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Cocktail dînatoire 

Fondation surdité et communication

Cocktail dînatoire et spectacle

 

 

   

 

Forum de discussion

 

Description


Ce groupe de discussion vise à favoriser les échanges entre les personnes aux prises avec une maladie causant la surdité, telles que la neuropathie, la maladie de Ménière, le cholestéatome, l’ossification, le neurinome, l’otospongiose, etc.

 

Faites part de vos expériences avec les divers appareils auditifs disponibles, allant de la  simple prothèse analogique au plus sophistiqué implant cochléaire.

 

   

 

 

L'implant cochléaire

 
 
Hélène Caron M.O.A
Audiologiste

 

Institut Raymond-Dewar

 

Implant cochléaire
  • L'implant cochléaire : une solution alternative

  • Démystifier l'implant cochléaire

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    Démystifier l'implant cochléaire

    France Lacombe, M.O.A. Audiologiste
    Institut Raymond-Dewar

    J'ai eu le plaisir de rencontrer des membres de l'ADSMQ, dans les bureaux de Montréal, pour présenter et discuter « implant cochléaire». M. Nadeau m'en avait fait la demande dès l'automne dernier et c'est avec plaisir que nous avons passé un bel après-midi à discuter de cette nouvelle technologie, à en démystifier les capacités, à le manipuler et à échanger sur les récentes avancées technologiques dans les domaines de l'amplification auditive et d'implant. Ce présent texte résume le contenu de la présentation et des échanges. 

    Comment communiquer avec une personne porteuse d'implant cochléaire ? C'est sur cette question que démarrait la présentation. Ce qu’il faut avoir en tête lorsqu'on parle d'implant cochléaire c'est qu'il s'agit d'une prothèse, dont une partie est implantée à l'intérieur de l'oreille interne, dans la cochlée, suite à une intervention chirurgicale. De la même façon qu'il est impossible de prévoir le mode de communication d'une personne malentendante porteuse d'une ou de deux prothèses auditives, tous les types de communication sont possibles avec l'implant cochléaire, comme avec les porteurs de prothèses auditives. 

    Les pièces extérieures de l'implant cochléaire sont composées d'un microphone, d'une antenne (pièce ronde de la grosseur d'un 2 $ placé derrière l'oreille) et d'un boîtier, semblable aux anciens boîtiers de prothèses auditives au corps. Depuis peu, il existe aussi des implants cochléaires contour d'oreille qui ressemblent aux prothèses contour d'oreille, exception faite d'une petite corde d'environ 4 pouces qui relie la prothèse à l'antenne derrière l'oreille (pièce ronde), pièce le plus souvent camouflée par les cheveux. Le principe de fonctionnement de l'implant cochléaire n'est pas sorcier. Naturellement, pour toutes les personnes, les sons qui arrivent à l'oreille interne sont transformés en signaux électriques par la cochlée pour pouvoir être acheminés par le nerf auditif jusqu'au cerveau. C'est à partir de ce principe que les premières recherches en implant cochléaire ont été réalisées au début des années 1960. Puisque chez les personnes sourdes et malentendantes, certaines cellules de l'oreille interne ne fonctionnent plus et donc ne peuvent plus transmettre leurs petites impulsions électriques au nerf auditif, les chercheurs de l'époque ont imaginé un petit fil, nommé porte-électrodes, introduit dans la cochlée pour émettre les petites impulsions électriques absentes. Ce signal reproduit électriquement est par la suite capté par le nerf auditif et transmis au cerveau. 


    Il y a tout un monde entre les premières expérimentations des années 1960 en Australie et la technologie de 2003. Plus de 600 000 personnes ont reçu un implant cochléaire depuis la mise en marché du produit et les progrès technologiques sont tellement rapides que des premiers implants permettront bientôt de combiner la technologie de la prothèse auditive (amplification) et de l'implant cochléaire, dans un même produit. Des recherches sont également effectuées avec des implants totalement implantables, c'est-à-dire sans aucune pièce externe.


    Au Québec, les chirurgies d'implants cochléaires sont réalisées à un seul endroit, au Centre hospitalier universitaire de Québec, Pavillon Hôtel-Dieu de Québec, avec l'équipe du Dr Ferron. La chirurgie nécessite une moyenne d'hospitalisation de trois jours et la durée moyenne de l'intervention est de trois heures. Trois à six semaines de convalescence sont nécessaires avant de pouvoir passer à l'étape de la « programmation », où l'implant cochléaire est ajusté à la sensation auditive de la personne. De plus, au Québec, le programme présente la particularité d'une période de réadaptation obligatoire de trois mois, toujours réalisée à Québec, cette fois à l'Institut de réadaptation physique de Québec (IRDPQ), pavillon Dominique-Tremblay. 

    Les porteurs d'implants peuvent communiquer selon différentes modalités. Plusieurs critères et caractéristiques personnelles influencent le mode de communication. Chez les personnes oralistes devenues sourdes après l'acquisition de leur langue, le mode reste le plus souvent le même. Toutefois, l'implant est une prothèse avec microphone et les mêmes stratégies de communication doivent être utilisées avec ces personnes comme avec tout porteur de prothèses auditives. Même s'il s'agit d'appareils numériques sophistiqués, l'écoute est moins satisfaisante en milieu bruyant que silencieux et certaines aides techniques  sont recommandées, notamment au téléphone. De plus, les porteurs d'implant sont appareillés d'un seul coté, ce qui ne permet pas de restaurer une certaine stéréophonie et de bénéficier d'une écoute binaurale. Chez les enfants sourds, il semble qu'un des facteurs les plus déterminants pour l'acquisition d'une langue orale soit l'âge d'implantation, puisqu'il existe une période critique dans la petite enfance pour « apprendre naturellement» 
    (on dit acquérir) une langue orale. De plus, des facteurs anatomiques ou de fonctionnement des voies auditives peuvent apporter un signal plus ou moins satisfaisant. Une pathologie qui atteint également les nerfs auditifs rendra inopérant ou partiellement opérant un implant cochléaire.