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À VENIR MARS 2012
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imprimable

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- Hélène Caron M.O.A
- Audiologiste
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Institut Raymond-Dewar
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SUIVI OFFERT AUX PORTEURS D'IMPLANT
COCHLÉAIRE À L'INSTITUT RAYMOND-DEWAR
À l’Institut Raymond-Dewar, les porteurs d’implant
cochléaire ont accès à différents services : des services de
réadaptation et des services à la Clinique de programmation
de l’implant cochléaire.
Services de réadaptation :
De façon typique, une personne qui vient de recevoir un
implant cochléaire a besoin d’un suivi en réadaptation.
L’implant cochléaire apporte de nouvelles capacités
auditives. Un entraînement à écouter, à entendre et à
comprendre favorisera un développement optimal du potentiel
auditif. Les résultats obtenus avec un
implant cochléaire varient d’une personne à l’autre
en raison de plusieurs facteurs mais le suivi de
réadaptation post-implant permet d’en retirer le maximum de
bénéfices. À l’Institut Raymond-Dewar, pour les personnes
qui habitent Montréal et Laval, ces services de réadaptation
sont donnés dans les programmes de réadaptation. Selon l’âge
du client, ses capacités et ses besoins, différents services
sont offerts: séances d’entraînement auditif de façon
intensive durant les premiers mois, suivi pour le
développement ou l’amélioration de la communication, support
pour apprendre à utiliser au maximum le processeur vocal
d’implant et les différents accessoires qui s’y rattachent,
soutien pour favoriser une bonne adaptation à cette nouvelle
réalité, sensibilisation de l’entourage. Au départ, ces
services sont plus intensifs (RFI ou réadaptation
fonctionnelle intensive), mais les interventions se
poursuivent par la suite, en fonction des besoins. Si
nécessaire, des interventions peuvent être effectuées dans
le milieu de vie de la
personne (domicile, école,…).
Clinique de programmation de l’implant cochléaire :
Après la période de programmation initiale intensive de deux
semaines qui a lieu à Québec (CHUQ), des services de
programmation et de dépannage sont offerts à la Clinique de
programmation de l’implant cochléaire de l’IRD.
Le suivi de programmation est effectué par un audiologiste.
Les rencontres permettent de vérifier le bon fonctionnement
de l’implant (partie interne), du processeur vocal et de ses
accessoires. Lors d’une séance de programmation, des
ajustements peuvent être apportés à la programmation. Il est
normal de devoir procéder à des réajustements de la
programmation au cours du suivi.
Un travail conjoint
avec l’équipe de réadaptation permet de favoriser un
rendement optimal de l’implant cochléaire et de raffiner la
programmation au fil des rencontres. Le suivi permet
également de mieux exploiter les différentes possibilités
offertes par le processeur d’implant. Par exemple, lorsqu’on
vient tout juste de recevoir l’implant, il est peut-être
encore trop tôt pour envisager d’utiliser un programme conçu
pour le téléphone mais, en fonction des progrès effectués,
cette option pourra éventuellement être proposée. Le type de
suivi et le nombre de rencontres varient mais, durant les
premiers mois, des rencontres plus fréquentes sont souvent
nécessaires. Par la suite, les clients sont revus en
contrôle. Un contrôle annuel est minimalement recommandé.
Un service de soutien technique est disponible à la
Clinique. Même si le
porteur prend grand
soin de son processeur d’implant, il est inévitable qu’une
panne survienne éventuellement. Lorsque cela arrive, nous
offrons un service de dépannage afin de recevoir le client
dans les plus brefs délais et la pièce défectueuse est alors
remplacée. Les porteurs peuvent également faire l’achat
d’accessoires et de piles à la Clinique de programmation.
Qui peut recevoir des services à la Clinique de
programmation?
Tous les porteurs d’implant cochléaire francophones de
l’Ouest du Québec, qu’ils soient suivis ou non en
réadaptation à l’Institut Raymond-Dewar. Les audiologistes
de la Clinique travaillent en collaboration avec les équipes
des différents centres de réadaptation.

Martine Chapdelaine,
M.O.A.
Audiologiste
22 mars 2011
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| Démystifier l'implant cochléaire |
France Lacombe, M.O.A. Audiologiste
Institut Raymond-Dewar
J'ai eu le plaisir de
rencontrer des membres de l'ADSMQ, dans les bureaux de Montréal, pour
présenter et discuter « implant cochléaire». M. Nadeau m'en avait fait la
demande dès l'automne dernier et c'est avec plaisir que nous avons passé un
bel après-midi à discuter de cette nouvelle technologie, à en démystifier
les capacités, à le manipuler et à échanger sur les récentes avancées
technologiques dans les domaines de l'amplification auditive et d'implant.
Ce présent texte résume le contenu de la présentation et des échanges.
Comment communiquer avec une personne porteuse
d'implant cochléaire ? C'est sur cette question que démarrait la
présentation. Ce qu’il faut avoir en tête lorsqu'on parle d'implant
cochléaire c'est qu'il s'agit d'une prothèse, dont une partie est implantée
à l'intérieur de l'oreille interne, dans la cochlée, suite à une
intervention chirurgicale. De la même façon qu'il est impossible de prévoir
le mode de communication d'une personne malentendante porteuse d'une ou de
deux prothèses auditives, tous les types de communication sont possibles
avec l'implant cochléaire, comme avec les porteurs de prothèses auditives.
Les pièces extérieures de l'implant cochléaire sont
composées d'un microphone, d'une antenne (pièce ronde de la grosseur d'un 2
$ placé derrière l'oreille) et d'un boîtier, semblable aux anciens boîtiers
de prothèses auditives au corps. Depuis peu, il existe aussi des implants
cochléaires contour d'oreille qui ressemblent aux prothèses contour
d'oreille, exception faite d'une petite corde d'environ 4 pouces qui relie
la prothèse à l'antenne derrière l'oreille (pièce ronde), pièce le plus
souvent camouflée par les cheveux. Le principe de fonctionnement de
l'implant cochléaire n'est pas sorcier. Naturellement, pour toutes les
personnes, les sons qui arrivent à l'oreille interne sont transformés en
signaux électriques par la cochlée pour pouvoir être acheminés par le nerf
auditif jusqu'au cerveau. C'est à partir de ce principe que les premières
recherches en implant cochléaire ont été réalisées au début des années 1960.
Puisque chez les personnes sourdes et malentendantes, certaines cellules de
l'oreille interne ne fonctionnent plus et donc ne peuvent plus transmettre
leurs petites impulsions électriques au nerf auditif, les chercheurs de
l'époque ont imaginé un petit fil, nommé porte-électrodes, introduit dans la
cochlée pour émettre les petites impulsions électriques absentes. Ce signal
reproduit électriquement est par la suite capté par le nerf auditif et
transmis au cerveau.
Il y a tout un monde entre les premières
expérimentations des années 1960 en Australie et la technologie de 2003.
Plus de 600 000 personnes ont reçu un implant cochléaire depuis la mise en
marché du produit et les progrès technologiques sont tellement rapides que
des premiers implants permettront bientôt de combiner la technologie de la
prothèse auditive (amplification) et de l'implant cochléaire, dans un même
produit. Des recherches sont également effectuées avec des implants
totalement implantables, c'est-à-dire sans aucune pièce externe.
Au Québec, les chirurgies d'implants cochléaires sont
réalisées à un seul endroit, au Centre hospitalier universitaire de Québec,
Pavillon Hôtel-Dieu de Québec, avec l'équipe du Dr Ferron. La chirurgie
nécessite une moyenne d'hospitalisation de trois jours et la durée moyenne
de l'intervention est de trois heures. Trois à six semaines de convalescence
sont nécessaires avant de pouvoir passer à l'étape de la « programmation
», où l'implant cochléaire est ajusté à la sensation auditive de la
personne. De plus, au Québec, le programme présente la particularité
d'une période de réadaptation obligatoire de trois mois, toujours
réalisée à Québec, cette fois à l'Institut de réadaptation physique
de Québec (IRDPQ), pavillon Dominique-Tremblay.
Les porteurs d'implants peuvent communiquer selon
différentes modalités. Plusieurs critères et caractéristiques personnelles
influencent le mode de communication. Chez les personnes oralistes devenues
sourdes après l'acquisition de leur langue, le mode reste le plus souvent le
même. Toutefois, l'implant est une prothèse avec microphone et les mêmes
stratégies de communication doivent être utilisées avec ces personnes comme
avec tout porteur de prothèses auditives. Même s'il s'agit d'appareils
numériques sophistiqués, l'écoute est moins satisfaisante en milieu bruyant
que silencieux et certaines aides techniques
sont recommandées, notamment au téléphone. De plus, les porteurs
d'implant sont appareillés d'un seul coté, ce qui ne permet pas de restaurer
une certaine stéréophonie et de bénéficier d'une écoute binaurale. Chez les
enfants sourds, il semble qu'un des facteurs les plus déterminants pour
l'acquisition d'une langue orale soit l'âge d'implantation, puisqu'il existe
une période critique dans la petite enfance pour « apprendre naturellement»
(on dit acquérir) une langue orale. De plus, des facteurs anatomiques
ou de fonctionnement des voies auditives peuvent apporter un signal plus ou
moins satisfaisant. Une pathologie qui atteint également les nerfs auditifs
rendra inopérant ou partiellement opérant un implant cochléaire. |
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