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Description


Ce groupe de discussion vise à favoriser les échanges entre les personnes aux prises avec une maladie causant la surdité, telles que la neuropathie, la maladie de Ménière, le cholestéatome, l’ossification, le neurinome, l’otospongiose, etc.

 

Faites part de vos expériences avec les divers appareils auditifs disponibles, allant de la  simple prothèse analogique au plus sophistiqué implant cochléaire.

 

   

 

 

Les acouphènes

 

 
 

 

Recherchez un thème ici

  1. L'acouphène : cet intrus
  2. Mes acouphènes nuisent-ils à mon audition?
  3. Les acouphènes : Un problème qui peut frapper tout le monde
  4. Le meilleur restaurant en ville
  5. Des mots pour le dire...
  6. Cerveau, comprends-tu ce que l'oreille dit ?
  7. Que faire quand on est aux prises avec des acouphènes très dérangeants ?

     


 L'acouphène : cet intrus

Hélène Caron M.O.A. audiologiste
 
Il me fait plaisir de recevoir par le biais du courrier électronique, de la part des lecteurs, différentes questions reliées à la surdité. Dans la mesure du possible, je me fais un devoir de répondre le plus rapidement possible en vous donnant quelques brèves explications ou hypothèses tout en vous suggérant de consulter les personnes-ressources de votre région. Cependant, il y a un sujet qui revient souvent, celui des acouphènes. Un sujet préoccupant pour plusieurs parce que le bruit entendu seulement par la personne est dérangeant. Souvent, celui qui en souffre et n'a pas encore consulté se voit assailli par des pensées éprouvantes telles que : « Est-ce ce que je vais en mourir ? » �� Est-ce que l'intensité va augmenter ? » «Est-ce que je vais devenir fou ou sourd ? », etc. Mon collègue Bernard Giraldeau et moi avions déjà abordé le sujet dans l'article qui a paru, en 1996 (nov./déc.) : «L'acouphène : mon thermomètre intérieur ». Je vous invite à le relire. Je me suis aussi permis de faire un bref résumé sur l'ABC des acouphènes, en un mot, ce qu'il faut savoir.
 
L'acouphène est une sensation auditive perçue par la personne elle-même et ce, sans stimulation extérieure. Les sons entendus peuvent être de différentes natures : bourdonnements, sifflements, pulsations, etc. Ils peuvent être apparentés à une sonnerie, un sifflement, un bruit de vapeur, un grincement, un grondement… Ils peuvent être permanents ou intermittents, de faible ou forte intensité et de différentes tonalités. Les sons peuvent être entendus dans une oreille, dans les deux oreilles ou d'une manière diffuse « dans la tête ». Ce phénomène étrange peut être expliqué par le fonctionnement très complexe du système auditif; un système auditif qui aurait un fonctionnement inadéquat. Mais le problème peut aussi provenir de d'autres régions autour du système auditif.
 
Les causes ?
 
Elles sont souvent difficiles et parfois impossibles à déterminer. Quelques-unes peuvent expliquer la présence de l'intrus. Les voici : au niveau du système auditif : l'otosclérose, la présence de cérumen accolé au tympan, la maladie de Ménière, une tumeur sur le nerf auditif ; les décibels excessifs (la maladie du siècle) tels que les baladeurs à haut niveau sonore, les discothèques, les endroits de travail bruyants ; au niveau du métabolisme : les problèmes de santé tels que le diabète, l'hypertension, et fort souvent les problèmes vasculaires, etc. Quelques médicaments peuvent provoquer chez certaines personnes les acouphènes.
 
L'alimentation peut avoir une incidence sur l'acouphène, cet importun : la consommation abusive de caféine, d'alcool, de produits épicés, etc. Mais, les facteurs psychologiques peuvent fort souvent influencer ou accentuer les acouphènes, tels l'anxiété, le stress, un événement perturbant, etc. Le dérangement causé par l'acouphène n'est pas nécessairement relié à son intensité mais plus à la perception de l'individu vis-à-vis du bruit indésirable et si tenace parfois.
 
Comment les traiter ?
 
Il y a quelques approches : Approches médicales pour les cas d'infections de l'oreille, de l'otosclérose… Souvent, les acouphènes associés ne disparaissent pas toujours et il est parfois difficile de les enrayer. Approches comportementales : changer les habitudes de vie où seront intégrées régulièrement, avec une alimentation saine, des périodes de relaxation, de détente, d'activités calmes comme une longue marche, la nage, le ski de fond (c'est le temps avec la belle neige floconneuse que nous avons sur le Québec) ; activités agréables ponctuées de moments d'écoute de belle musique qui vous feront oublier ces sons insolites.
 
Il est possible d'oublier les acouphènes. Le secret : ne pas les écouter. Facile à dire… mais… peut-être difficile… à faire. La personne qui, avec un peu de volonté et de discipline, intègre dans son quotidien de nouvelles habitudes décrites précédemment parvient généralement à «ignorer» ces bruits indésirables. Il s'agit de ne pas porter attention au niveau de l'oreille mais bien au niveau du corps et de l'état psychologique. Si les acouphènes vous font la vie dure, consulter devient nécessaire.
 
Consultez un O.R.L. et un audiologiste. L'O.R.L., suite à l'examen de votre état, pourra ainsi juger si le traitement médical peut vous soulager des acouphènes. L'audiologiste, suite à l'évaluation globale des besoins et à l'évaluation du degré et de l'impact du dérangement (fonctionnel, social, affectif) causé par les acouphènes, pourra vous suggérer diverses alternatives telles une prothèse auditive (si vous avez une perte auditive) qui, en amplifiant les bruits de l'environnement sonore vous permettra «d'oublier» les acouphènes ; l'audiologiste, (soit individuellement ou à l'intérieur d'une thérapie de groupe), peut vous suggérer une approche thérapeutique qui vous permettra de ne pas «écouter» les acouphènes. Nous privilégions souvent une attitude gagnante : celle de contrôler le stress. De fait, le stress affecte les acouphènes. Déjà l'acouphène est source de stress mais peut être aussi une manifestation de stress. Le cercle vicieux, quoi ! En quelque sorte, bien gérer le stress pour mieux gérer les acouphènes.
 
Comprendre ce qu'est un acouphène, identifier les facteurs qui influencent les acouphènes, connaître les diverses approches et moyens qui vous conviennent permet d'enrayer ou de diminuer les angoisses engendrées par les acouphènes. Côtoyer les personnes vivant le même problème ou faire partie d'une association telle que le Regroupement québécois pour personnes avec acouphènes est un atout précieux. Car réaliser qu'on n'est pas le seul à vivre ce problème apporte un grand soulagement. De plus, cette association a une revue périodique «L'Oreille bruyante», véritable mine d'or pour les informations et les témoignages souvent fort convaincants. Vous pouvez contacter cette association par téléphone :
514-276-7772 ou par courrier électronique: rqpa@globale.com.
 
L'Institut Raymond-Dewar, les services d'audiologie de certains hôpitaux ou en privé offrent des services d'intervention pour les personnes qui ont des acouphènes dérangeants.
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Mes acouphènes nuisent-ils à mon audition?

 
France Désilets M.O.A.audiologiste
Programme adultes - Institut Raymond-Dewar
 
— Monsieur Dufour consulte pour des acouphènes dérangeants. L'audiologiste le questionne pour savoir en quoi ses acouphènes sont-ils si dérangeants ? Monsieur Dufour répond qu'il n'arrive plus à suive les conversations de groupe, les bruits ambiants le dérangent beaucoup, son épouse lui dit qu'il met la télévision à volume trop élevé et de plus, il manque de concentration.
 
— Au moment de son test d'audition, madame Lapointe est nerveuse. Elle craint que l'audiogramme soit faussé en raison de ses acouphènes qui sont très forts cette journée-là. Pourra-t-elle détecter correctement les sons que l'audiologiste lui envoie dans les écouteurs ?
 
Qu'ont en commun monsieur Dufour et madame Lapointe ? Ils croient que leurs acouph��nes masquent les sons qui proviennent de l'environnement en affectant ainsi leur audition. Ont-il raison de penser cela? Il importe de départager les difficultés reliées à la surdité de celles reliées aux acouphènes, car ainsi la personne pourra utiliser les outils qui conviennent le mieux ��� sa situation.
 
Perte auditive et acouphènes
 
Les acouph��nes s'accompagnent d'une perte auditive à l'audiogramme dans environ 80% des cas. Souvent, les acouphènes, qui sont un symptôme, sont apparus autour du moment d'apparition de la surdité. Pas surprenant que les personnes puissent confondre l'impact de l'un et de l'autre. Les gens pensent souvent que les acouphènes masquent la perception des sons extérieurs. En fait, il n'en est rien. À preuve, certaines personnes, qui ont des acouphènes jugés très forts, ont une audition tout à fait normale à l'audiogramme et peuvent entendre des sons très faibles. Ces personnes nous disent n'éprouver aucune difficulté de communication, malgré les acouphènes.
 
En clinique, les personnes qui consultent spécifiquement pour leurs acouphènes se plaignent beaucoup de ne pas bien entendre à cause de leurs acouphènes. Ils n'ont pas encore pris conscience que c'est plutôt leur surdité qui explique leurs difficultés d'audition. Si demain une "fée marraine " pouvait les débarrasser seulement de leurs acouphènes, leurs plaintes à propos de l'audition subsisteraient puisque leur surdité demeurerait.
 
Les acouphènes peuvent-ils fausser le test d'audition ?
 
La présence des acouphènes ne facilite pas la tâche de la personne qui passe un audiogramme. La tâche exige beaucoup de concentration afin de répondre aux sons les plus faibles qu'on puisse entendre. Parfois, la tonalité des sons présentés s'apparente à la tonalité des acouphènes ce qui peut insécuriser la personne qui passe le test. Celle-ci se demande : est-ce que je réponds au son présenté par l'audiologiste ou à mes acouphènes ?
 
En général, les personnes avec acouphènes répondent bien au test d'audition et leurs réponses sont assez claires pour l'audiologiste. La personne évaluée perçoit que le son présenté est plus court et se surajoute à ses acouphènes permanents. Si la personne est confuse et que l'audiologiste juge que l'audiogramme est difficile à obtenir, des sons plus longs, pulsés ou plus espacés pourront être présentés. Habituellement ces stratégies permettront l'obtention d'un audiogramme d'une bonne validité.
 
Lors de la passation d'un audiogramme, les acouphènes peuvent affecter la concentration, mais cela ne va pas pour autant entraîner un audiogramme non valide. On peut évaluer que cela peut modifier le seuil d'audition de 5-10 décibels, ce qui n'affecte en aucun cas le diagnostic et les recommandations qui en découleront. En effet, en audiométrie, une erreur significative est évaluée à 15 décibels et plus.
 
Si les acouphènes ne nuisent pas à l'audition, en quoi nuisent-il ?
 
Les acouphènes nuisent à la concentration, surtout chez les personnes qui y portent beaucoup d'attention. Nos capacités d'attention sont limitées et, si nous écoutons toujours nos acouphènes, nous avons moins d'énergie pour nous concentrer sur autre chose. Ceci peut amener les personnes à être moins attentives à leur environnement externe, ce qui inclut la perception des sons et de la parole. Les acouphènes peuvent ainsi vous empêcher d'exploiter pleinement vos capacités auditives. Si vous avez déjà souffert d'une grosse migraine, vous vous souviendrez sûrement qu'il vous était très difficile d'être attentif à votre entourage. Vous étiez probablement peu tolérant aux autres stimulations. Une personne dérangée par ses acouphènes expérimente quelque chose de similaire, à divers degrés bien sûr.
 
Les acouphènes sont une gêne interne qui peut entraîner une souffrance psychologique et ce, surtout si la personne y associe faussement un risque pour sa santé. Il est donc bien important que les personnes avec acouphènes dérangeants aillent chercher toutes les bonnes informations auprès de professionnels qualifiés et qu'elles utilisent des outils s'adressant à la gestion des acouphènes. N'oublions pas que beaucoup de personnes arrivent à vivre avec leurs acouphènes et peuvent les ignorer la majorité du temps. C'est là l'objectif des approches de réadaptation visant la gestion des acouphènes.
 
Des cas d'exception ?
 
Les personnes affectées de la maladie de Ménière ont vraiment l'impression, surtout dans les premiers stades, que leur audition est moins bonne les jours où leurs acouphènes sont plus forts. En fait, elles ont raison, car dans cette maladie, l'audition et les acouphènes fluctuent parfois ensemble. Toutefois lors de ces journées «moins bonnes» on voit vraiment une baisse de l'audition à l'audiogramme. Les acouphènes ne causent pas l'abaissement de l'audition mais sont le symptôme accompagnateur. Cette baisse d'audition est le plus souvent temporaire et l'audition reviendra à son niveau initial. Il est important de mentionner que cette maladie a des manifestations fort diverses selon les individus.
 
En conclusion... faire un bon inventaire pour choisir les bons outils !
 
Si une personne s'obstine à corriger ses problèmes de communication en investissant uniquement au niveau de ses acouphènes, elle risque d'être grandement déçue. Les bons outils pour répondre aux problèmes de communication causés par la surdité sont : le port d'appareils auditifs, lorsque indiqué, l'usage des stratégies de communication et la lecture labiale. Par ailleurs, pour les acouphènes, les thérapies jumelant le counseling, la diversion sonore et l'investissement dans un mieux-être général sont sûrement les outils appropriés.
 
Il est important de mentionner que la personne qui investit au niveau de sa surdité va souvent en retirer un bénéfice secondaire positif au niveau de la gestion de ses  acouphènes. Par exemple, le port de prothèses auditives aide la communication mais aide aussi à tolérer les acouphènes. Par une communication plus aisée et plus satisfaisante, la personne vit moins de stress, ce qui peut également avoir une répercussion heureuse sur les acouphènes. C'est le bon vieux principe des vases communicants !
 
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Les acouphènes : Un problème qui peut frapper tout le monde

 
Saviez-vous que plusieurs personnes entendent des sons, des bourdonnements ou des sifflements de façon continue et ce, même en l'absence de toute stimulation sonore externe? Ces sons s'appellent des acouphènes. Au Québec, 600 000 personnes sont handicapées de façon plus ou moins sévère par des acouphènes.
 
Chez certains, les acouphènes seront occasionnels, tandis que d'autres les entendront de façon permanente. Les bourdonnements et les sifflements d'oreilles peuvent être très dérangeants.  À tel point que certains auront de la difficulté à exercer leurs tâches quotidiennes. Heureusement, ce n'est pas le cas de toutes les personnes qui en souffrent.
Souvent l'acouphène est associé à une pathologie comme l'otosclérose, la maladie de Ménière, la presbyacousie ou la surdité professionnelle. Le stress, les allergies, les problèmes d'articulation de la tête et du cou ainsi que certains médicaments peuvent le provoquer et le maintenir.
 
La personne touchée éprouve très souvent des difficultés, l'acouphène pouvant perturber le sommeil, provoquer de l'irritabilité, des difficultés de concentration et de la dépression. Certains facteurs influencent sa sévérité. Parmi ceux-ci, signalons le bruit, le stress, la fatigue, l'alcool, le café, etc.
 
L'acouphène étant souvent associé à une perte auditive, l'audiologiste peut en faire l'évaluation et suggérer diverses avenues. Les thérapies médicales ou chirurgicales sont utilisées pour éliminer les acouphènes, mais elles ne donnent pas toujours des résultats positifs à long terme. Dans les cas où aucune intervention médicale ou chirurgicale n'est possible, il existe d'autres types de traitements. Les traitements instrumentaux, tels que l'amplification auditive ou tout autre moyen servant à masquer l'acouphène, ont pour effet de rendre l'individu plus tolérant. Les traitements comportementaux, tels que la relaxation, la thérapie émotivorationnelle ou toute autre méthode permettant à la personne d'exercer un contrôle sur la perception de son acouphène, se sont avérés efficaces pour réduire la tension causée par la présence d'acouphènes.
 
La déficience auditive à l'âge adulte
 
Imaginez un instant une soirée au théâtre, au cinéma. Une sortie en groupe, un repas au restaurant alors que vous n'entendez rien ou presque rien. Imaginez que vous demandez à un interlocuteur volubile de répéter ce qu'il vous a dit pour la troisième fois. Imaginez qu'à tous les jours, en arrivant au travail, vous craignez que l'on ne vous congédie en découvrant que vous n'entendez plus aussi bien qu'avant. 
 
C'est ce que vivent, chaque jour, de nombreux adultes qui perdent leur audition en partie ou totalement. Si certaines personnes perdent leur audition dans un temps relativement court (accidents, traitement médical, maladies, etc.), pour d'autres cette perte est progressive sur une période de 25, 30, 40 ans. Certaines maladies, comme le diabète, l'hypertension, la maladie de Ménière, contribuent à cette lente diminution des capacités auditives. Il y a détérioration d'année en année et la personne malentendante doit s'ajuster. Ce qui cause toutefois le plus de victimes de cette perte progressive, c'est l'exposition au bruit en milieu industriel et la perte auditive associée à l'âge. Il arrive que le problème frappe aussi de jeunes adultes. Malheureusement, c'est  souvent quand l'audition est déjà passablement diminuée que la personne consulte un spécialiste.
 
L'audition a ceci de particulier qu'elle dépend des conditions d'écoute. Une personne malentendante peut n'éprouver aucun problème à poursuivre une discussion de personne à personne, dans un endroit calme, mais être incapable de participer à une conversation dans un autobus, par exemple. Quelles que soient la cause et l'importance de la surdité, la conséquence est toujours la même, l'isolement.
 
Des traitements, malheureusement, il n'y en a pas dans la majorité des cas. Des solutions, par contre, pour aider la personne malentendante à sortir de son isolement, il y en a. La personne malentendante et ses proches devront développer de nouvelles façons de communiquer pour éviter cet isolement. En plus de la lecture labiale (sur les lèvres) et des techniques d'écoute, les attitudes de communication seront considérées : comment la personne malentendante doit-elle dire à son interlocuteur volubile qu'elle a des problèmes d'audition ? Quoi faire quand ça fait trois fois que la personne nous demande de répéter et que l'on est exaspéré ? Selon l'importance de la perte auditive, des aides de suppléance à l'audition permettent parfois l'adaptation des postes de travail. Qu'on pense à la prothèse auditive ou encore à l'amplificateur de téléphone, la technologie, quoique non miraculeuse, peut au moins restreindre l'étendue du handicap. Parlez-en à un audiologiste, le professionnel des troubles de l'audition. 
 
La perte auditive chez la personne âgée
 
« Elle n'entend que ce qu'elle veut! » « Le téléphone sonne et il ne l'entend pas. » « Quand ma petite fille me parle avec sa petite voix claire, je ne la comprends pas. »  Vous avez déjà dit ou entendu ces phrases-là? Ou vous avez un parent ou un de vos grands-parents qui répond de travers à vos questions ou encore qui vous accuse de marmonner au lieu de parler?
 
Cette personne est probablement atteinte d'une perte auditive ou surdité associée à l'âge. L'acuité auditive, c'est-à-dire la capacité d'entendre les sons à un niveau normal, diminue avec le temps et l'âge, et cela à des intensités et à des rythmes différents selon les individus. Cette diminution de l'acuité auditive s'explique par la dégénérescence des cellules nerveuses situées dans l'oreille interne (la cochlée), cellules qui sont responsables de la sélection des sons.
 
La clarté et l'intelligibilité de la parole ne sont plus perçues comme auparavant. La personne âgée éprouve des problèmes d'identification des mots. Ainsi, elle entend six au lieu de dix, fil au lieu de cil, sel au lieu de fiel, etc. Les chants d'oiseaux, le tic-tac d'une montre, les consonnes F-S-CH sont hors de son champ d'audition. La distinction des mots est plus ardue dans un milieu bruyant ou lorsque quelqu'un lui parle de dos ou d'une pièce voisine. La communication devient plus difficile autant pour la personne qui entend moins bien que pour la personne qui communique avec elle. Elle entend et, à d'autres occasions, elle n'entend pas. Les échanges avec autrui deviennent plus pénibles; les malentendus se multiplient; les soupers de famille n'ont plus la couleur d'antan. La personne âgée souffrant d'une perte auditive se retire tout doucement de sa propre famille et de ses activités sociales (bingo, club social de l'âge d'or, cercles d'amis, etc.). Elle se replie sur elle-même et s'isole.
 
Non, il n'existe aucun traitement médical pour remédier à cette situation, mais oui, il existe des solutions pour aider la personne âgée qui devient malentendante à rester en contact avec les gens autour d'elle. Les prothèses auditives, l'amplificateur téléphonique, l'apprentissage de nouvelles attitudes de communication sont quelques-uns des nombreux moyens qui peuvent aider la personne âgée malentendante à garder contact avec le monde qui l'entoure. Parlez-en à un audiologiste, le professionnel des troubles de l'audition.
 
Source: Les troubles de l'audition
Ordre des Orthophonistes et Audiologistes du Québec
 

Le meilleur restaurant en ville

 
par Hélène Caron M.O.A. audiologiste
 
Vous devinez bien que nous parlons d'un restaurant reconnu pour la qualité de sa bouffe, cela va de soi, mais aussi pour ses qualités acoustiques et visuelles au niveau de l'environnement. Pour plusieurs personnes malentendantes, accepter l'invitation de manger dans un restaurant peut être source de stress. Vous avez le goût d'accepter spontanément et avec plaisir, mais vos expériences antérieures probablement décevantes mettent un frein à votre spontanéité. De fait, en recevant l'invitation, émergent aussitôt en votre esprit l'état de votre portefeuille, point non négligeable, mais surtout l'appréhension de trouver un décor sonore et visuel qui risque de vous causer de grands maux de tête. Avez-vous réalisé que parfois la saveur d'un bon repas a été en quelque sorte vite oubliée par l'effet dévastateur du bruit environnant que vous avez supporté vaillamment et ce, à quel prix ? Combien d'entre vous êtes sortis du restaurant l'estomac rassasié, mais accompagnés d'un sentiment de tristesse et même de frustration.
 
Voici quelques-unes des raisons qui peuvent être la cause de vos tourments :
 
  • milieu achalandé, bruyant, r��verbération (écho),
  • la musique plus forte que les paroles de votre entourage malgré vos demandes de «Baissez la musique, s.v.p... »,
  • l'éclairage tamisé accentuant les difficultés de la lecture labiale,
  • le menu dit dans l'ombre ou à la vitesse de  la lumière,
  •  l'attitude du serveur/serveuse qui, informé(e) de vos problèmes d'audition, répond à vos questions, mais... en s'adressant à la personne qui vous accompagne (dur coup pour l'estime de soi),
  • les bruits de la cuisine ou de la caisse qui mettent vos nerfs à l'épreuve,
  • la longue table rectangulaire qui vous empêche de suivre la conversation d'un des vôtres assis au bout de la table,
  • les va-et-vient martelant le plancher en terre cuite.
Comment choisir un restaurant qui apportera satisfaction à votre bien-être?

Voici quelques suggestions sur les caractéristiques d'un bon restaurant qui feront le bonheur de la personne malentendante :
 
    1. choisir un restaurant petit, calme, situé sur une rue tranquille ; éviter les restaurants "style bistro" où prédominent un bar avec miroir comme fond de décor et l'exiguïté des tables
    2. privilégier un restaurant aux caractéristiques telles que : plancher avec tapis ou prélart matelassé, chaises rembourrées, salle éclairée, tables raisonnablement espacées ; teintes douces ménageant vos yeux
    3. préférer un restaurant avec de la musique classique en sourdine
    4. demander une table idéalement ronde dans un coin retiré, loin des bruits de la cuisine, de la porte d'entrée et du comptoir ; une table avec nappe de tissu
    5. s'asseoir dos au mur, vous protégeant ainsi des bruits environnants et vous permettant de voir venir le serveur
    6. si vous êtes avec une seule personne, la faire asseoir en face de vous et n'oubliez pas de faire dos à la lumière du jour (table près des fenêtres)
    7. avec un groupe, se placer en face de la personne qui est la plus difficile pour vous de comprendre ou l'inviter à s'asseoir du côté de votre meilleure oreille appareillée
    8. mettre les chances de votre côté en choisissant une heure calme et même le jour ; si vous soupez dans un restaurant un vendredi ou un samedi soir, vous risquez de trouver le restaurant comble et bruyant (par exemple : les rôtisseries sont généralement achalandées le vendredi soir... ) ; vous aurez plus de chance si vous choisissez un soir du début de la semaine vers 5-6 heures, avant l'heure d'affluence
    9. prendre le soin de téléphoner pour une réservation et préciser vos besoins.
 
Élaborez entre vous une liste de restaurants qui rencontrent les critères pour un repas délicieux et reposant.
 
Bonne détente.
 
 
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Des mots pour le dire...

par Hélène Caron M.O.A.audiologiste
 
Un regard … complice
 
Un sourire… chaleureux
 
Un geste … accueillant
 
Une expression … cordiale
 
Une invitation à un échange. Mais lorsqu'on nous parle vite ou tête baissée ou pas assez clairement, on frappe alors un mur, celui de l'incompréhension. Aussitôt la communication cesse ; il n'y a pas ou plus d'échange. Comment faire comprendre à notre interlocuteur notre malaise, notre incapacité de le suivre à la vitesse de la lumière ? Comment l'informer des attitudes spécifiques à adopter envers nous, personnes malentendantes ou sourdes ? L'informer sans le froisser ou lui enlever le goût de continuer la conversation avec nous. Les stratégies comme ralentir le débit ou enlever sa main de devant sa bouche… peuvent le dérouter. Comment lui dire que prendre le temps de bien articuler (sans exagération) et de parler posément pourrait assurer le succès de la conversation ? Pourtant, rien ne presse dans une conversation sauf si le feu se déclare à l'endroit où vous êtes.
 
Des mots pour le dire… Voici quelques conseils sur la formulation de vos demandes lorsque vous voulez exprimer vos difficultés à comprendre :
 
« Je comprends mieux quand on parle un peu plus lentement. »
« Je comprends mieux quand on prononce un peu plus. »
« Je comprends mieux quand on parle posément. » (au lieu de : « Ne crie pas.»)
« Je comprends mieux quand je vois le visage. » (au lieu de :  « Mets pas ta main devant ta bouche. »)
 
Formuler les demandes en terme de « Je » incitera l'entourage à appliquer les bonnes stratégies envers vous. Vérifier ce que vous avez compris ou non, demander de répéter, déterminer le sujet de la conversation alors que la conversation est commencée depuis quelques secondes voire des minutes n'est pas aisé...
 
Lorsque vous êtes... en panne, voici quelques suggestions de phrases :
 
        « Avez-vous bien dit… ? » ou « J'ai compris la fin mais pas le début. »
       « Excusez-moi. J'ai perdu le fil. » ou « Je ne vous suis plus... »
       « Pourriez- vous le dire autrement ou me l'écrire… »
 
Expliquer à l'autre que prendre le temps de bien communiquer fait gagner du temps. Prendre le temps de bien faire les choses nous évite à tous de devoir les refaire. Alors n'hésitez pas à dire à une personne trop pressée : « Ouf ! pas si vite… »
 
Des mots pour le dire…
 
Nota Bene : Les phrases suggérées sont tirées du tableau intitulé « Comment dire vos difficultés à comprendre. » Ce tableau a été élaboré par Hélène Caron, audiologiste et Denise Grenier-Tourillon, orthophoniste. (Institut Raymond-Dewar).
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Cerveau, comprends-tu ce que l'oreille dit ?

 
Depuis que Patrick fréquente l'école, ses parents et son professeur se questionnent sur son audition. Patrick, âgé de 8 ans, fait souvent répéter ses interlocuteurs et ce surtout en présence de bruits ambiants, confond les sons de la parole, a tendance à lire sur les lèvres de ses interlocuteurs, a de la difficulté à retenir plusieurs consignes, etc. En classe, il présente un retard important en lecture et en écriture, en résolution de problèmes, il est souvent dans la lune et il est décrit comme un enfant plutôt solitaire. Quant aux loisirs, il fonctionne difficilement dans les activités de groupe et n'arrive pas à suivre les instructions de son entraîneur de hockey. On dira souvent de lui qu'il n'écoute pas lorsqu'on lui parle. L'orthophoniste de l'école suggère donc aux parents de Patrick de consulter un(e) audiologiste afin d'évaluer l'audition de l'enfant. A l'évaluation audiologique, on note néanmoins une audition dans les limites de la normale. Il advient donc que Patrick ne présente aucune difficulté à entendre. Alors, comment peut-on expliquer ses difficultés d'écoute et de la compréhension de la parole?
 
L'information sonore entendue par Patrick doit franchir une série d'étapes pour que celle-ci soit comprise par le cerveau. Il est d'abord important de comprendre que les personnes qui présentent un problème auditif d'ordre central entendent généralement très bien. Elles éprouvent en réalité des difficultés à analyser et comprendre le message entendu. A titre d'exemple, bien que Patrick entende très bien les sons de la parole « p - a i n », il peut éprouver une difficulté à analyser ces sons et plutôt comprendre le mot « b - ain ».
 
Ces difficultés vont se présenter, le plus souvent, lorsque l'environnement sonore est bruyant ou réverbérant ou lorsque le message auditif est complexe, long, rapide ou nouveau pour lui. Suite à l'évaluation des habiletés auditives centrales, l'audiologiste peut démontrer les difficultés à analyser le message entendu et donc conclure à la présence d'un problème auditif d'ordre central. Patrick entend donc bien, mais son cerveau ne comprend pas toujours ce qu'il a entendu.
 
Certaines manifestations d'un problème auditif d'ordre central peuvent, en effet, laisser soupçonner une surdité : besoin que l'on répète souvent ; donne des réponses hors sujet ; ne saisit qu'une partie d'une explication ; confusion de mots qui se ressemblent (pain-bain-main) ; difficulté à comprendre en présence de bruit ; recherche continuelle d'indices visuels, etc. À ces manifestations, s'ajoutent bien souvent une tendance à être " dans la lune ", une difficulté à maintenir une attention auditive sur de longues périodes de temps, à retenir plusieurs consignes et à les exécuter en respectant l'ordre, etc. Il devient alors possible d'imaginer les impacts de telles incapacités auditives sur le développement du langage de l'enfant (expression, compréhension, langage écrit), sur ses apprentissages (lecture et écriture, production orale, mathématiques), dans les loisirs, etc. L'enfant doit faire des efforts constants pour écouter et comprendre ce qui est dit. Pour compenser les difficultés de l'enfant, il demeure important d'intervenir à plusieurs niveaux :
 
  1. modification de l'environnement et du signal acoustique (ex. : système MF, pose de feutrines ou de balles de tennis aux pattes des chaises pour réduire le frottement sur le sol, poser des matériaux absorbants sur les murs, etc.)
  2. améliorer les habiletés de l'enfant par un entraînement auditif
  3. amener l'enfant et son entourage à utiliser des stratégies compensatoires.
Il faut aussi savoir que certaines difficultés auditives centrales peuvent persister jusqu'à l'âge adulte.
 
Avant 6 ans, même si on peut observer des indices d'un problème auditif d'ordre central et suggérer des stratégies à l'entourage, on ne peut poser un diagnostic. Une évaluation formelle des habiletés auditives centrales ne peut être réalisée par l'audiologiste qu'à partir de l'âge de 6 ans. Des évaluations complémentaires (par exemple en psychologie, en orthophonie, etc.) peuvent être recommandées pour préciser le profil de l'enfant. Par ailleurs, des services de réadaptation sont proposés, entre autres, à Montréal, à l'Institut Raymond-Dewar, aux jeunes de moins de 21 ans présentant un problème auditif d'ordre central. En effet, le programme Dysphasie et Troubles d'audition centrale de l'Institut Raymond-Dewar offre les services d'une équipe multidisciplinaire (audiologistes, orthophonistes, psychologues, neuropsychologues, agents de réadaptation et ergothérapeutes). Pour plus d'informations, vous pouvez rejoindre le service d'Évaluation-orientation de l'Institut Raymond-Dewar au (514) 284-2581.
 
Caroline Marcoux
Manon Trudel
Audiologistes Programme Dysphasie et troubles d'audition centrale
Institut Raymond-Dewar
 
Que faire quand on est aux prises avec des acouphènes très dérangeants ?
Louise Desautels Louise Desautels,
M.A.
Psychologue

Programme Adultes
Institut Raymond-Dewar
3 600, rue Berri, Montréal, Québec H2L 4G9

514-284-2581
 
Les acouphènes, ces bruits entendus dans une ou les deux oreilles, ou encore dans la tête, et qui ne correspondent à aucune source sonore extérieure à soi,  peuvent représenter tout un défi à surmonter pour la personne qui en est affectée. En effet, s’il est une problématique complexe, c’est bien celle de l’acouphène : il y a tellement de facteurs en cause, qu’on peut ne plus savoir où donner de la tête, c’est le cas de le dire ! 

Il convient tout d’abord de vérifier s’il y a  présence ou non  de problèmes  d’ordre médical qui pourraient expliquer l’apparition des acouphènes.  Donc, voir son médecin de famille qui nous référera probablement à un ORL, qui lui nous fera peut-être subir certains examens.  Il n’y a rien de grave ?  Bravo !   L’ORL nous retourne chez soi en nous disant : « Il n’y a rien à faire ».  La belle histoire !  Ce qu’il faut comprendre là-dedans, c’est qu’il n’y a rien à faire spécifiquement sur le plan médical, mais non qu’il n’y a rien à faire du tout, ce qui est fort différent pour la suite des choses.    

Face au dérangement associé à la présence d’acouphènes, il y a fort à parier que  l’individu ait spontanément déjà mis en place certains moyens, comme se tenir occupé, éviter le silence en mettant de la musique, etc.  Ces moyens sont efficaces et suffisants pour environ 80 % des personnes qui ont des acouphènes.  Ces personnes arrivent à s’accommoder de la présence d’acouphènes : elles ne les trouvent ni angoissants,  ni agressants,  ni vraiment dérangeants.  Il y a par contre les autres, les 5 à 10 % des personnes ayant des acouphènes qui en sont très affectées : difficultés à trouver le sommeil, à se concentrer, inquiétude, irritabilité, fatigue accrue, stress important ou dépression. 

Il est important de savoir que le niveau de la détresse ressentie n’a généralement rien à voir directement avec la tonalité de l’acouphène ou même avec son intensité.  Les réactions à l’acouphène sont très subjectives et les différences individuelles sont fort nombreuses.  

Le plus souvent l'acouphène ne se « guérit » pas, il faut donc apprendre « à vivre avec ».  Ce processus d’adaptation peut nécessiter le recours à une aide professionnelle.  Il n’y a pas de mal à le reconnaître et à demander cette aide, si on en a besoin.   Il importe de se rappeler qu’on n’est pas seul avec un tel problème et qu’il y a des professionnels de l’adaptation spécialisés  dans cette problématique.  Il existe également une association, le Regroupement québécois pour les personnes avec acouphènes (RQPA), qui offre des services d’écoute téléphonique et de référence,  ainsi que des rencontres d’information et d’échanges.    

Pour parvenir à s’adapter à la présence des acouphènes, il est important d’avoir des connaissances à jour sur cette problématique complexe et de comprendre les mécanismes tant physiques que psychologiques qui conduisent à la détérioration de la qualité de vie des individus. Il existe plusieurs moyens, plusieurs outils, qui peuvent aider à mieux tolérer l’acouphène. Ces moyens peuvent être instrumentaux (les générateurs de bruit, par exemple), ou du domaine des médecines douces (l’acupuncture, l’hypnothérapie, la massothérapie, par exemple), ou encore des approches cognitives-comportementales (la diversion mentale, la gestion du stress, l’hygiène de vie, par exemple).  Les différentes situations de vie requièrent souvent des outils différents, il est donc utile de posséder  un éventail de moyens à utiliser selon les contextes. 

À l’Institut Raymond-Dewar, un centre de réadaptation spécialisé en surdité et en communication situé à Montréal, il se donne, depuis plus de vingt ans,  des services spécifiquement destinés aux personnes ayant des acouphènes et dont la qualité de vie en est perturbée.  Au fil des années, notre connaissance du phénomène s’est accrue et notre intervention s’est précisée. L’intervention de groupe nous apparaît de plus en plus être le type d’intervention à privilégier. En effet, le fait de se retrouver avec d’autres personnes vivant des difficultés semblables aux nôtres est en soi thérapeutique : on se sent moins seul avec son problème et  d’emblée beaucoup mieux compris. De plus, à travers les échanges,  l’aide mutuelle entre les participants se développe graduellement au cours des rencontres  et constitue  une force de changement importante.  

La présence simultanée d’un(e) audiologiste et d’un(e) psychologue tout au long du processus de groupe s’échelonnant sur plusieurs semaines contribue à rendre nos interventions plus ciblées et plus efficaces. Le contenu abordé au cours des séances de groupe comporte notamment une partie théorique concernant le fonctionnement du système auditif, le phénomène de l’acouphène et  ses impacts psychologiques sur  les individus affectés, ainsi qu’un tour d’horizon critique des différents moyens généralement utilisés pour contrer le dérangement associé à la présence des acouphènes.  Parmi ces moyens, une attention particulière est accordée à la gestion du stress et à l’hygiène du sommeil, deux domaines particulièrement touchés chez les personnes acouphéniques.  

Lorsqu’une intervention de groupe n’est pas indiquée ou n’est pas souhaitée, les personnes peuvent bénéficier de séances individuelles, en audiologie ou en psychologie ou menées conjointement ou séparément dans ces deux disciplines. 

Il y a donc beaucoup à faire pour réussir la démarche d’apprivoisement à l’acouphène.  Il s’agit d’un processus à long terme, mais combien satisfaisant lorsqu’il permet le soulagement de sa détresse… 

Sourdine septembre/octobre 2009
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