure est la certitude que ce que nous
concevons clairement dans notre esprit finit par se réaliser
dans notre vie. N’oublions pas que notre attitude est le
reflet de nos pensées. Tel on se voit en esprit, tel on est
dans la vie ! Et je n’invente rien ! Si je comprends
tellement l’attitude de madame Renzella, c’est que j’ai dû,
dans le passé, affronter une épreuve assez troublante. Tout
comme elle, j’ai décidé de prendre ma vie en mains et
d’affronter le destin à ma manière.
J’ai maintes fois refusé de témoigner de mon vécu auparavant
et j’avoue que le récit de cette fabuleuse dame m’incite à
partager avec vous quelques bribes de mon histoire. Je suis
né entendant et, à ma connaissance, j’ai eu la chance de
bénéficier d’une santé exceptionnelle. Aucune maladie
grave n’est venue entraver le parcours de ma vie jusqu’à
l’âge de 36 ans. Ce fut alors le désastre, le désespoir
total, mais aussi une période d’intense réflexion.
Une méningite virale venait soudainement de chambouler ma
vie. Sournoisement, cette maladie attaquait mes organes
sensoriels et surtout mon audition. Presque du jour au
lendemain je suis devenu complètement sourd. Pour une
personne oeuvrant dans le milieu de la communication, c’est
un désastre. Je me suis donc retrouvé devant l’inévitable
destin qui m’obligeait à tout remettre en question et à
redéfinir le parcours du reste de ma vie.
Naturellement, une maladie aussi grave demande un repos
relativement long. D’après les médecins, il devait durer une
année entière. Devenu chômeur par la force des choses, je
devais surmonter cette insécurité financière et me réadapter
à ma nouvelle situation passablement handicapante. Une
surdité sévère accompagnée d’un manque total
d’équilibrem’obligeait à rechercher une formule valorisante
qui me permettrait de mieux vivre malgré le deuil qui
m’habitait.
J’ai décidé de me relever plutôt que de me laisser abattre
par les embûches de la vie. Malgré que je fus hospitalisé au
Centre St-Mary’s, un hôpital anglophone, j’ai appris à lire
sur les lèvres (je ne connaissais pas la lecture labiale)
afin de mieux communiquer. Ce fut un long cheminement que
j’ai trouvé ardu mais, avec de la patience et de la
concentration, j’ai pu maîtriser assez rapidement cet
obstacle.
Ceux qui ont déjà vécu une perte sensorielle vont sûrement
être d’accord avec mes dires et admettre que d’autres sens
viennent à la rescousse. C’est ainsi que j’ai pu également
maîtriser mon problème d’équilibre. De retour à la maison,
confronté à ma morne vie, après trois longs mois enfermé, je
n’en pouvais plus.
J’ai eu la chance d’être bien entouré et je crois que c’est
ce support qui m’a incité à provoquer le destin et à
m’ouvrir un commerce. Ainsi je palliais mon insécurité
financière et, de ce fait, mon moral s’en ressentait
d’autant plus que la motivation et le désir de réussir
m’envahissaient intégralement.
Durant les quatorze années qui suivirent j’ai évolué dans ce
monde uniquement constitué de personnes entendantes. Ce
n’est qu’après la fermeture de mon commerce que la vie m’a
dirigé vers ma véritable destinée. Je me retrouvais, encore
une fois, devant le néant.
Sourd, malgré mes compétences, aucun employeur ne daignait
donner suite aux nombreux curriculum vitae que je leur avais
fait parvenir. Découragé, ennuyé par cette vie devenue sans
but, je me suis tourné vers l’Institut Raymond-Dewar et
c’est à cet endroit que j’ai eu la chance de connaître
madame Louise Désautels.
Lui indiquant que j’avais un réel besoin de faire du
bénévolat afin de meubler ma morne existence, elle m’a
indiqué la route à suivre et je me suis dirigé vers l’ADSMQ.
C’est par pur hasard que j’ai appris par la suite que
j’arrivais à cet endroit au bon moment, pour ne pas dire
juste à point. M. Léon Bossé, qui en fut président
durant de nombreuses années et qui était de surcroît l’âme
dirigeante de cette association, était à l’époque
hospitalisé et il n’avait aucun espoir d’en reprendre les
destinées.
Je me retrouvai à occuper la place d’une légende, pour ainsi
dire, mais j’étais prêt à en assumer toutes les
responsabilités. Mes compétences et mon expérience passée
pouvaient enfin servir au mieux-être de mes semblables.
En 2004, ce fut la révélation. Sourd depuis de nombreuses
années, j’allais découvrir l’immense joie que me procura le
retour de mon audition. Cette année-là, j’ai eu la chance de
recevoir l’implant cochléaire et ma vie fut de nouveau
transformée. Je suis maintenant le plus heureux des hommes.
Vous comprenez pourquoi le mot COURAGE ne fait pas partie de
mon vocabulaire. Cette force intérieure dont je vous parlais
existe en chacun de nous et il suffit de la reconnaître et
de travailler sur elle afin qu’elle nous octroie la
réalisation de nos plus chers désirs.
Je suis en mesure aujourd’hui d’affirmer que je n’ai pas
gaspillé mon épreuve et je souhaite ardemment que le
dévoilement d’une partie de mon cheminement que j’ai partagé
avec vous servira à motiver au moins une personne qui
décidera à son tour de «Donner au suivant ».
En terminant, chers lecteurs, je vous offre « Une sincère
pensée de joie et de paix pour Noël ! »
Apprendre à vivre aux frontières
des cultures sourdes et entendantes
Il est bien connu que Mme Marguerite Blais,
ministre responsable des Aînés et députée de
Saint-Henri-Sainte-Anne, s'intéresse depuis de nombreuses
années à la communauté sourde.Elle a déjà publié « La culture sourde :
quêtes identitaires au cœur de la communication »
(PUL, 2006) et « Quand les sourds nous font signe :
histoires de sourds » (Dauphin blanc, 2003).
Voilà
qu'elle récidive avec un nouveau chef-d’œuvre intitulé
«
Apprendre à vivre aux frontières des cultures sourdes et entendantes ».
Ce livre rédigé en collaboration avec
M. Jacques Rhéaume, psychosociologue et professeur associé à
l'Université du Québec à Montréal (UQAM), est composé de dix
histoires de vies d'enfants entendants issus de parents
sourds. Patrick Fougeyrollas, anthropologue réputé, en écrit
la préface. Ces enfants dont les parents étaient gestuels
et, de temps à autre, gestuels et oralistes à la fois, sont
devenus par corrélation des interprètes oralistes et
gestuels professionnels.
Cet ouvrage qui analyse ces études de cas, histoires de vie, et qui inclut
également l'analyse transversale « le combat entre deux
cultures », sera publié à l'automne aux Presses de
l'Université Laval. De source sûre, j'ai été informé qu'il
pourra fort probablement être disponible dans toutes les
librairies dès la fin de septembre 2009.
Je tiens à préciser
que MmeBlais et M. Rhéaume renoncent généreusement à leurs
droits d'auteur afin que les profits de la vente soient
distribués équitablement entre les revues Sourdine etVoir Dire.Deux revues spécialisées et
destinées, d'une part, aux personnesmalentendantes ou devenue sourde
et, d'autre part, aux membres de la culture sourde.Deux revues dont les éditeurs
respectifs travaillent en harmonie depuis de nombreuses
années.
J'encourage donc
fortement nos lecteurs à se procurer ce volume pour la
modique somme de 19,95 $. Ainsi, contribuerez-vousà l'essor de vos revues
préférées et à la sensibilisation du grand public par la
diffusion d'informations pertinentes.
En toute
confidentialité…je vous informe que MmeBlais a le dessein d'écrire des histoires de vie de
personnes malentendantes et devenues sourdes.Projet fort enthousiasmantcompte tenu qu'un tel volume
sera d'une aide pr��cieuse pour toute personne nouvellement
confrontée à un problème auditif.Qui, parmi nous, ne fut pas un
jour encouragé, voire même inspiré et motivé, par le vécu
d'un de nos pairs ? La perte auditive, quel qu'en soit le
niveau, entraîne inexorablement un deuil qu'ilfaut apprivoiser et surmonter…
ce n'est pas aussi simple qu'il en paraît.
Sourdine sur le Web
La revue imprimée
de Sourdine est distribuée dans plusieurs CLSC, les maisons
de la culture du grand Montréal, les centres hospitaliers,
auprès des audiologistes et audioprothésistes, etc. Vous
comprendrez qu'il nous est difficile et surtout onéreux de
rejoindre tout le monde uniquement par voie postale.
Dans le but de rendre Sourdine
accessible à un plus grand nombre de personnes et aussi de
permettre à nos fidèles lecteurs de consulter leur revue en
toute occasion, nous diffusons depuis quelque temps la
version intégrale de celle-ci sur notre site Internet.Je vous invite donc à la
consulter à cette adresse:
http://www.adsmq.org/sourdine.htm
. Non seulement pourrez-vous avoir accès à l'édition la plus
récente mais aussi aux éditions antérieures.
Pendant que vous y serez, pourquoi ne
pas en profiter pour consulter les nouveautés sur notre page
d'accueil
http://www.adsmq.org/index.htm .
Vous y découvrirez qu'il est maintenant possible de vous
joindre au réseau social de l'ADSMQ et ainsi vous faire de
nouveaux amis, échanger des photos ou des messages avec les
membres participants.Il suffit de vous inscrire et
ce, tout à fait gratuitement.
Sur ce, je souhaite
à tous nos lecteurs un magnifique automne.Un magnifique rêve tout en
couleurs. Un bonheur d'une grande profondeur et la sérénité
avec chaque lever de soleil.
Sourdine # 177 septembre/octobre 2009
Vivementles vacances !
Où allez-vous passer vos
vacances cet été ?
En cette période de crise
économique mondialequi affecte un peu tout le monde, il
vaut mieux, à mon avis, surveiller ses arrières et opter pour des
vacances locales.La présente maxime du gouvernement
québécois énonceparfaitement ce principe : « Quand on
prend ses vacances au Québec, tout le monde y gagne».Ce n'est pas pour rien que ce même
gouvernementa récemment investit près de 30 millions
de dollars dans les festivals et les événements de toutes les
régions du Québec.
Réfléchissons ! En voyageant
au Québec,nous encourageons non seulement notre
industrie touristique mais aussi toutes les entreprises qui s'y
relient.Notre monnaie n'ayant pas à subir les
taux de change, nousvoyageons à prix réel.En encourageant nos commerçants
québécois, nous stimulonsnotre économieet contribuonsainsi à sa santé financière.
J'ai
lu récemment que le Canada et principalement le Québec étaient moins
affectés par cette fameuse crise mondiale.Pourtant, on nous bombarde d'autresnouvelles aussi saugrenues que
contradictoires.Ces milliers d'emplois disparus,à cause principalement des déboires et
des restructurations de ces multinationales «américaines» qui ont
fait chez-nousla pluie et le beau temps durant des
décennies, n'auront-ils pas un certain impact sur notre économie à
très court terme ?Voilà donc un excellent prétexte pour
nous inciter àpenser économie locale et nous
concentrer sur l'adage «Charité bien ordonnée commence par
soi-même».
Il
semble que les Québécois en général ont parfaitement compris la
stratégieàadopter car un récent sondage de la
firme Léger Marketing réalisé pour le compte de TVA et du Journal de
Montréal dévoile leurs intentions.La ville de Québec est la ville où ils
entendent prendre leurs vacances cet été. Québec est la région
principale où les vacanciers ont l'intention de séjourner cette
année avec 23 pour cent, suivi de Charlevoix, des Laurentides et de
la Gaspésie. Montréal arrive cinquième. L'événement touristique qui
attire le plus les gens demeure le Festival de Jazz de Montréal avec
26 pour cent, suivi du Festival d'été, 18 pour cent, et du festival
Juste pour rire. Le sondage révèle aussi que la moitié des Québécois
ont l'intention de réaliser un ou plusieurs voyages d'agrément de
plus d'une nuit d'ici le 31 octobre prochain.
Le Québec est beau, il
est unique !Il y a mille et une façons d'en faire le
tour.Que vous voyagiez seul, à deux ou en
famille, que vous ayez un intérêt marqué pour la nature, le terroir,
les cultures autochtones, votre simple mieux-être, il vous réserve
un accueil franc et cordial et des découvertes sans nombre. Telle
est la révélation que nous divulgue lesite touristique officiel du
gouvernement.Je m'inspire ci-après desdiverses options touristiques proposées
surson site internet, où vous pourrez les
consulterplus en détail :
http://www.bonjourquebec.com/qc-fr/vacancesmesure.html
L'agrotourisme:
Le parcoursdes terres fertiles de la vallée du
Saint-Laurent.Vous pourrez y goûter aux nombreux
produits issus du terroir québécois. Plusieurs régions proposent des
circuits gourmands à la campagne qui vous font découvrir, chez les
producteurs mêmes, les fromages fins, confiseries à l��érable, cidres
rustiques, vins frais et bières locales, qui font la joie des
connaisseurs et la fierté des artisans.
L'écotourisme:
Le Québec possède un immense patrimoine naturel, composé notamment
de 27 parcs nationaux, de nombreuses réserves de faune et de trois
Réserves de biosphère reconnues par l’Unesco. Plusieurs entreprises
spécialisées en écotourisme et en tourisme d’aventure vous proposent
de découvrir à pied, en canot ou même en kayak de mer les plus beaux
joyaux de ce territoire.
Séjour autochtone:Le Québec compte onze nations
autochtones, linguistiquement et culturellement distinctes, vivant
dans une cinquantaine de villages. Nouez contact avec ces
communautés humaines d’une richesse insoupçonnée, qui mettent au
premier plan l’hospitalité et le partage. Découvrez les aspects
méconnus d’un patrimoine qui s’est façonné au cours des millénaires
en terre d’Amérique.
Vacances
santé: Le Québec réinvente les vacances de détente et de remise en
forme grâce à la formule des Spas Relais santé, une enseigne
groupant près d’une vingtaine d’établissements. Leur personnel
attentif et qualifié vous prodigue une gamme variée de soins
corporels adaptés à votre condition physique. Avec la grande nature
à portée de vue, vous gagnez sur toute la ligne!
Croyez
bien que j'adore mon coin de pays et que c'est uniquement par amour
de cette terre qui m'a vu naître que j'ai tenté de vous inciterà le découvrir.Pour l'avoir visité à maintes reprises,
je peux affirmer qu'àchaque fois j'y ai découvert de
multiples facettes.Même après divers retoursdans une mêmerégion, il m'a toujours semblé y
découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux attraits et surtout des
gens chaleureux à souhait qui n'ont d'autres buts que de rendre
votre séjour agréable.C'est donc mon amour pour la nature et
la merveilleuse beauté de notre Québec qui m'ont incité à vous
persuader de le découvrir à votre tour.
Bonnesvacances «québécoises» !
Sourdine
176 juillet/août 2009
Sourdine # 175 mai / juin 2009
Vive l'été
La
magnifique température de ces
derniers jours et la chaleur qui
l’accompagne nous incitent à
croire que l’été a tendance à se
montrer le bout du nez avant son
temps. Est-ce une illusion de ma
part ou simplement la nécessité
de prendre enfin un peu de repos
après ces quelques mois de
travail intensif ? Il faut dire
que rituellement, d’année en
année, je suis en ce sens
particulièrement comblé et ce,
dès les débuts du mois de
janvier jusqu’en mai.
Est-ce là complainte du
travailleur blasé ?
Détrompez-vous, car j’adore mon
boulot même si c’est justement
lui qui m’incite à y consacrer
de nombreuses heures. Le volet
novateur de mon travail nourrit
bien mon âme d’artiste et, faute
de temps pour me défouler sur
une toile, satisfait mon besoin
toujours constant de créativité.
Ces derniers mois, j’ai
réaménagé le site Internet de
l’ADSMQ afin de lui redonner un
air de jeunesse et aussi de le
dynamiser. D’après les
excellents commentaires qui
m’ont été transmis à ce jour, je
crois avoir atteint le but que
je m’étais fixé. Toutefois,
comme tout perfectionniste qui
se respecte, j’ai tendance à lui
trouver des imperfections, voire
des lacunes. C’est la raison
pour laquelle je suis ouvert à
toutes vos suggestions et à vos
commentaires. Mon but le plus
cher étant d’améliorer la
qualité de sa présentation et
ainsi en augmenter le nombre de
visiteurs, je suis confiant
que tous ensemble nous
réussirons à l’atteindre.
Malgré qu’il ne soit pas
encore tout à fait complété,
vous pouvez le visiter sans trop
de problèmes, car il est en
majeure partie fonctionnel.
Cependant, certaines pages ou
certains éléments de l’ancien
site n’ont pas encore été
transférés. En espérant que vous
apprécierez cette nouvelle
formule plus conviviale, je vous
invite fortement à vous joindre
aux quelque six mille visiteurs
qui y naviguent mensuellement.
Une adresse à noter
www.adsmq.org, à ajouter à vos
favoris et, pourquoi pas, en
faire la page d’accueil de votre
navigateur !
Toujours innovatrice, grâce
à une subvention spéciale que
lui a accordée le Gouvernement
Fédéral, l’ADSMQ a pu
s’équiper de quatre
ordinateurs portables afi n de
pouvoir offrir à ses membres des
cours d’introduction à
l’ordinateur.
Depuis le 30 mars dernier,
Gilbert Poitras, professeur
émérite, partage généreusement
son savoir et il semble
bien que cette nouvelle
activité augmentera en
popularité. Je ne peux passer
sous silence l’aide à la
présentation
du plan de chaque cours qui
est merveilleusement bien
structurée et préparée par nul
autre que notre ami Jean-Guy
Thibaudeau. Vous l’avez
deviné, lui aussi est un
excellent professeur émérite !
Avec ce tandem, le succès est
assuré
et je prédis que,
prochainement, vous serez
informé de l’ajout de ce cours à
notre programmation d’automne.
Comme je veux vous présenter
l’aspect visuel de celui-ci sur
cette page, j��arrête ma
déclamation afin de conserver
l’espace à quelques photos
du professeur et de ses élèves…
en action.