Ce groupe de discussion vise à favoriser les échanges
entre les personnes aux prises avec une maladie causant la surdité,
telles que la neuropathie, la maladie de Ménière, le cholestéatome,
l’ossification, le neurinome, l’otospongiose, etc.
Faites part de vos expériences avec les divers
appareils auditifs disponibles, allant de lasimple prothèse analogique au plus sophistiqué implant
cochléaire.
Il me fait plaisir de recevoir par le
biais du courrier électronique, de la part des lecteurs,
différentes questions reliées à la surdité. Dans la
mesure du possible, je me fais un devoir de répondre le
plus rapidement possible en vous donnant quelques brèves
explications ou hypothèses tout en vous suggérant de
consulter les personnes-ressources de votre région.
Cependant, il y a un sujet qui revient souvent, celui
des acouphènes. Un sujet préoccupant pour plusieurs
parce que le bruit entendu seulement par la personne est
dérangeant. Souvent, celui qui en souffre et n'a pas
encore consulté se voit assailli par des pensées
éprouvantes telles que : « Est-ce ce que je vais en
mourir ? » « Est-ce que l'intensité va augmenter ? »
«Est-ce que je vais devenir fou ou sourd ? », etc. Mon
collègue Bernard Giraldeau et moi avions déjà abordé le
sujet dans l'article qui a paru, en 1996 (nov./déc.) :
«L'acouphène : mon thermomètre intérieur ». Je vous
invite à le relire. Je me suis aussi permis de faire un
bref résumé sur l'ABC des acouphènes, en un mot, ce
qu'il faut savoir.
L'acouphène est une sensation
auditive perçue par la personne elle-même et ce, sans
stimulation extérieure. Les sons entendus peuvent être
de différentes natures : bourdonnements, sifflements,
pulsations, etc. Ils peuvent être apparentés à une
sonnerie, un sifflement, un bruit de vapeur, un
grincement, un grondement… Ils peuvent être permanents
ou intermittents, de faible ou forte intensité et de
différentes tonalités. Les sons peuvent être entendus
dans une oreille, dans les deux oreilles ou d'une
manière diffuse « dans la tête ». Ce phénomène étrange
peut être expliqué par le fonctionnement très complexe
du système auditif; un système auditif qui aurait un
fonctionnement inadéquat. Mais le problème peut aussi
provenir de d'autres régions autour du système auditif.
Les causes ?
Elles sont souvent difficiles et
parfois impossibles à déterminer. Quelques-unes peuvent
expliquer la présence de l'intrus. Les voici : au niveau
du système auditif : l'otosclérose, la présence de
cérumen accolé au tympan, la maladie de Ménière, une
tumeur sur le nerf auditif ; les décibels excessifs (la
maladie du siècle) tels que les baladeurs à haut niveau
sonore, les discothèques, les endroits de travail
bruyants ; au niveau du métabolisme : les problèmes de
santé tels que le diabète, l'hypertension, et fort
souvent les problèmes vasculaires, etc. Quelques
médicaments peuvent provoquer chez certaines personnes
les acouphènes.
L'alimentation peut avoir une
incidence sur l'acouphène, cet importun : la
consommation abusive de caféine, d'alcool, de produits
épicés, etc. Mais, les facteurs psychologiques peuvent
fort souvent influencer ou accentuer les acouphènes,
tels l'anxiété, le stress, un événement perturbant, etc.
Le dérangement causé par l'acouphène n'est pas
nécessairement relié à son intensité mais plus à la
perception de l'individu vis-à-vis du bruit indésirable
et si tenace parfois.
Comment
les traiter ?
Il y a quelques
approches : Approches
médicales pour les cas
d'infections de l'oreille,
de l'otosclérose… Souvent,
les acouphènes associés ne
disparaissent pas toujours
et il est parfois difficile
de les enrayer. Approches
comportementales : changer
les habitudes de vie où
seront intégrées
régulièrement, avec une
alimentation saine, des
périodes de relaxation, de
détente, d'activités calmes
comme une longue marche, la
nage, le ski de fond (c'est
le temps avec la belle neige
floconneuse que nous avons
sur le Québec) ; activités
agréables ponctuées de
moments d'écoute de belle
musique qui vous feront
oublier ces sons insolites.
Il est
possible d'oublier
les acouphènes. Le
secret : ne pas les
écouter. Facile à
dire… mais…
peut-être difficile…
à faire. La personne
qui, avec un peu de
volonté et de
discipline, intègre
dans son quotidien
de nouvelles
habitudes décrites
précédemment
parvient
généralement à
«ignorer» ces bruits
indésirables. Il
s'agit de ne pas
porter attention au
niveau de l'oreille
mais bien au niveau
du corps et de
l'état
psychologique. Si
les acouphènes vous
font la vie dure,
consulter devient
nécessaire.
Consultez un O.R.L.
et un audiologiste.
L'O.R.L., suite à
l'examen de votre
état, pourra ainsi
juger si le
traitement médical
peut vous soulager
des acouphènes.
L'audiologiste,
suite à l'évaluation
globale des besoins
et à l'évaluation du
degré et de l'impact
du dérangement
(fonctionnel,
social, affectif)
causé par les
acouphènes, pourra
vous suggérer
diverses
alternatives telles
une prothèse
auditive (si vous
avez une perte
auditive) qui, en
amplifiant les
bruits de
l'environnement
sonore vous
permettra
«d'oublier» les
acouphènes ;
l'audiologiste,
(soit
individuellement ou
à l'intérieur d'une
thérapie de groupe),
peut vous suggérer
une approche
thérapeutique qui
vous permettra de ne
pas «écouter» les
acouphènes. Nous
privilégions souvent
une attitude
gagnante : celle de
contrôler le stress.
De fait, le stress
affecte les
acouphènes. Déjà
l'acouphène est
source de stress
mais peut être aussi
une manifestation de
stress. Le cercle
vicieux, quoi ! En
quelque sorte, bien
gérer le stress pour
mieux gérer les
acouphènes.
Comprendre ce qu'est un
acouphène, identifier les
facteurs qui influencent les
acouphènes, connaître les
diverses approches et moyens
qui vous conviennent permet
d'enrayer ou de diminuer les
angoisses engendrées par les
acouphènes. Côtoyer les
personnes vivant le même
problème ou faire partie
d'une association telle que
le Regroupement québécois
pour personnes avec
acouphènes est un atout
précieux. Car réaliser qu'on
n'est pas le seul à vivre ce
problème apporte un grand
soulagement. De plus, cette
association a une revue
périodique «L'Oreille
bruyante», véritable mine
d'or pour les informations
et les témoignages souvent
fort convaincants. Vous
pouvez contacter cette
association par téléphone :
514-276-7772 ou par
courrier électronique:
rqpa@globale.com.
L'Institut
Raymond-Dewar, les
services
d'audiologie de
certains hôpitaux ou
en privé offrent des
services
d'intervention pour
les personnes qui
ont des acouphènes
dérangeants.
—
Monsieur Dufour consulte
pour des acouphènes
dérangeants.
L'audiologiste le
questionne pour savoir
en quoi ses acouphènes
sont-ils si dérangeants
? Monsieur Dufour répond
qu'il n'arrive plus à
suive les conversations
de groupe, les bruits
ambiants le dérangent
beaucoup, son épouse lui
dit qu'il met la
télévision à volume trop
élevé et de plus, il
manque de concentration.
—
Au moment de son test
d'audition, madame
Lapointe est nerveuse.
Elle craint que
l'audiogramme soit
faussé en raison de ses
acouphènes qui sont très
forts cette journée-là.
Pourra-t-elle détecter
correctement les sons
que l'audiologiste lui
envoie dans les
écouteurs ?
Qu'ont en commun
monsieur Dufour et
madame Lapointe ? Ils
croient que leurs
acouph��nes masquent les
sons qui proviennent de
l'environnement en
affectant ainsi leur
audition. Ont-il raison
de penser cela? Il
importe de départager
les difficultés reliées
à la surdité de celles
reliées aux acouphènes,
car ainsi la personne
pourra utiliser les
outils qui conviennent
le mieux à sa situation.
Perte auditive et
acouphènes
Les
acouphènes
s'accompagnent d'une
perte auditive à
l'audiogramme dans
environ 80% des cas.
Souvent, les acouphènes,
qui sont un symptôme,
sont apparus autour du
moment d'apparition de
la surdité. Pas
surprenant que les
personnes puissent
confondre l'impact de
l'un et de l'autre. Les
gens pensent souvent que
les acouphènes masquent
la perception des sons
extérieurs. En fait, il
n'en est rien. À preuve,
certaines personnes, qui
ont des acouphènes jugés
très forts, ont une
audition tout à fait
normale à l'audiogramme
et peuvent entendre des
sons très faibles. Ces
personnes nous disent
n'éprouver aucune
difficulté de
communication, malgré
les acouphènes.
En
clinique, les personnes
qui consultent
spécifiquement pour
leurs acouphènes se
plaignent beaucoup de ne
pas bien entendre à
cause de leurs
acouphènes. Ils n'ont
pas encore pris
conscience que c'est
plutôt leur surdité qui
explique leurs
difficultés d'audition.
Si demain une "fée
marraine " pouvait les
débarrasser seulement de
leurs acouphènes, leurs
plaintes à propos de
l'audition
subsisteraient puisque
leur surdité
demeurerait.
Les
acouphènes peuvent-ils
fausser le test
d'audition ?
La
présence des acouphènes
ne facilite pas la tâche
de la personne qui passe
un audiogramme. La tâche
exige beaucoup de
concentration afin de
répondre aux sons les
plus faibles qu'on
puisse entendre.
Parfois, la tonalité des
sons présentés
s'apparente à la
tonalité des acouphènes
ce qui peut insécuriser
la personne qui passe le
test. Celle-ci se
demande : est-ce que je
réponds au son présenté
par l'audiologiste ou à
mes acouphènes ?
En
général, les personnes
avec acouphènes
répondent bien au test
d'audition et leurs
réponses sont assez
claires pour
l'audiologiste. La
personne évaluée perçoit
que le son présenté est
plus court et se
surajoute à ses
acouphènes permanents.
Si la personne est
confuse et que
l'audiologiste juge que
l'audiogramme est
difficile à obtenir, des
sons plus longs, pulsés
ou plus espacés pourront
être présentés.
Habituellement ces
stratégies permettront
l'obtention d'un
audiogramme d'une bonne
validité.
Lors de la passation
d'un audiogramme, les
acouphènes peuvent
affecter la
concentration, mais cela
ne va pas pour autant
entraîner un audiogramme
non valide. On peut
évaluer que cela peut
modifier le seuil
d'audition de 5-10
décibels, ce qui
n'affecte en aucun cas
le diagnostic et les
recommandations qui en
découleront. En effet,
en audiométrie, une
erreur significative est
évaluée à 15 décibels et
plus.
Si
les acouphènes ne
nuisent pas à
l'audition, en quoi
nuisent-il ?
Les
acouphènes nuisent à la
concentration, surtout
chez les personnes qui y
portent beaucoup
d'attention. Nos
capacités d'attention
sont limitées et, si
nous écoutons toujours
nos acouphènes, nous
avons moins d'énergie
pour nous concentrer sur
autre chose. Ceci peut
amener les personnes à
être moins attentives à
leur environnement
externe, ce qui inclut
la perception des sons
et de la parole. Les
acouphènes peuvent ainsi
vous empêcher
d'exploiter pleinement
vos capacités auditives.
Si vous avez déjà
souffert d'une grosse
migraine, vous vous
souviendrez sûrement
qu'il vous était très
difficile d'être
attentif à votre
entourage. Vous étiez
probablement peu
tolérant aux autres
stimulations. Une
personne dérangée par
ses acouphènes
expérimente quelque
chose de similaire, à
divers degrés bien sûr.
Les
acouphènes sont une gêne
interne qui peut
entraîner une souffrance
psychologique et ce,
surtout si la personne y
associe faussement un
risque pour sa santé. Il
est donc bien important
que les personnes avec
acouphènes dérangeants
aillent chercher toutes
les bonnes informations
auprès de professionnels
qualifiés et qu'elles
utilisent des outils
s'adressant à la gestion
des acouphènes.
N'oublions pas que
beaucoup de personnes
arrivent à vivre avec
leurs acouphènes et
peuvent les ignorer la
majorité du temps. C'est
là l'objectif des
approches de
réadaptation visant la
gestion des acouphènes.
Des
cas d'exception ?
Les
personnes affectées de
la maladie de Ménière
ont vraiment
l'impression, surtout
dans les premiers
stades, que leur
audition est moins bonne
les jours où leurs
acouphènes sont plus
forts. En fait, elles
ont raison, car dans
cette maladie,
l'audition et les
acouphènes fluctuent
parfois ensemble.
Toutefois lors de ces
journées «moins bonnes»
on voit vraiment une
baisse de l'audition à
l'audiogramme. Les
acouphènes ne causent
pas l'abaissement de
l'audition mais sont le
symptôme accompagnateur.
Cette baisse d'audition
est le plus souvent
temporaire et l'audition
reviendra à son niveau
initial. Il est
important de mentionner
que cette maladie a des
manifestations fort
diverses selon les
individus.
En
conclusion... faire un
bon inventaire pour
choisir les bons outils
!
Si
une personne s'obstine à
corriger ses problèmes
de communication en
investissant uniquement
au niveau de ses
acouphènes, elle risque
d'être grandement déçue.
Les bons outils pour
répondre aux problèmes
de communication causés
par la surdité sont : le
port d'appareils
auditifs, lorsque
indiqué, l'usage des
stratégies de
communication et la
lecture labiale. Par
ailleurs, pour les
acouphènes, les
thérapies jumelant le
counseling, la diversion
sonore et
l'investissement dans un
mieux-être général sont
sûrement les outils
appropriés.
Il
est important de
mentionner que la
personne qui investit au
niveau de sa surdité va
souvent en retirer un
bénéfice secondaire
positif au niveau de la
gestion de ses
acouphènes. Par exemple,
le port de prothèses
auditives aide la
communication mais aide
aussi à tolérer les
acouphènes. Par une
communication plus aisée
et plus satisfaisante,
la personne vit moins de
stress, ce qui peut
également avoir une
répercussion heureuse
sur les acouphènes.
C'est le bon vieux
principe des vases
communicants !
Saviez-vous que plusieurs personnes entendent des sons,
des bourdonnements ou des sifflements de façon continue
et ce, même en l'absence de toute stimulation sonore
externe? Ces sons s'appellent des acouphènes. Au Québec,
600 000 personnes sont handicapées de façon plus ou
moins sévère par des acouphènes.
Chez certains, les
acouphènes seront
occasionnels, tandis que
d'autres les entendront de
façon permanente. Les
bourdonnements et les
sifflements d'oreilles
peuvent être très
dérangeants.À tel point que
certains auront de la
difficulté à exercer leurs
tâches quotidiennes.
Heureusement, ce n'est pas
le cas de toutes les
personnes qui en souffrent.
Souvent l'acouphène est
associé à une pathologie
comme l'otosclérose, la
maladie de Ménière, la
presbyacousie ou la surdité
professionnelle. Le stress,
les allergies, les problèmes
d'articulation de la tête et
du cou ainsi que certains
médicaments peuvent le
provoquer et le maintenir.
La personne touchée éprouve
très souvent des difficultés, l'acouphène pouvant
perturber le sommeil, provoquer de l'irritabilité, des
difficultés de concentration et de la dépression.
Certains facteurs influencent sa sévérité. Parmi
ceux-ci, signalons le bruit, le stress, la fatigue,
l'alcool, le café, etc.
L'acouphène étant souvent
associé à une perte auditive, l'audiologiste peut en
faire l'évaluation et suggérer diverses avenues. Les
thérapies médicales ou chirurgicales sont utilisées pour
éliminer les acouphènes, mais elles ne donnent pas
toujours des résultats positifs à long terme. Dans les
cas où aucune intervention médicale ou chirurgicale
n'est possible, il existe d'autres types de traitements.
Les traitements instrumentaux, tels que l'amplification
auditive ou tout autre moyen servant à masquer
l'acouphène, ont pour effet de rendre l'individu plus
tolérant. Les traitements comportementaux, tels que la
relaxation, la thérapie émotivorationnelle ou toute
autre méthode permettant à la personne d'exercer un
contrôle sur la perception de son acouphène, se sont
avérés efficaces pour réduire la tension causée par la
présence d'acouphènes.
La déficience auditive à
l'âge adulte
Imaginez un instant une
soirée au théâtre, au cinéma. Une sortie en groupe, un
repas au restaurant alors que vous n'entendez rien ou
presque rien. Imaginez que vous demandez à un
interlocuteur volubile de répéter ce qu'il vous a dit
pour la troisième fois. Imaginez qu'à tous les jours, en
arrivant au travail, vous craignez que l'on ne vous
congédie en découvrant que vous n'entendez plus aussi
bien qu'avant.
C'est ce que vivent, chaque
jour, de nombreux adultes qui perdent leur audition en
partie ou totalement. Si certaines personnes perdent
leur audition dans un temps relativement court
(accidents, traitement médical, maladies, etc.), pour
d'autres cette perte est progressive sur une période de
25, 30, 40 ans. Certaines maladies, comme le diabète,
l'hypertension, la maladie de Ménière, contribuent à
cette lente diminution des capacités auditives. Il y a
détérioration d'année en année et la personne
malentendante doit s'ajuster. Ce qui cause toutefois le
plus de victimes de cette perte progressive, c'est
l'exposition au bruit en milieu industriel et la perte
auditive associée à l'âge. Il arrive que le problème
frappe aussi de jeunes adultes. Malheureusement, c'estsouvent quand
l'audition est déjà passablement diminuée que la
personne consulte un spécialiste.
L'audition a ceci de
particulier qu'elle dépend des conditions d'écoute. Une
personne malentendante peut n'éprouver aucun problème à
poursuivre une discussion de personne à personne, dans
un endroit calme, mais être incapable de participer à
une conversation dans un autobus, par exemple. Quelles
que soient la cause et l'importance de la surdité, la
conséquence est toujours la même, l'isolement.
Des traitements,
malheureusement, il n'y en a pas dans la majorité des
cas. Des solutions, par contre, pour aider la personne
malentendante à sortir de son isolement, il y en a. La
personne malentendante et ses proches devront développer
de nouvelles façons de communiquer pour éviter cet
isolement. En plus de la lecture labiale (sur les
lèvres) et des techniques d'écoute, les attitudes de
communication seront considérées : comment la personne
malentendante doit-elle dire à son interlocuteur
volubile qu'elle a des problèmes d'audition ? Quoi faire
quand ça fait trois fois que la personne nous demande de
répéter et que l'on est exaspéré ? Selon l'importance de
la perte auditive, des aides de suppléance à l'audition
permettent parfois l'adaptation des postes de travail.
Qu'on pense à la prothèse auditive ou encore à
l'amplificateur de téléphone, la technologie, quoique
non miraculeuse, peut au moins restreindre l'étendue du
handicap. Parlez-en à un audiologiste, le professionnel
des troubles de l'audition.
La perte auditive chez la
personne âgée
« Elle n'entend que
ce qu'elle veut! » «
Le téléphone sonne
et il ne l'entend
pas. » « Quand ma
petite fille me
parle avec sa petite
voix claire, je ne
la comprends pas. »Vous avez déjà dit ou
entendu ces
phrases-là? Ou vous
avez un parent ou un
de vos
grands-parents qui
répond de travers à
vos questions ou
encore qui vous
accuse de marmonner
au lieu de parler?
Cette personne est
probablement
atteinte d'une perte
auditive ou surdité
associée à l'âge.
L'acuité auditive,
c'est-à-dire la
capacité d'entendre
les sons à un niveau
normal, diminue avec
le temps et l'âge,
et cela à des
intensités et à des
rythmes différents
selon les individus.
Cette diminution de
l'acuité auditive
s'explique par la
dégénérescence des
cellules nerveuses
situées dans
l'oreille interne
(la cochlée),
cellules qui sont
responsables de la
sélection des sons.
La clarté et
l'intelligibilité de
la parole ne sont
plus perçues comme
auparavant. La
personne âgée
éprouve des
problèmes
d'identification des
mots. Ainsi, elle
entend six au lieu
de dix, fil au lieu
de cil, sel au lieu
de fiel, etc. Les
chants d'oiseaux, le
tic-tac d'une
montre, les
consonnes F-S-CH
sont hors de son
champ d'audition. La
distinction des mots
est plus ardue dans
un milieu bruyant ou
lorsque quelqu'un
lui parle de dos ou
d'une pièce voisine.
La communication
devient plus
difficile autant
pour la personne qui
entend moins bien
que pour la personne
qui communique avec
elle. Elle entend
et, à d'autres
occasions, elle
n'entend pas. Les
échanges avec autrui
deviennent plus
pénibles; les
malentendus se
multiplient; les
soupers de famille
n'ont plus la
couleur d'antan. La
personne âgée
souffrant d'une
perte auditive se
retire tout
doucement de sa
propre famille et de
ses activités
sociales (bingo,
club social de l'âge
d'or, cercles
d'amis, etc.). Elle
se replie sur
elle-même et
s'isole.
Non, il n'existe
aucun traitement
médical pour
remédier à cette
situation, mais oui,
il existe des
solutions pour aider
la personne âgée qui
devient
malentendante à
rester en contact
avec les gens autour
d'elle. Les
prothèses auditives,
l'amplificateur
téléphonique,
l'apprentissage de
nouvelles attitudes
de communication
sont quelques-uns
des nombreux moyens
qui peuvent aider la
personne âgée
malentendante à
garder contact avec
le monde qui
l'entoure. Parlez-en
à un audiologiste,
le professionnel des
troubles de
l'audition.
Source: Les troubles
de l'audition
Ordre des
Orthophonistes et
Audiologistes du Québec
Vous devinez bien que nous
parlons d'un restaurant reconnu pour la qualité de sa
bouffe, cela va de soi, mais aussi pour ses qualités
acoustiques et visuelles au niveau de l'environnement.
Pour plusieurs personnes malentendantes, accepter
l'invitation de manger dans un restaurant peut être
source de stress. Vous avez le goût d'accepter
spontanément et avec plaisir, mais vos expériences
antérieures probablement décevantes mettent un frein à
votre spontanéité. De fait, en recevant l'invitation,
émergent aussitôt en votre esprit l'état de votre
portefeuille, point non négligeable, mais surtout
l'appréhension de trouver un décor sonore et visuel qui
risque de vous causer de grands maux de tête. Avez-vous
réalisé que parfois la saveur d'un bon repas a été en
quelque sorte vite oubliée par l'effet dévastateur du
bruit environnant que vous avez supporté vaillamment et
ce, à quel prix ? Combien d'entre vous êtes sortis du
restaurant l'estomac rassasié, mais accompagnés d'un
sentiment de tristesse et même de frustration.
Voici quelques-unes des
raisons qui peuvent être la cause de vos tourments :
milieu achalandé, bruyant,
réverbération (écho),
la musique plus forte que
les paroles de votre entourage malgré vos
demandes de «Baissez la musique, s.v.p... »,
l'éclairage tamisé
accentuant les difficultés de la lecture labiale,
le menu dit dans l'ombre ou
à la vitesse dela lumière,
l'attitude du
serveur/serveuse qui, informé(e) de vos problèmes
d'audition, répond à vos questions, mais... en
s'adressant à la personne qui vous accompagne (dur
coup pour l'estime de soi),
les bruits de la cuisine ou
de la caisse qui mettent vos nerfs à l'épreuve,
la longue table
rectangulaire qui vous empêche de suivre la
conversation d'un des vôtres assis au bout de la
table,
les va-et-vient martelant le
plancher en terre cuite.
Comment choisir un
restaurant qui apportera satisfaction à votre bien-être?
Voici quelques suggestions sur les caractéristiques d'un
bon restaurant qui feront le bonheur de la personne
malentendante :
choisir un
restaurant petit, calme,
situé sur une rue
tranquille ; éviter les
restaurants "style
bistro" où prédominent
un bar avec miroir comme
fond de décor et
l'exiguïté des tables
privilégier un
restaurant aux
caractéristiques
telles que :
plancher avec tapis
ou prélart
matelassé, chaises
rembourrées, salle
éclairée, tables
raisonnablement
espacées ; teintes
douces ménageant vos
yeux
préférer un
restaurant avec de
la musique classique
en sourdine
demander une
table idéalement
ronde dans un coin
retiré, loin des
bruits de la
cuisine, de la porte
d'entrée et du
comptoir ; une table
avec nappe de tissu
s'asseoir dos au
mur, vous protégeant
ainsi des bruits
environnants et vous
permettant de voir
venir le serveur
si vous êtes
avec une seule
personne, la faire
asseoir en face de
vous et n'oubliez
pas de faire dos à
la lumière du jour
(table près des
fenêtres)
avec un groupe,
se placer en face de
la personne qui est
la plus difficile
pour vous de
comprendre ou
l'inviter à
s'asseoir du côté de
votre meilleure
oreille appareillée
mettre les
chances de votre
côté en choisissant
une heure calme et
même le jour ; si
vous soupez dans un
restaurant un
vendredi ou un
samedi soir, vous
risquez de trouver
le restaurant comble
et bruyant (par
exemple : les
rôtisseries sont
généralement
achalandées le
vendredi soir... ) ;
vous aurez plus de
chance si vous
choisissez un soir
du début de la
semaine vers 5-6
heures, avant
l'heure d'affluence
prendre le soin
de téléphoner pour
une réservation et
préciser vos
besoins.
Élaborez entre vous une
liste de restaurants qui rencontrent les critères pour
un repas délicieux et reposant.
Une invitation à un échange.
Mais lorsqu'on nous parle vite ou tête baissée ou pas
assez clairement, on frappe alors un mur, celui de
l'incompréhension. Aussitôt la communication cesse ; il
n'y a pas ou plus d'échange. Comment faire comprendre à
notre interlocuteur notre malaise, notre incapacité de
le suivre à la vitesse de la lumière ? Comment
l'informer des attitudes spécifiques à adopter envers
nous, personnes malentendantes ou sourdes ? L'informer
sans le froisser ou lui enlever le goût de continuer la
conversation avec nous. Les stratégies comme ralentir le
débit ou enlever sa main de devant sa bouche… peuvent le
dérouter. Comment lui dire que prendre le temps de bien
articuler (sans exagération) et de parler posément
pourrait assurer le succès de la conversation ?
Pourtant, rien ne presse dans une conversation sauf si
le feu se déclare à l'endroit où vous êtes.
Des mots pour le dire… Voici
quelques conseils sur la formulation de vos demandes
lorsque vous voulez exprimer vos difficultés à
comprendre :
« Je comprends mieux quand on parle un peu plus
lentement. »
« Je comprends mieux quand on prononce un peu
plus. »
« Je comprends mieux quand on parle posément. »
(au lieu de : « Ne crie pas.»)
« Je comprends mieux quand je vois le visage. »
(au lieu de :« Mets pas ta main devant ta bouche. »)
Formuler les demandes en
terme de « Je » incitera l'entourage à appliquer les
bonnes stratégies envers vous. Vérifier ce que vous avez
compris ou non, demander de répéter, déterminer le sujet
de la conversation alors que la conversation est
commencée depuis quelques secondes voire des minutes
n'est pas aisé...
Lorsque vous êtes... en
panne, voici quelques suggestions de phrases :
« Avez-vous bien dit… ? » ou
« J'ai compris la fin mais
pas le début. »
« Excusez-moi. J'ai
perdu le fil. » ou « Je ne
vous suis plus... »
« Pourriez- vous le
dire autrement ou me
l'écrire… »
Expliquer à l'autre que
prendre le temps de bien communiquer fait gagner du
temps. Prendre le temps de bien faire les choses nous
évite à tous de devoir les refaire. Alors n'hésitez pas
à dire à une personne trop pressée : « Ouf ! pas si
vite… »
Des mots pour le dire…
Nota Bene : Les phrases
suggérées sont tirées du tableau intitulé « Comment dire
vos difficultés à comprendre. » Ce tableau a été élaboré
par Hélène Caron, audiologiste et Denise
Grenier-Tourillon, orthophoniste. (Institut
Raymond-Dewar).
Depuis que Patrick fréquente
l'école, ses parents et son professeur se questionnent
sur son audition. Patrick, âgé de 8 ans, fait souvent
répéter ses interlocuteurs et ce surtout en présence de
bruits ambiants, confond les sons de la parole, a
tendance à lire sur les lèvres de ses interlocuteurs, a
de la difficulté à retenir plusieurs consignes, etc. En
classe, il présente un retard important en lecture et en
écriture, en résolution de problèmes, il est souvent
dans la lune et il est décrit comme un enfant plutôt
solitaire. Quant aux loisirs, il fonctionne
difficilement dans les activités de groupe et n'arrive
pas à suivre les instructions de son entraîneur de
hockey. On dira souvent de lui qu'il n'écoute pas
lorsqu'on lui parle. L'orthophoniste de l'école suggère
donc aux parents de Patrick de consulter un(e)
audiologiste afin d'évaluer l'audition de l'enfant. A
l'évaluation audiologique, on note néanmoins une
audition dans les limites de la normale. Il advient donc
que Patrick ne présente aucune difficulté à entendre.
Alors, comment peut-on expliquer ses difficultés
d'écoute et de la compréhension de la parole?
L'information sonore
entendue par Patrick doit franchir une série d'étapes
pour que celle-ci soit comprise par le cerveau. Il est
d'abord important de comprendre que les personnes qui
présentent un problème auditif d'ordre central entendent
généralement très bien. Elles éprouvent en réalité des
difficultés à analyser et comprendre le message entendu.
A titre d'exemple, bien que Patrick entende très bien
les sons de la parole « p - a i n », il peut éprouver
une difficulté à analyser ces sons et plutôt comprendre
le mot « b - ain ».
Ces difficultés vont se
présenter, le plus souvent, lorsque l'environnement
sonore est bruyant ou réverbérant ou lorsque le message
auditif est complexe, long, rapide ou nouveau pour lui.
Suite à l'évaluation des habiletés auditives centrales,
l'audiologiste peut démontrer les difficultés à analyser
le message entendu et donc conclure à la présence d'un
problème auditif d'ordre central. Patrick entend donc
bien, mais son cerveau ne comprend pas toujours ce qu'il
a entendu.
Certaines manifestations
d'un problème auditif d'ordre central peuvent, en effet,
laisser soupçonner une surdité : besoin que l'on répète
souvent ; donne des réponses hors sujet ; ne saisit
qu'une partie d'une explication ; confusion de mots qui
se ressemblent (pain-bain-main) ; difficulté à
comprendre en présence de bruit ; recherche continuelle
d'indices visuels, etc. À ces manifestations, s'ajoutent
bien souvent une tendance à être " dans la lune ", une
difficulté à maintenir une attention auditive sur de
longues périodes de temps, à retenir plusieurs consignes
et à les exécuter en respectant l'ordre, etc. Il devient
alors possible d'imaginer les impacts de telles
incapacités auditives sur le développement du langage de
l'enfant (expression, compréhension, langage écrit), sur
ses apprentissages (lecture et écriture, production
orale, mathématiques), dans les loisirs, etc. L'enfant
doit faire des efforts constants pour écouter et
comprendre ce qui est dit. Pour compenser les
difficultés de l'enfant, il demeure important
d'intervenir à plusieurs niveaux :
modification de l'environnement et du signal
acoustique (ex. : système MF, pose de feutrines ou
de balles de tennis aux pattes des chaises pour
réduire le frottement sur le sol, poser des
matériaux absorbants sur les murs, etc.)
améliorer les habiletés de l'enfant par un
entraînement auditif
amener l'enfant et son entourage à utiliser des
stratégies compensatoires.
Il faut aussi savoir que
certaines difficultés auditives centrales peuvent
persister jusqu'à l'âge adulte.
Avant 6 ans, même si on peut
observer des indices d'un problème auditif d'ordre
central et suggérer des stratégies à l'entourage, on ne
peut poser un diagnostic. Une évaluation formelle des
habiletés auditives centrales ne peut être réalisée par
l'audiologiste qu'à partir de l'âge de 6 ans. Des
évaluations complémentaires (par exemple en psychologie,
en orthophonie, etc.) peuvent être recommandées pour
préciser le profil de l'enfant. Par ailleurs, des
services de réadaptation sont proposés, entre autres, à
Montréal, à l'Institut Raymond-Dewar, aux jeunes de
moins de 21 ans présentant un problème auditif d'ordre
central. En effet, le programme Dysphasie et Troubles
d'audition centrale de l'Institut Raymond-Dewar offre
les services d'une équipe multidisciplinaire
(audiologistes, orthophonistes, psychologues,
neuropsychologues, agents de réadaptation et
ergothérapeutes). Pour plus d'informations, vous pouvez
rejoindre le service d'Évaluation-orientation de
l'Institut Raymond-Dewar au (514) 284-2581.
Caroline Marcoux
Manon Trudel
Audiologistes
Programme
Dysphasie et
troubles
d'audition
centrale
Louise Desautels,
M.A.Psychologue
Programme Adultes
Institut
Raymond-Dewar
3 600, rue Berri,
Montréal, Québec H2L
4G9
514-284-2581
Les acouphènes, ces
bruits entendus dans
une ou les deux
oreilles, ou encore
dans la tête, et qui
ne correspondent à
aucune source sonore
extérieure à soi,peuvent
représenter tout un
défi à surmonter
pour la personne qui
en est affectée. En
effet, s’il est une
problématique
complexe, c’est bien
celle de
l’acouphène : il y a
tellement de
facteurs en cause,
qu’on peut ne plus
savoir où donner de
la tête, c’est le
cas de le dire !
Il convient
tout d’abord de
vérifier s’il y aprésence ou
nonde problèmesd’ordre
médical qui
pourraient expliquer
l’apparition des
acouphènes.Donc, voir
son médecin de
famille qui nous
référera
probablement à un
ORL, qui lui nous
fera peut-être subir
certains examens.Il n’y a rien
de grave ?Bravo !L’ORL nous
retourne chez soi en
nous disant : « Il
n’y a rien à
faire ».La belle
histoire !Ce qu’il faut
comprendre
là-dedans, c’est
qu’il n’y a rien à
faire spécifiquement
sur le plan médical,
mais non qu’il n’y a
rien à faire du
tout, ce qui est
fort différent pour
la suite des choses.
Face au
dérangement associé
à la présence
d’acouphènes, il y a
fort à parier quel’individu
ait spontanément
déjà mis en place
certains moyens,
comme se tenir
occupé, éviter le
silence en mettant
de la musique, etc.Ces moyens
sont efficaces et
suffisants pour
environ 80 % des
personnes qui ont
des acouphènes.Ces personnes
arrivent à
s’accommoder de la
présence
d’acouphènes : elles
ne les trouvent ni
angoissants,ni
agressants,ni vraiment
dérangeants.Il y a par
contre les autres,
les 5 à 10 % des
personnes ayant des
acouphènes qui en
sont très
affectées :
difficultés à
trouver le sommeil,
à se concentrer,
inquiétude,
irritabilité,
fatigue accrue,
stress important ou
dépression.
Il est
important de savoir
que le niveau de la
détresse ressentie
n’a généralement
rien à voir
directement avec la
tonalité de
l’acouphène ou même
avec son intensité.Les réactions
à l’acouphène sont
très subjectives et
les différences
individuelles sont
fort nombreuses.
Le plus
souvent l'acouphène
ne se « guérit »
pas, il faut donc
apprendre « à vivre
avec ».Ce processus
d’adaptation peut
nécessiter le
recours à une aide
professionnelle.Il n’y a pas
de mal à le
reconnaître et à
demander cette aide,
si on en a besoin.Il importe de
se rappeler qu’on
n’est pas seul avec
un tel problème et
qu’il y a des
professionnels de
l’adaptation
spécialisésdans cette
problématique.Il existe
également une
association, le
Regroupement
québécois pour les
personnes avec
acouphènes (RQPA),
qui offre des
services d’écoute
téléphonique et de
référence,ainsi que des
rencontres
d’information et
d’échanges.
Pour parvenir
à s’adapter à la
présence des
acouphènes, il est
important d’avoir
des connaissances à
jour sur cette
problématique
complexe et de
comprendre les
mécanismes tant
physiques que
psychologiques qui
conduisent à la
détérioration de la
qualité de vie des
individus. Il existe
plusieurs moyens,
plusieurs outils,
qui peuvent aider à
mieux tolérer
l’acouphène. Ces
moyens peuvent être
instrumentaux (les
générateurs de
bruit, par exemple),
ou du domaine des
médecines douces
(l’acupuncture, l’hypnothérapie,
la massothérapie,
par exemple), ou
encore des approches
cognitives-comportementales
(la diversion
mentale, la gestion
du stress, l’hygiène
de vie, par
exemple).Les
différentes
situations de vie
requièrent souvent
des outils
différents, il est
donc utile de
posséderun éventail
de moyens à utiliser
selon les contextes.
À l’Institut
Raymond-Dewar, un
centre de
réadaptation
spécialisé en
surdité et en
communication situé
à Montréal, il se
donne, depuis plus
de vingt ans,des services
spécifiquement
destinés aux
personnes ayant des
acouphènes et dont
la qualité de vie en
est perturbée.Au fil des
années, notre
connaissance du
phénomène s’est
accrue et notre
intervention s’est
précisée.
L’intervention de
groupe nous apparaît
de plus en plus être
le type
d’intervention à
privilégier. En
effet, le fait de se
retrouver avec
d’autres personnes
vivant des
difficultés
semblables aux
nôtres est en soi
thérapeutique : on
se sent moins seul
avec son problème etd’emblée
beaucoup mieux
compris. De plus, à
travers les
échanges,l’aide
mutuelle entre les
participants se
développe
graduellement au
cours des rencontreset constitueune force de
changement
importante.
La présence
simultanée d’un(e)
audiologiste et
d’un(e) psychologue
tout au long du
processus de groupe
s’échelonnant sur
plusieurs semaines
contribue à rendre
nos interventions
plus ciblées et plus
efficaces. Le
contenu abordé au
cours des séances de
groupe comporte
notamment une partie
théorique concernant
le fonctionnement du
système auditif, le
phénomène de
l’acouphène etses impacts
psychologiques surles individus
affectés, ainsi
qu’un tour d’horizon
critique des
différents moyens
généralement
utilisés pour
contrer le
dérangement associé
à la présence des
acouphènes.Parmi ces
moyens, une
attention
particulière est
accordée à la
gestion du stress et
à l’hygiène du
sommeil, deux
domaines
particulièrement
touchés chez les
personnes
acouphéniques.
Lorsqu’une
intervention de
groupe n’est pas
indiquée ou n’est
pas souhaitée, les
personnes peuvent
bénéficier de
séances
individuelles, en
audiologie ou en
psychologie ou
menées conjointement
ou séparément dans
ces deux
disciplines.
Il y a donc
beaucoup à faire
pour réussir la
démarche
d’apprivoisement à
l’acouphène.Il s’agit
d’un processus à
long terme, mais
combien satisfaisant
lorsqu’il permet le
soulagement de sa
détresse…