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À VENIR MARS 2012
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imprimable

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Gilles Lauzon,
Rédacteur en chef
Sourdine
Le
bonheur n’existe pas. Seul existe le désir d’y parvenir
! Anton Tchekhov
À la
recherche d’un sujet pouvant intéresser nos lecteurs, j’ai
retrouvé cette citation de l’écrivain Anton Tchekhov. Je m’y
suis longuement attardé afin de discerner le pourquoi d’une
telle déclaration. En y réfléchissant, je me suis rendu
compte qu’il n’avait peut-être pas tort.
Le bonheur est en tout, il
s'agit de savoir l'extraire
En effet, si le bonheur est un concept,
alors la phrase de Tchekhov prend un sens sinon, si ce sont
des choses concrètes, alors le bonheur n'est pas, comme je
le pense également, une destination mais un chemin sur
lequel on va planter le décor du bonheur. Chacun imagine
alors ce bonheur accessible mais, de toute manière, le
bonheur ne peut s'apprécier que si l'on a connu son opposé,
c'est-à-dire le malheur ou de mauvais moments.
Nous savons tous que la vie est un long
chemin d’apprentissage et, peu importe l’âge, nous apprenons
fréquemment à nos dépens.
Nous apprenons par nos erreurs mais nous apprenons,
et c’est là l’essentiel.
Faire le ménage dans sa vie
Il est
parfois nécessaire de nous retrouver, de réfléchir sur notre
passé et de nous concentrer sur l’avenir. Il est aussi
fondamental de faire ce bilan afin de nous retrouver et de
repartir sur de meilleures bases en espérant qu’elles nous
amèneront encore plus loin sur le chemin du bonheur. Pour y
parvenir, il est essentiel de faire le ménage dans sa vie !
Par exemple, il arrive parfois que nous
rencontrons des gens qui nous font du bien et nous acceptons
qu’ils deviennent nos amis. Nous en rencontrons d'autres qui
se disent nos amis mais qui ne nous apportent rien. Ils
prennent de nous et demandent encore et encore. Ceux-là, il
vaut mieux les éliminer de notre vie. C'est malheureux mais
c’est ainsi qu’il faut faire le ménage dans sa vie.
Quand un ami est là uniquement
lorsqu’il a besoin de nous pour que nous lui rendions
service, mais qu’il se fait absent en invoquant
toutes sortes de
raisons chaque fois que nous avons besoin de lui, il vaut
mieux s'en éloigner. L'amitié n'est pas seulement à sens
unique. Il est bon de donner mais aussi de recevoir.
Partons à la recherche du bonheur
perdu, partons avec la certitude que ce bonheur existe
quelque part et croyons qu'au bout du chemin ce sera la
béatitude et l'extase. Partons sans nous préoccuper des
périls de ce dur périple, sans nous poser de questions sur
les aléas de ce long voyage. Partons avec la conviction de
parvenir tôt ou tard à cette quiétude tant attendue, à cette
joie tant espérée, à cette allégresse longtemps rêvée;
n'est-ce pas là une forme de bonheur que l'on se forge
chemin faisant ?
C’est sur cette
pensée que je vous souhaite une excellente année 2012.
Que le bonheur soit avec vous ! |
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CoupuresAutomne
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Au Québec, nous avons été particulièrement choyés durant
toute la période estivale. Le soleil nous a caressés de ses
chauds rayons pendant une bonne partie de l’été.
Qui s’en plaindrait ? La chaleur
parfois suffocante que les Montréalais, prisonniers du
bitume, ont dû subir sera sûrement
oubliée
lorsque l’hiver se présentera le bout du nez.
Nous
vivons dans un coin de pays où règnent quatre merveilleuses
saisons qui ont chacune leur particularité distincte. Le
printemps, saison du renouveau, de l’éclosion, est
fascinant. L’été qui lui succède nous envahit de ses arômes
floraux puis, vient l’automne qui nous présente un panorama
d’une grande beauté.
Mon œil d’artiste est
particulièrement fasciné par cette explosion de couleurs que
salue l’automne. Dès la fin de septembre, nos forêts se
colorent de teintes chatoyantes; parfois de rouge, de jaune
et d’oranger.
Une saison qui offre un spectacle
grandiose. C’est aussi la saison des récoltes et de
l’abondance. Les vignes et les vergers regorgent de fruits
et nos potagers abondent de légumes frais et savoureux.
L’automne annonce
également la rentrée.
Fidèle à ses habitudes, l’ADSMQ vous
offre encore cette année de nombreuses activités autant
culturelles, sociales, qu’instructives.
C’est
le temps de retrouver vos amis ou d’en rencontrer. L’ADSMQ
vous offre cette opportunité lors des brunchs qu’elle
organise mensuellement.
En prime, vous aurez l’occasion
d’assister à des conférences ou à des témoignages fort
intéressants.
C’est aussi le temps
d’apprendre ou de pratiquer vos
acquis. Inscrivez-vous, selon vos
préférences, à nos cours d’informatique, à nos pratiques sur
ordinateur, à nos pratiques de lecture labiale et de
stratégies de communication, à nos pratiques de danse-santé
ou aux ateliers spécialisés gracieusement offerts par les
intervenants de l’IRD. Apprenez-en sur vous-même en
participant à l’atelier « Mieux se connaître » que vous
offre madame Catherine Lacroix.
Détendez-vous par la suite en jouant
aux cartes. Madame Jocelyne Légaré-Pauzé, responsable de
cette activité, a bien hâte d’étrenner ses nouvelles tables.
Oups
! J’ai oublié l’hiver…
Je suis probablement obsédé par mes
vacances qui approchent.
Contrairement à la cigale, je n’ai
pas chanté tout l’été.
Je me suis efforcé, avec l’aide de
nos bénévoles,
d’organiser et de décorer notre
nouveau local. Ah bien oui!… l’hiver, il fait froid.
Venez donc vous réchauffer dans ce
nouvel emplacement que nous avons tenté de rendre chaleureux
et accueillant.
Lorsque vous me lirez, je
serai sous les cieux de la France, j’essaierai de penser à
vous sans toutefois vous le garantir. Je serai sûrement
séduit et envouté par Paris. Et, il faut bien le mentionner,
j’irai aussi rencontrer mes ancêtres en Normandie. Depuis le
temps que j’attends, j’espère qu’ils auront la gentillesse
de m’accueillir en grand nombre.
Bonne rentrée !
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DÉCÈS
DE
MADAME
MADELEINE DUMOULIN-SAVARD |
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C'est avec regret que nous apprenons le
décès de madame Madeleine Dumoulin-Savard survenu le 28
janvier dernier.
Tous ses enfants l'ont entourée et
veillée durant les 36 heures qu'a duré sa longue agonie.
Sa lucidité étant intacte, elle
a pu leur parler de la difficulté de
vivre dans la société en étant sourd. Elle leur a parlé du
travail qu'elle avait effectué au sein de l'ADSMQ ainsi qu'à
l'AQEPA-Estrie afin de sensibiliser les gens au drame
quotidien de ceux qui souffrent de surdité.
Madame Savard est devenue sourde à l'adolescence et elle
n'entendait plus rien durant la dernière année de sa vie.
Seuls les acouphènes mobilisaient son ouïe. Elle a même dû
dire adieu à la musique qu'elle aimait tant.
Ses
problèmes auditifs
étant de
nature héréditaire (outre son père, cinq membres de sa
famille en étaient atteints), les risques de transmettre ce
gène à sa progéniture s'en voyaient décuplés.
En 1979, son fils Daniel est diagnostiqué sourd. Le
seul de ses enfants qui en hérite.
Étant consciente des difficultés que cause ce
problème, elle s'est toujours inquiétée de l'avenir de
celui-ci. C'est
alors que prend racine son engagement auprès de
l'AQEPA-Estrie.
Une association pour enfants avec problèmes auditifs qui en
était alors à ses débuts.
Elle en devint vice-présidente. Le journal La Tribune
de Sherbrooke lui consacre quelques articles et n'hésite pas
à la citer comme une excellente ambassadrice de cette
association.
En
1981, la famille déménage à Montréal.
C'est à ce moment précis que madame Savard se joint à
mesdames Michelle Boudreau-Quevillon,
Mireille Caissy,
Simone Charbonneau et
Lucette de Tilly.
Elles font alors jaillir l'idée de créer une
association dans un désir
unanime de défendre les droits et de promouvoir les intérêts
des personnes déficientes auditives afin de leur assurer une
participation pleine et entière à la société québécoise.
Ce
fut la naissance de l'ADSQ (Association des Devenus Sourds
du Québec). Quelques années plus tard, le nom de
l'association fut quelque peu modifié afin d'y inclure les
malentendants.
Nous tenons à
exprimer notre profonde reconnaissance à ces
déesses (ADSQ),
comme on les nommait
affectueusement à
l'époque, car
sans leur idée géniale, l'ADSMQ n'aurait pu voir le
jour et connaître l'évolution positive dont elle fait preuve
depuis ces 29 dernières années.
Plusieurs d'entre vous se souviendront
sûrement de cette dame d'une grande bonté, dotée d'un
merveilleux sens de l'humour.
Carole, sa fille aînée, m'indique que c'est
certainement ce
sens de l'humour et l'immense amour qu'elle portait à ses
enfants qui lui
ont permis de vivre durant 83 ans et demi, car son état de
santé difficile aurait dû avoir raison d'elle depuis très
longtemps. C'est toutefois avec dignité et courage qu'elle a
pu surmonter tous les aléas de la vie.
L'ADSMQ désire
offrir à sa famille et à tous ses enfants ses plus
sincères condoléances.
Un dernier voyage pour votre mère qui
n'est pas sans nous rappeler que, tout comme elle, il
faut aimer la vie et en apprécier chaque moment.
Elle a vécu avec vous
une multitude
de moments doux qu'elle emporte avec elle dans ce
nouvel univers qui est maintenant devenu le sien.
Cet univers céleste qui lui permettra
d'entendre enfin toute cette musique qu'elle
chérissait tant.
Nous
souhaitons que le temps atténuera votre douleur et que les
beaux moments, à
jamais gravés dans vos cœurs, seront pour vous
réconfortants.
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Triste vie,
triste fin
J'ai
connu ce personnage dès mon très jeune âge.
Il était un être attachant,
intelligent et bourré de talent.
Il était mon protecteur, mon héros,
mon confident et
mon meilleur ami. Il était
mon frère aîné de cinq années avec lequel je passais la
majeure partie de mon temps.
Ses prouesses m'épataient. Il était tellement
habile avec la carabine qu'il
pouvait viser un sou noir et le transformer en joli petit
chapeau.
J'avais tellement confiance en lui
que je ne peux oublier cet épisode de ma vie alors que
j'avais environ 12 ans.
J'ai un jour accepté qu'il me place
une cigarette dans la bouche dans le but de
la couper en deux en visant.
Je me souviens n'avoir
ressenti aucune peur et je suivais ses instructions à la
lettre en demeurant
immobile tel qu'il me le
recommandait. J'étais certain qu'il
réussirait et, fort heureusement, je ne fus pas déçu. Il n'a
pas manqué la cible et je m'en suis sorti sain et sauf.
Nous n'avons toutefois
jamais
récidivé car nous savions que c'était dangereux et,
personnellement, j'avais très peur que notre père
l'apprenne. Nous avions même juré de ne jamais en parler. Il
est décédé sans jamais l'apprendre ! |
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Puis, nous avons grandi et ce fut pour lui l'adolescence.
Chacun sait que cette période
cruciale de la vie peut influencer de façon néfaste le reste
d'une existence si nous effectuons
les
mauvais choix. C'est alors qu'il a découvert tous les
attraits de la vie nocturne sans même soupçonner les dangers
qu'elle peut dissimuler.
Comme il était un être intense, il
s'y est engagé à fond de train et ce, pour son plus grand
malheur.
Il a alors découvert l'euphorie que pouvait procurer
l'alcool.
Il a tellement aimé cela que sa
consommation n'avait plus de limite.
Il buvait jusqu'à satiété, voire
même davantage.
Puis, lui qui était si doux, si
aimable lorsqu'il était à jeun, se transformait en un être
agressif
et violent sous l'influence de cette
supposée potion magique. Normalement elle devrait
nous rendre insouciant et
décontracté, mais dans son cas l'abus le rendait presque
fou.
Était-ce sa façon d'exprimer sa
révolte ? Nul ne le saura jamais.
Puis un jour, il quitta la maison paternelle pour
aller vivre sa vie.
Quoique je regrettais ce bon temps
passé avec lui durant ma jeunesse, tout comme ma famille,
j'avais beaucoup de difficultés à accepter son nouveau
comportement et, au risque de vous choquer, c'est presque
avec joie que j'ai accueilli son départ.
Puis, mises
à part quelques rares rencontres,
nous fûmes de nombreuses années sans nous revoir.
Étant conscient que l'alcoolisme est une maladie,
je
ne l'ai jamais jugé.
Quoiqu'en me tenant volontairement à
l'écart, j'ai respecté son choix de vie tout en regrettant
pour lui les merveilleuses choses qu'il aurait pu accomplir,
la perte de tous ces bonheurs et
de toutes ces
joies
qu'une vie normale aurait pu lui procurer s'il n'avait pas
eu ce problème.
Tout récemment, à mon retour de voyage, j'ai
appris qu'il était décédé quelques
jours plus tôt durant son sommeil. Sachant que, malgré tout,
il a toujours bénéficié d'une excellente santé, je me suis
réjoui à l'idée qu'il soit parti sans souffrir. Je me suis
réjoui à l'idée qu'il était enfin libéré de cette vie qui a
dû le rendre très malheureux.
Adieu Jean-Guy ! Je garderai toujours de toi ces
merveilleux souvenirs qui ont meublé notre enfance. Lors de
ton passage dans ce nouvel univers, je suis certain que
toutes celles et tous ceux qui t'ont aimé t'ont
chaleureusement accueilli car, malgré tout, tu étais un être
foncièrement bon.
C'est à ton tour d'être enfin heureux !
Sourdine janvier février 2011
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Seul au monde ?
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Je suis seul au monde
Y'a rien à faire,
je suis seul au monde
Je peux plus me taire,
je suis seul au monde
Je me sens seul au monde
Vous vous souvenez sûrement du refrain
de cette très belle chanson
popularisée par
Corneille en 2004.
Ce chanteur
est un auteur-compositeur-interprète québécois-canadien
d'origine rwandaise qui n'a forcément plus besoin de
présentation.
Ses nombreux succès ont nécessairement
tracé sa route vers
la gloire.
Le but de cet article n'est pas de rédiger la
biographie de Corneille.
Seule cette chanson m'a inspiré en cette période de
réjouissances qu'est la période des Fêtes.
Temps propice aux rencontres et aux festivités de
toutes sortes.
Combien d'entre nous, malentendants et devenus sourds, se
répèteront inconsciemment ce sempiternel
refrain. Combien d'entre nous ont encore cette
certitude d'être seuls au monde avec leur problème auditif.
Réjouissez-vous car tel n'est pas le cas. À l'échelle
internationale, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)
estime que 278 millions de personnes souffrent d'une perte
auditive modérée ou profonde des deux oreilles. Parmi les
personnes qui ont besoin d'une aide auditive, moins d'une
sur 40 en dispose. Quatre-vingt pour cent des personnes
atteintes de déficience auditive vivent dans des pays à bas
ou moyens revenus et un quart des déficiences auditives
surviennent pendant l'enfance.
Impressionnant n'est-ce pas ?
Puisque vous n'êtes pas le seul déficient auditif au monde,
vous avez sûrement des amis ou des parents qui ne demandent
peut-être qu'un petit effort de votre part pour enfin
pouvoir vous atteindre.
Allez, faites-le ! Si vous persistez à vous
emprisonner dans votre bulle, il est certain que
vous vous rendrez misérable.
Si vous avez choisi volontairement cette solitude et
que cet état vous satisfasse, abandonnez la lecture de ce
texte car il n'est pas pour vous.
Autrement, si
par adversité,
vous êtes de ceux que tous ont abandonnés, il y a à
votre disposition une panoplie d'organismes prêts à vous
accueillir à bras ouverts.
Les réjouissances vous intéressent plus ou moins,
valorisez-vous en offrant vos services bénévolement dans des
centres qui organisent des activités pour les sans-abris,
les personnes
âgées souvent
oubliées dans les maisons de repos, les malades dans les
hôpitaux et aussi
les gens qui, incapable de se déplacer,
vivent seuls à la maison.
De grâce, ne restez pas seul !
En terminant, je souhaite à tous nos
lecteurs un extraordinaire temps des Fêtes.
Que cette période soit la plus lumineuse de votre vie
!
Crédit
photo: Cecilia Johansson
- Suède
Sourdine novembre / décembre 2010
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| Méfiez-vous des
arnaqueurs |
Combien de fois sommes-nous importunés
par des messages électroniques provenant de cet héritier ou
de cette veuve qui habite un pays lointain et qui désire
transférer les fonds de sa soudaine fortune au Canada. On
nous offre une alléchante commission sur une fortune tout
aussi alléchante
pourvu que nous
acceptions de transmettre nos coordonnées bancaires.
Il y a quelque temps, j'ai reçu
à l'adresse de l'ADSMQ un message provenant d'un Asiatique,
habitant l'Afrique par choix, immensément riche et de
surcroît supposément sourd.
Se disant très malade et en phase terminale, il nous
offrait un don assez substantiel.
Naturellement, il avait besoin de nos coordonnées
bancaires pour transmettre tout cet argent.
Puisque notre adresse électronique est
publique, je lui
ai répondu que nous ne divulguions jamais nos coordonnées
bancaires et que, s'il désirait faire un don, il avait la
possibilité de le faire en utilisant le formulaire sur notre
site Internet. Tenez-vous bien!
Il a récidivé en
m'envoyant une copie de son passeport CANADIEN et en
insistant encore sur le transfert de nos données à un
certain notaire dont le nom est passablement connu parmi les
fraudeurs du Net.
Et, il y en a tant d'autres qui vous
promettent une somme d'argent provenant de compagnies
reconnues, aussi prestigieuses que
Microsoft,
pourvu que vous répondiez au message en le
transmettant à tous vos contacts.
Méfiez-vous, en agissant de la sorte vous diffusez
les adresses électroniques de nombreuses personnes.
La chaîne est alors mise en branle.
À leur tour, celles-ci peuvent y croire et diffuser
le message à un nombre assez impressionnant de gens.
Vous imaginez la suite… des milliers de personnes
recevront dorénavant de nombreuses sollicitations du même
acabit.
Vous comprendrez
que ces adresses récupérées par les fraudeurs
serviront à leur
tour à envoyer
le même message à travers le monde.
Vous imaginez que ces quelques milliers de personnes
deviennent des millions.
À l'ADSMQ, j'en reçois et j'en bloque des
dizaines chaque jour et croyez bien que cela ne cesse
jamais.
QUELQUES CONSEILS
Ne répondez surtout pas à ces messages.
N'utilisez
jamais
l'option en bas de page vous incitant à cliquer sur celle-ci
afin de ne plus recevoir de communication de cet envoyeur.
Cela peut permettre aux arnaqueurs de s'introduire dans
votre carnet d'adresses et d'utiliser tous vos contacts.
Si vous désirez envoyer le même message
à plusieurs correspondants, n'utilisez jamais les options À
ou Copie Conforme.
Optez plutôt pour l'option CCI ou BCC (copie cachée).
Ainsi, vous ne divulguez aucune adresse et vous
protégez de nombreuses personnes contre les attaques des
fraudeurs.
Enfin, protégez votre ordinateur contre
les intrus.
Assurez-vous que votre pare-feu est actif, munissez-vous
d'un antivirus qui vous protège des intrus.
PLUS PRÈS DE NOUS
J'ai reçu récemment un message d'une
personne désirant garder l'anonymat qui m'informait qu'un
homme sourd s'est présenté dans son restaurant pour vendre
des cartes de LSQ (langue signée québécoise) à un groupe de
jeunes. Le refus
de ceux-ci l'a rendu passablement agressif.
La personne en question l'a incité à sortir et,
utilisant divers stratagèmes, le fraudeur lui a fait
comprendre qu'il reviendrait.
Effectivement, il s'est mis à rôder aux alentours
tout en la menaçant du regard.
Il y a un certain temps, je me suis
fait accoster de la sorte à l'épicerie.
Cet homme, qui ne parlait pas, insistait en me
présentant sa fameuse carte. Je lui ai parlé en LSQ et,
croyez-le ou non, il ne comprenait absolument rien.
Pris à son propre jeu, il a déguerpi en vitesse.
Au bureau de l'ADSMQ, nous recevons
souvent des
plaintes provenant de personnes qui
se sont fait importuner de la même manière dans les
restaurants McDonald ou Tim Horton.
Ce ne sont certainement pas nos membres qui agissent
de la sorte.
Personnellement, je ne connais aucun sourd qui utilise ce
moyen pour gagner sa vie.
J'ai ouï-dire que,
dans certains aéroports, on met les gens en garde contre
cette catégorie de fraudeurs.
De grâce, ne les
encouragez pas car ce sont des escrocs qui n'en ont que pour
votre argent. Ce
sont bien souvent d'excellents comédiens qui parlent et qui
entendent normalement.
De surcroît, ils n'ont aucun permis légal pour vous
solliciter. Si vous êtes un jour importuné de la sorte,
ignorez-les. Ne
vous en laissez pas imposer! S'ils deviennent agressifs,
n'hésitez surtout pas à faire appel aux policiers.
Protégez-vous !
Sourdine septembre / octobre 2010
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| Le temps des vacances |
Dès que la
neige disparaît et que le soleil sort ses chauds rayons, un
projet nous hante immédiatement l’esprit : les vacances
d’été. Finie la course contre la montre! Quelques semaines à
relaxer au soleil, à manger quand bon nous semble, tout pour
se changer les idées de la petite routine quotidienne. Nous
continuons donc nos journées de travail en nous disant que
de précieux jours de congé nous attendent sous peu.
Ces vacances, nous les avons tous méritées et nous en
avons inévitablement besoin afin de décrocher et refaire le
plein d’énergie.
Je me suis souvent demandé quelle en était la provenance.
Tout comme vous, je n'étais pas sans ignorer que nos
ancêtres, travailleurs acharnés, ne connaissaient pas cette
période de répit.
C'est en furetant sur Internet que j'en
ai découvert l'origine.
Voici l'extrait d'un
texte de Martine
Fournier — Source:
http://www.scienceshumaines.com
Qu'elle ne fut pas ma surprise d'apprendre que…
les vacances furent longtemps suspectées d’encourager une oisiveté
condamnable… Jusqu’à ce qu’elles deviennent un temps
privilégié de la société des loisirs.
« Les campeurs
s’éternisent au moment du petit-déjeuner, ils réalisent le
rêve populaire de la grasse matinée : disposer librement de
son temps à la façon de ces rentiers qui attendaient, dans
leurs draps de soie, qu’un domestique leur portât le
petit-déjeuner et le journal (1). »
Quoi que l’on fasse, les vacances ont toujours été associées
à un temps de repos donnant droit à la paresse. On se trompe
pourtant bien souvent sur le sens originel du mot vacances.
Avant que celles-ci ne connotent une dépense improductive du
temps, elles désignaient au Moyen Âge l’interruption des
audiences des tribunaux pendant la saison des moissons et
des vendanges. Un temps – de juillet à octobre – qui, loin
d’être un droit au repos, mobilisait le labeur d’une bonne
partie de la population.
C’est en fait au XIXe siècle que se construit une
véritable pratique sociale des vacances, au sens
contemporain du terme. Ce sont alors les classes aisées qui
s’en octroient. Aristocrates et grands bourgeois se mettent
à quitter régulièrement leur résidence urbaine pour de
nouveaux lieux de villégiature en bord de mer ou de
luxueuses croisières en paquebot durant lesquelles la
vacuité du temps autorise le farniente, et toute une
sociabilité érotique (2).
Dans son essai provocateur, Paul Lafargue fustige les
bourgeois « accroupis dans la paresse », et propose de
rendre au peuple les loisirs qui, avant le temps de
l’industrialisation, lui permettaient « de goûter les joies
de la terre, pour faire l’amour, pour rigoler, pour
banqueter joyeusement en l’honneur du réjouissant dieu de la
fainéantise. »Jouissance
et facilité Pour les travailleurs des mines, des
usines ou des bureaux d’un capitalisme industriel en pleine
expansion, il faudra pourtant encore attendre pour goûter
aux vacances.
En France, la journée de repos hebdomadaire n’est inscrite
dans la loi qu’en 1906 et les congés payés, à raison de deux
semaines par an, sont accordés aux travailleurs en 1936 par
le Front populaire. Une mesure qui n’ira pas sans susciter
de vives résistances. Au nom de toute une morale du labeur,
les milieux conservateurs accusent Léon Blum de faire perdre
le goût du travail aux ouvriers français et « d’encourager
l’esprit de jouissance et de facilité ».
C’est pourquoi le principal argument en faveur des vacances
est la nécessité d’accorder un temps nécessaire à la
reproduction de la force de travail. Après la
Seconde Guerre mondiale, l’augmentation des niveaux de vie
et des congés annuels (troisième semaine accordée en 1956,
quatrième en 1969) va de pair avec l’avènement de la société
des loisirs. Les associations se multiplient, offrant
colonies et camps, maisons familiales, voyages organisés
pour les travailleurs…
C’est l’heure de gloire de l’éducation populaire. Puisque
nous avons la chance de vivre à cette époque de loisirs,
réjouissons-nous et profitons-en pour savourer ces vacances
tant attendues.
Bonnes vacances à tous nos lecteurs !
Passez un bel été en souhaitant que Dame nature soit de
votre côté.
NOTES
(1) Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur, Payot, 1998.
(2) Alain Corbin, L’Avènement des loisirs, 1850-1960,
Aubier, 1995.
Sourdine juillet 2010 |
| Mission accomplie |
Lorsque vous lirez ces lignes, le
lancement officiel de la quatrième édition du Répertoire des
salles de spectacles sera déjà un événement du passé.
La production d'un tel ouvrage demande patience et
diligence. Il
m'aurait été ardu de mener ce projet à terme sans l'aide
inestimable de nombreuses personnes.
Je tiens à remercier très sincèrement tous les membres
du comité pour leurs excellentes suggestions de présentation
et tout particulièrement messieurs Michel Nadeau et Gilbert Poitras qui m'ont appuyé tout le long du montage.
Il faut bien le dire, une paire d'yeux, malgré toute
la bonne volonté que l'on peut y mettre, n'est pas
suffisante pour mener à bien un tel projet.
Minutie et concentration sont à l'ordre du jour
lorsque vous devez ordonner plus de 150 établissements
offrant des salles de spectacles équipées d'un système
d'aide à l'audition et ce, répartis sur quelque cinquante
pages en y
incluant le sommaire et l'index. Leur aide m'était
nécessaire afin de
dénicher la moindre faille et de vous présenter un
produit frôlant la perfection.
C'est du moins ce que nous avons tenté d'obtenir
mais, cette qualité ne faisant pas partie de la nature
humaine, il est fort possible que quelques erreurs s'y
soient glissées malgré tous les efforts que nous y avons
apportés.
Grâce à la contribution financière de nos partenaires,
il nous est possible de vous l'offrir gratuitement.
Tous nos membres le recevront avec l'envoi de la
présente édition de Sourdine.
Cependant, nous sommes dans l'obligation de demander
à tous les autres de défrayer les coûts de port et de
manutention. Une
bien mince dépense individuelle mais combien dispendieuse si
nous devions en assumer les frais.
Je vous invite donc à consulter la
procédure à suivre afin de vous
procurer le Répertoire. Un petit carnet, facile à
transporter et bien utile à toute personne malentendante qui
désire s'assurer à l'avance qu'elle pourra comprendre le
spectacle auquel elle désire assister.
Nous avons même été informés qu'il est également
adopté par certaines personnes qui entendent normalement,
car certaines d'entre elles utilisent leur baladeur afin de
ne rien manquer du spectacle et de ne pas être importunées
par les bruits ambiants.
L'été est à nos portes.
Cette merveilleuse saison estivale nous
incite à sortir plus fréquemment. C’est le temps des
pique-niques entre amis, à la campagne ou au fond du jardin.
Le temps des ballades, des découvertes, des vacances ou, à
tout le moins, de la sortie du petit train-train quotidien.
Et, pour vous reposer de tout cela, rien de mieux que
d'assister à un spectacle dans une salle équipée d'un
système d'aide à l'audition que vous pouvez maintenant
repérer un peu partout au Québec.
Je crois essentiel de remercier ici tous les
propriétaires de salles de spectacles de chaque région du
Québec qui ont eu à cœur de répondre favorablement aux
besoins des personnes malentendantes. Ceux-ci connaîtront
sûrement l'abondance car il est évident qu'une salle de
spectacles bien équipée est une salle comblée !
Bon spectacle !
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| L'amour,
toujours l'amour ! |
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J'écris cet article une semaine avant
la Saint-Valentin.
Quoique vous ne puissiez le lire qu'avec un certain
retard, je crois bien que le sujet traité est et sera encore
d'actualité.
Qu'importe alors que Cupidon ne fasse aucunement
partie de ma présente dissertation!
L'amour se manifeste de différentes
façons et il n'est pas obligatoirement viable que dans le
couple. Dès
notre enfance, nous recherchons l'amour, nous nous en
nourrissons et nous nous développons grâce à lui.
L'enfant qui en est privé dès son jeune âge risque
même d'en mourir.
Heureusement que l'amour est l'énergie qui circule
autour du monde, qu'il existe partout et en toute chose.
Même si vous en doutez, vos moments les plus sombres
portent en eux une étincelle d'amour soit par son
besoin, soit par son manque, soit par le désir d'en créer
plus.
Qui n'a
jamais aimé?
Rares sont ceux qui n'ont jamais
connu l'amour au cours de leur vie.
Si ce fut le cas pour certains, il est fort probable
qu'ils n'ont pas encore réussi à apprendre à s'aimer
eux-mêmes ou qu'inconsciemment ou volontairement ils se sont
toujours refusés à percevoir ce cadeau du Ciel.
L'amour étant la nourriture de l'univers, l'élément le plus
vital, il est
bien difficile de s'en détacher sans ressentir au fond de
son cœur un véritable vide.
Saviez-vous que, télépathiquement,
les pensées de chacun sont toujours disponibles sur
le réseau universel?
Ainsi, lorsque vous êtes en quête d'amour, la
rencontre d'un être à la recherche du même but n'est
nullement surprenante et n'a rien à voir avec le hasard ou
le destin.
L'amour
entraîne l'amour!
Aimer c'est
aussi se concentrer sur l'aide que nous pouvons apporter aux
autres. En
aimant, nous participons à notre propre évolution et,
conséquemment, nous ouvrons
la porte de notre propre épanouissement et de notre
vitalité. N'avons-nous jamais ressenti toute l'énergie qui
s'emparait de notre être lorsque notre cœur se gorgeait
d'amour?
Nos
nombreuses préoccupations, notre incertitude, voire même nos
propres peurs
nous font parfois oublier tous les bienfaits que peut nous
apporter l'abandon inconditionnel à l'amour de soi et des
autres. Pendant un court moment, pensons à ce que sera
demain. Pensons
à ce que nous pouvons faire pour dégager de l'amour autour
de nous et ainsi récolter le fruit de nos pensées en
ressentant plus d'amour à notre tour.
Cet article me fut inspiré par la
lecture d'un courriel reçu ce matin d'un être qui m'est très
cher et que j'adore depuis sa naissance.
Il
possède cette grandeur d'âme dont je vous ai entretenu tout
le long de ma rédaction.
Je ne suis donc pas étonné que, présentement, il
ressente tellement d'amour et qu'il vive le rêve de sa vie
car, de l'amour, il en a beaucoup donné.
Chapeau bas, je le salue et lui
souhaite de nombreuses années de bonheur!
Sourdine mars 2010 |
Au gui l'An neuf
Cette expression vous dit
quelque chose?
Très peu de Québécois en connaissent
la signification, mais nous avons tous entendu parler
que de s'embrasser sous le gui au jour de l'An apportait
chance et prospérité tout au long de la nouvelle année.
Cette tradition est beaucoup plus répandue en Europe.
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Ici au Québec et au Canada dans son entier, cette coutume nous
est étrangère. Quelques personnes vont le faire, mais c'est
plutôt auprès des anglophones et surtout aux États-Unis et dans
les pays anglo-saxons que cette pratique est la plus populaire.Mes
recherches m'indiquent que le gui, cette plante toujours verte,
d'où vient apparemment le mot guignolée (Au gui l'an neuf!),
était pour les Gaulois une plante sacrée. On trouve cette plante
parasite notamment sur le chêne, autre plante sacrée.
Éternellement vert sur un arbre qui, l'hiver, semble mort, le
gui était pour les Gaulois un symbole de l'immortalité.
N'en recherchez surtout pas ici, car cette plante
n'existe pas au Québec.
Le baiser sous le gui
Chez les
druides, le gui était aussi considéré comme une plante sacrée.
Selon eux, cette plante avait des propriétés miraculeuses, dont
celles de guérir certaines maladies, d'immuniser les humains
contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les
protéger des méfaits de la sorcellerie. De plus, lorsque des
ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient
déposer leurs armes et observer une trêve jusqu'au lendemain.
C'est de là que proviendrait, paraît-il, cette ancienne coutume
de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un
baiser en signe d'amitié et de bienveillance.
Une
légende dit que les druides cueillaient du gui et l'accrochaient
à l'entrée de leur maison pour se protéger des mauvais esprits.
Ils embrassaient sous le gui leurs visiteurs pour leur porter
chance et prospérité.
La même légende assure que les couples qui s’embrassent
sous le gui seront mariés dans l’année.
C'est donc à vous de savoir si vous souhaitez embrasser
votre amoureux (se) sous ou à côté du gui !
Quoiqu'il en soit,
c'est en imaginant être placé sous une boule de gui que je
vous offre mes meilleurs vœux en ce début d'année. Que cette
nouvelle année soit pour vous pleine de sérénité, de paix, de santé,
de petits plaisirs et de grandes joies... Et que votre bonheur soit
durable.
Sourdine janvier/février 2010
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UN MAGNIFIQUE CADEAU |
Quel magnifique cadeau nous offre madame Cathy Renzella en
acceptant généreusement de nous accorder une entrevue
relatant, avec une sérénité certaine, les différentes étapes
de son vécu face à une maladie supposément incurable ! Un
beau message d’espoir pour toute personne confrontée à une
affection grave ou à un handicap inattendu.
Comme elle le dit si bien : « J’avais demandé un «boost» et
je reçois une bombe !!! » Mais voilà qu'elle ajoute : « J’ai
choisi de ne pas gaspiller mon épreuve. » Veut-elle nous
impressionner par son COURAGE ? Je n’en crois rien !
D’ailleurs, je déteste ce mot qui se veut vide de sens en de
telles circonstances.
Le courage est plutôt un trait de caractère qui désigne la
capacité à surmonter la peur pour faire face à un danger. Le
terme peut aussi être employé pour exprimer l’endurance,
notamment à l’égard de la douleur. Le courage est à
distinguer d’autres notions à connotations plus péjoratives,
comme l’audace ou la témérité, pour lesquelles le moteur de
l’action n’est pas la peur, mais le désir ou l’orgueil. Nous
constatons bien par cette définition que d’affronter une
épreuve n’a rien de courageux mais découle plutôt d’une
force intérieure.
Cette force intérieure est la certitude que ce que nous
concevons clairement dans notre esprit finit par se réaliser
dans notre vie. N’oublions pas que notre attitude est le
reflet de nos pensées. Tel on se voit en esprit, tel on est
dans la vie ! Et je n’invente rien ! Si je comprends
tellement l’attitude de madame Renzella, c’est que j’ai dû,
dans le passé, affronter une épreuve assez troublante. Tout
comme elle, j’ai décidé de prendre ma vie en mains et
d’affronter le destin à ma manière.
J’ai maintes fois refusé de témoigner de mon vécu auparavant
et j’avoue que le récit de cette fabuleuse dame m’incite à
partager avec vous quelques bribes de mon histoire. Je suis
né entendant et, à ma connaissance, j’ai eu la chance de
bénéficier d’une santé exceptionnelle. Aucune maladie
grave n’est venue entraver le parcours de ma vie jusqu’à
l’âge de 36 ans. Ce fut alors le désastre, le désespoir
total, mais aussi une période d’intense réflexion.
Une méningite virale venait soudainement de chambouler ma
vie. Sournoisement, cette maladie attaquait mes organes
sensoriels et surtout mon audition. Presque du jour au
lendemain je suis devenu complètement sourd. Pour une
personne oeuvrant dans le milieu de la communication, c’est
un désastre. Je me suis donc retrouvé devant l’inévitable
destin qui m’obligeait à tout remettre en question et à
redéfinir le parcours du reste de ma vie.
Naturellement, une maladie aussi grave demande un repos
relativement long. D’après les médecins, il devait durer une
année entière. Devenu chômeur par la force des choses, je
devais surmonter cette insécurité financière et me réadapter
à ma nouvelle situation passablement handicapante. Une
surdité sévère accompagnée d’un manque total
d’équilibrem’obligeait à rechercher une formule valorisante
qui me permettrait de mieux vivre malgré le deuil qui
m’habitait.
J’ai décidé de me relever plutôt que de me laisser abattre
par les embûches de la vie. Malgré que je fus hospitalisé au
Centre St-Mary’s, un hôpital anglophone, j’ai appris à lire
sur les lèvres (je ne connaissais pas la lecture labiale)
afin de mieux communiquer. Ce fut un long cheminement que
j’ai trouvé ardu mais, avec de la patience et de la
concentration, j’ai pu maîtriser assez rapidement cet
obstacle.
Ceux qui ont déjà vécu une perte sensorielle vont sûrement
être d’accord avec mes dires et admettre que d’autres sens
viennent à la rescousse. C’est ainsi que j’ai pu également
maîtriser mon problème d’équilibre. De retour à la maison,
confronté à ma morne vie, après trois longs mois enfermé, je
n’en pouvais plus.
J’ai eu la chance d’être bien entouré et je crois que c’est
ce support qui m’a incité à provoquer le destin et à
m’ouvrir un commerce. Ainsi je palliais mon insécurité
financière et, de ce fait, mon moral s’en ressentait
d’autant plus que la motivation et le désir de réussir
m’envahissaient intégralement.
Durant les quatorze années qui suivirent j’ai évolué dans ce
monde uniquement constitué de personnes entendantes. Ce
n’est qu’après la fermeture de mon commerce que la vie m’a
dirigé vers ma véritable destinée. Je me retrouvais, encore
une fois, devant le néant.
Sourd, malgré mes compétences, aucun employeur ne daignait
donner suite aux nombreux curriculum vitae que je leur avais
fait parvenir. Découragé, ennuyé par cette vie devenue sans
but, je me suis tourné vers l’Institut Raymond-Dewar et
c’est à cet endroit que j’ai eu la chance de connaître
madame Louise Désautels.
Lui indiquant que j’avais un réel besoin de faire du
bénévolat afin de meubler ma morne existence, elle m’a
indiqué la route à suivre et je me suis dirigé vers l’ADSMQ.
C’est par pur hasard que j’ai appris par la suite que
j’arrivais à cet endroit au bon moment, pour ne pas dire
juste à point. M. Léon Bossé, qui en fut président
durant de nombreuses années et qui était de surcroît l’âme
dirigeante de cette association, était à l’époque
hospitalisé et il n’avait aucun espoir d’en reprendre les
destinées.
Je me retrouvai à occuper la place d’une légende, pour ainsi
dire, mais j’étais prêt à en assumer toutes les
responsabilités. Mes compétences et mon expérience passée
pouvaient enfin servir au mieux-être de mes semblables.
En 2004, ce fut la révélation. Sourd depuis de nombreuses
années, j’allais découvrir l’immense joie que me procura le
retour de mon audition. Cette année-là, j’ai eu la chance de
recevoir l’implant cochléaire et ma vie fut de nouveau
transformée. Je suis maintenant le plus heureux des hommes.
Vous comprenez pourquoi le mot COURAGE ne fait pas partie de
mon vocabulaire. Cette force intérieure dont je vous parlais
existe en chacun de nous et il suffit de la reconnaître et
de travailler sur elle afin qu’elle nous octroie la
réalisation de nos plus chers désirs.
Je suis en mesure aujourd’hui d’affirmer que je n’ai pas
gaspillé mon épreuve et je souhaite ardemment que le
dévoilement d’une partie de mon cheminement que j’ai partagé
avec vous servira à motiver au moins une personne qui
décidera à son tour de «Donner au suivant ».
En terminant, chers lecteurs, je vous offre « Une sincère
pensée de joie et de paix pour Noël ! »
Passez de très joyeuses Fêtes!
Sourdine novembre/décembre 2009
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Sourdine sur le Web
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La revue imprimée
de Sourdine est distribuée dans plusieurs CLSC, les maisons
de la culture du grand Montréal, les centres hospitaliers,
auprès des audiologistes et audioprothésistes, etc. Vous
comprendrez qu'il nous est difficile et surtout onéreux de
rejoindre tout le monde uniquement par voie postale.
Dans le but de rendre Sourdine
accessible à un plus grand nombre de personnes et aussi de
permettre à nos fidèles lecteurs de consulter leur revue en
toute occasion, nous diffusons depuis quelque temps la
version intégrale de celle-ci sur notre site Internet.
Je vous invite donc à la
consulter à cette adresse:
http://www.adsmq.org/sourdine.htm
. Non seulement pourrez-vous avoir accès à l'édition la plus
récente mais aussi aux éditions antérieures.
Pendant que vous y serez, pourquoi ne
pas en profiter pour consulter les nouveautés sur notre page
d'accueil
http://www.adsmq.org/index.htm .
Vous y découvrirez qu'il est maintenant possible de vous
joindre au réseau social de l'ADSMQ et ainsi vous faire de
nouveaux amis, échanger des photos ou des messages avec les
membres participants.
Il suffit de vous inscrire et
ce, tout à fait gratuitement.
Sur ce, je souhaite
à tous nos lecteurs un magnifique automne.
Un magnifique rêve tout en
couleurs. Un bonheur d'une grande profondeur et la sérénité
avec chaque lever de soleil.
Sourdine # 177 septembre/octobre 2009
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Vivement
les vacances !
Où allez-vous passer vos
vacances cet été ?
En cette période de crise
économique mondiale
qui affecte un peu tout le monde, il
vaut mieux, à mon avis, surveiller ses arrières et opter pour des
vacances locales.
La présente maxime du gouvernement
québécois énonce
parfaitement ce principe : « Quand on
prend ses vacances au Québec, tout le monde y gagne».
Ce n'est pas pour rien que ce même
gouvernement
a récemment investit près de 30 millions
de dollars dans les festivals et les événements de toutes les
régions du Québec.
Réfléchissons ! En voyageant
au Québec,
nous encourageons non seulement notre
industrie touristique mais aussi toutes les entreprises qui s'y
relient.
Notre monnaie n'ayant pas à subir les
taux de change, nous
voyageons à prix réel.
En encourageant nos commerçants
québécois, nous stimulons
notre économie
et contribuons
ainsi à sa santé financière.
J'ai
lu récemment que le Canada et principalement le Québec étaient moins
affectés par cette fameuse crise mondiale.
Pourtant, on nous bombarde d'autres
nouvelles aussi saugrenues que
contradictoires.
Ces milliers d'emplois disparus,
à cause principalement des déboires et
des restructurations de ces multinationales «américaines» qui ont
fait chez-nous
la pluie et le beau temps durant des
décennies, n'auront-ils pas un certain impact sur notre économie à
très court terme ?
Voilà donc un excellent prétexte pour
nous inciter à
penser économie locale et nous
concentrer sur l'adage «Charité bien ordonnée commence par
soi-même».
Il
semble que les Québécois en général ont parfaitement compris la
stratégie
à
adopter car un récent sondage de la
firme Léger Marketing réalisé pour le compte de TVA et du Journal de
Montréal dévoile leurs intentions.
La ville de Québec est la ville où ils
entendent prendre leurs vacances cet été. Québec est la région
principale où les vacanciers ont l'intention de séjourner cette
année avec 23 pour cent, suivi de Charlevoix, des Laurentides et de
la Gaspésie. Montréal arrive cinquième. L'événement touristique qui
attire le plus les gens demeure le Festival de Jazz de Montréal avec
26 pour cent, suivi du Festival d'été, 18 pour cent, et du festival
Juste pour rire. Le sondage révèle aussi que la moitié des Québécois
ont l'intention de réaliser un ou plusieurs voyages d'agrément de
plus d'une nuit d'ici le 31 octobre prochain.
Le Québec est beau, il
est unique !
Il y a mille et une façons d'en faire le
tour.
Que vous voyagiez seul, à deux ou en
famille, que vous ayez un intérêt marqué pour la nature, le terroir,
les cultures autochtones, votre simple mieux-être, il vous réserve
un accueil franc et cordial et des découvertes sans nombre. Telle
est la révélation que nous divulgue le
site touristique officiel du
gouvernement.
Je m'inspire ci-après des
diverses options touristiques proposées
sur
son site internet, où vous pourrez les
consulter
plus en détail :
http://www.bonjourquebec.com/qc-fr/vacancesmesure.html
L'agrotourisme:
Le parcours
des terres fertiles de la vallée du
Saint-Laurent.
Vous pourrez y goûter aux nombreux
produits issus du terroir québécois. Plusieurs régions proposent des
circuits gourmands à la campagne qui vous font découvrir, chez les
producteurs mêmes, les fromages fins, confiseries à l'érable, cidres
rustiques, vins frais et bières locales, qui font la joie des
connaisseurs et la fierté des artisans.
L'écotourisme:
Le Québec possède un immense patrimoine naturel, composé notamment
de 27 parcs nationaux, de nombreuses réserves de faune et de trois
Réserves de biosphère reconnues par l’Unesco. Plusieurs entreprises
spécialisées en écotourisme et en tourisme d’aventure vous proposent
de découvrir à pied, en canot ou même en kayak de mer les plus beaux
joyaux de ce territoire.
Séjour autochtone:
Le Québec compte onze nations
autochtones, linguistiquement et culturellement distinctes, vivant
dans une cinquantaine de villages. Nouez contact avec ces
communautés humaines d’une richesse insoupçonnée, qui mettent au
premier plan l’hospitalité et le partage. Découvrez les aspects
méconnus d’un patrimoine qui s’est façonné au cours des millénaires
en terre d’Amérique.
Vacances
santé: Le Québec réinvente les vacances de détente et de remise en
forme grâce à la formule des Spas Relais santé, une enseigne
groupant près d’une vingtaine d’établissements. Leur personnel
attentif et qualifié vous prodigue une gamme variée de soins
corporels adaptés à votre condition physique. Avec la grande nature
à portée de vue, vous gagnez sur toute la ligne!
Croyez
bien que j'adore mon coin de pays et que c'est uniquement par amour
de cette terre qui m'a vu naître que j'ai tenté de vous inciter
à le découvrir.
Pour l'avoir visité à maintes reprises,
je peux affirmer qu'à
chaque fois j'y ai découvert de
multiples facettes.
Même après divers retours
dans une même
région, il m'a toujours semblé y
découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux attraits et surtout des
gens chaleureux à souhait qui n'ont d'autres buts que de rendre
votre séjour agréable.
C'est donc mon amour pour la nature et
la merveilleuse beauté de notre Québec qui m'ont incité à vous
persuader de le découvrir à votre tour.
Bonnes
vacances «québécoises» !
Sourdine
176 juillet/août 2009
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Sourdine # 175 mai / juin 2009
Vive l'été
- La
magnifique température de ces
derniers jours et la chaleur qui
l’accompagne nous incitent à
croire que l’été a tendance à se
montrer le bout du nez avant son
temps. Est-ce une illusion de ma
part ou simplement la nécessité
de prendre enfin un peu de repos
après ces quelques mois de
travail intensif ? Il faut dire
que rituellement, d’année en
année, je suis en ce sens
particulièrement comblé et ce,
dès les débuts du mois de
janvier jusqu’en mai.
- Est-ce là complainte du
travailleur blasé ?
Détrompez-vous, car j’adore mon
boulot même si c’est justement
lui qui m’incite à y consacrer
de nombreuses heures. Le volet
novateur de mon travail nourrit
bien mon âme d’artiste et, faute
de temps pour me défouler sur
une toile, satisfait mon besoin
toujours constant de créativité.
- Ces derniers mois, j’ai
réaménagé le site Internet de
l’ADSMQ afin de lui redonner un
air de jeunesse et aussi de le
dynamiser. D’après les
excellents commentaires qui
m’ont été transmis à ce jour, je
crois avoir atteint le but que
- je m’étais fixé. Toutefois,
comme tout perfectionniste qui
se respecte, j’ai tendance à lui
trouver des imperfections, voire
des lacunes. C’est la raison
pour laquelle je suis ouvert à
toutes vos suggestions et à vos
commentaires. Mon but le plus
cher étant d’améliorer la
qualité de sa présentation et
ainsi en augmenter le nombre de
visiteurs, je suis confiant
- que tous ensemble nous
réussirons à l’atteindre.
- Malgré qu’il ne soit pas
encore tout à fait complété,
vous pouvez le visiter sans trop
de problèmes, car il est en
majeure partie fonctionnel.
Cependant, certaines pages ou
certains éléments de l’ancien
site n’ont pas encore été
transférés. En espérant que vous
apprécierez cette nouvelle
formule plus conviviale, je vous
invite fortement à vous joindre
aux quelque six mille visiteurs
qui y naviguent mensuellement.
Une adresse à noter
www.adsmq.org, à ajouter à vos
favoris et, pourquoi pas, en
faire la page d’accueil de votre
navigateur !
- Toujours innovatrice, grâce
à une subvention spéciale que
lui a accordée le Gouvernement
Fédéral, l’ADSMQ a pu
- s’équiper de quatre
ordinateurs portables afi n de
pouvoir offrir à ses membres des
cours d’introduction à
l’ordinateur.
- Depuis le 30 mars dernier,
Gilbert Poitras, professeur
émérite, partage généreusement
son savoir et il semble
- bien que cette nouvelle
activité augmentera en
popularité. Je ne peux passer
sous silence l’aide à la
présentation
- du plan de chaque cours qui
est merveilleusement bien
structurée et préparée par nul
autre que notre ami Jean-Guy
- Thibaudeau. Vous l’avez
deviné, lui aussi est un
excellent professeur émérite !
Avec ce tandem, le succès est
assuré
- et je prédis que,
prochainement, vous serez
informé de l’ajout de ce cours à
notre programmation d’automne.
- Comme je veux vous présenter
l’aspect visuel de celui-ci sur
cette page, j'arrête ma
déclamation afin de conserver
- l’espace à quelques photos
du professeur et de ses élèves…
en action.
- Vive l’été que je souhaite
de toute beauté !
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